‹ Le Bureau Des Finances De La Généralité De MoulinsChapitre 39 sur 120 · Conflits avec le Bureau de Riom · texte numérisé non relu

Conflits avec le Bureau de Riom

Les trésoriers de Moulins eurent à soutenir une longue lutte avec leurs confrères de Riom, pour maintenir dans

(1) Lettre de Naurois du 6 août 1732, C 248.

(2) On prétendait que le Comté de « Chastel-Chinon » avait été jadis engagé puis usurpé, pourtant une instance à ce sujet resta indécise (Le Vayer, op. cit, p. 135).

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leur ressort de petits fiefs des confins de la généralité, déperidants eux-mêmes d’autres plus importants situés en Auvergne. Tels étaient ceux de Saint-Pourçain, de Palluet, de Cusset, etc... « La situation du chef-lieu de mouvance déter- « mine le ressort » prétendaient les Riomois. Un arrêt du Conseil du 14 décembre 1762, anéantit leurs prétentions à propos de la.prévôté de Palluet et ordonna que les deux bureaux exerceraient à l'avenir, leurs fonctions, « chacun en droit soi » sur les domaines, terres et seigneureries situées dans leurs généralités respectives (1).

La Compagnie de Riom ne renonça point à ses droits, malgré une signification en termes fort courtois du Procureur du Roi du Bureau de Moulins et un émouvant appel à la concorde (2). Trois nouveaux arrêts durent en 1765, 1766 (3) et 1783 (4) ordonner l'exécution du premier.

32, — Diminution du ressort du Bureau.

a) Les Vassaux d'Auvergne

De longues années s’écoulèrent entre les deux derniers, car les Trésoriers de Riom avaient obtenu en 1774 l’administration de tout le duché-comté d'Auvergne donné à cette époque en apanage au comte d'Artois (5).

Cette attribution empêcha l'exécution de l'arrêt de 1762

(1) Arrêt du 14 décembre 1762, C 178.

(2) Everat, op. cit, p. 154 : « Rappelez, je vous prie, à votre souvenir, écrivait-il à son collègue, les doux moments que nous avons autrefois passés ensemble à Paris et à Riom, alors éloignés de toute discorde, nous voyons écouler des jours tranquilles. Bannissons encore aujourd'hui tette fièvre de nos esprits. Vivons et mourons, cher confrère, dans les sentiments qui nous ont autrefois animés. »

(3) Arrêts des 11 juin 1765, 17 juin 1766, C 178.

(4) Arrêt du 9 septembre 1785, C 285. :

(6) Lettres patentes du Comte d'Artois, 15 mai 1774, € 177,

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