‹ Le Bureau Des Finances De La Généralité De MoulinsChapitre 84 sur 120 · Direction : La Commission des Ponts et Chaussées · texte numérisé non relu

Direction : La Commission des Ponts et Chaussées

La Direction de la Voirie attribuée au début au Bureau des Finances entraînait celle des travaux publics. D'après M. Babeau les Trésoriers n'avaient jamais cessé d'en être chargés, même lors de la création du Grand Voyer ; cependant, leur administration collective ne comportait ni l'initiative, ni la responsabilité nécessaires pour donner aux voies de communications le développement qu'exigeait l'état politique et commercial du royaume (1).

Dès 1603, l'institution d'une administration distincte pour les turcies et levées de la Loire avait réduit le rôle cu Bureau en cette matière à la vérification des comptes et à la réception et installation des agents spéciaux de ce service, les trésoriers des turcies (2).

Dès leur création, les intendants prirent la haute main sur les travaux publics ordinaires. Les Trésoriers ne perdirent pas entièrement toutes leurs attributions, ils restèrent les collaborateurs des Commissaires départis, d’une façon un peu effacée toutefois.

En vue d’une enquête ordonnée par Colbert en 1664, sur l'emploi des fonds des Ponts et Chaussées, M. de Pommereu, l'intendant d'alors, leur demanda de lui communiquer les adjudications des divers ouvrages de la généralité depuis 1661 et de nommer un des leurs pour visiter les travaux avec ses subdélégués (3).

(1) Babeau, tome II, page 169.

(2) M. de Grimouard, op. cit, page 55. Cette réception et installation n'était faite que par les bureaux de Moulins et de Bourges.

(3) C 165, lettre de Colbert à M. de Pommereu, du 26 février 1664 : « Monsieur, le Roi voulant être précisé et informé si les fonds « qui ont été faits pour les ponts et chaussées ès années 1661, 1662, « 1663, ont été utilement employés, m'a commandé de vous écrire ces

Jusqu'à cette époque, le Bureau semble donc avoir participé d'une manière effective à ces adjudications : mais bientôt ‘elles furent faites par l'Intendant à son hôtel, et le Commissaire demandé en 1664 l’assista régulièrement comme dans toutes les autres opérations relatives à ce sujet.

Un arrêt de 1672 conserva cette commission des Ponts et Chaussées donnée à un trésorier, mais réserva au Roi la nomination de ce délégué.

Lorsque la place était vacante, le Bureau proposait des candidats à l’Intendant, et, sur l’avis de ce dernier, le contrôleur général désignait un titulaire (1), Le Vayer, en 1698 confirme cet usage : « Le Roi, écrit-il, a coutume de nommer « un Commissaire de ce corps (du Bureau), qui assiste avec « l'Intendant de la généralité à l'adjudication des ouvrages « et agit de concert et subordinairement avec l'Inten- « dant » (2).

Enfin, la création du corps des Ingénieurs des Ponts et Chaussées rendit cette collaboration du Bureau encore plus modeste. Comme ceux des turcies et levées, il reçut et installa les Trésoriers de cette nouvelle administration (3).

lignes afin que vous preniez, s’il vous plaît, la peine d’en conférer avec les Trésoriers de France de votre généralité et de faire ensuite visiter, de concert, les ouvrages qui ont été faits des déniers provénant de ces fonds, pour ensuite me mander votre sentiment en en rendre compte à Sa Majesté. C'est lé sujet de ces lignes et vous assurer que je suis, Monsieur, votre très numble et très obéissant serviteur. Colbert ». Lettre dé M. de Pommereu, jointe à cette dernière.

Les fonds des Turcies et Levées étaient demandés par l’Intendant. Lettre de M. de Creil au contrôleur général, du 17 janvier 1535, concernant les « grands désordres » qu’avaient faits « les riviè-

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