LE DRAGON DE MADEMOISELLE JULIETTE
Le Commissaire : Ils ne prouveront pas que vous no l'avez pas frappée.
Le Concierge : Non, mais ça prouve que j'ai été poussé à bout, dont voilà les certificats à la fiJuie de ce que je dis.
Le Commissaire : C'est une atténua'.ion, mais non une excuse.
Le Concierge : Et j'en ai d'un autre propriétaire chez qui j'ai dirigé la loge avec tant de distinction pendant douze îins, je peux le dire.
Pendant que le secrétaire du commissaire rédige le procès-verbal.
Le Concip.rge : Oui, Mademoiselle me persécute de sa haine ; on ne persécute pas un homme sans motifs ; on poursuit un lièvre ou un chevreuil, pour le manger; mais moi ! pourquoi me faisait-elle des farces d'un cocasse terrible ?
La Plaignante : Je nie ça ; vous avez eu la tète montée par votre femme qui est imbécile aussi.
Le Concierge : Comment aussi?
La Plaignante : Avez-vous la prétention de l'être tout seul?
Le C orrimissaire : En voilà assez ?
Et tout cela va recommencer à la police correctionnelle, pour la plus grande joie de l'auditoire.