‹ Le bureau du commissaireChapitre 90 sur 104 · LA DERNIERE CARTOUCHE · texte numérisé non relu

LA DERNIERE CARTOUCHE

monde qui était accouru, ce qui fait que je n'ai rien vu ni entendu.

Le Cotnmi'ssaire : Alors, vous avez vu le milieu de la scène ?

La Vieille Dame : Ah ! oui.

Le Commissaire : Eli bien, que s'est-il passé ?

La Vieille Dame : Je n'ai pas fait attention (aboiements du chien et efforts pour se dégager). Veux-tu te taire?

Le Commissaire : Retirez-vous, alors.

LJ Inculpé : Je ne nie pas avoir offert mon bras à Madame; c'est là-dessus qu'elle s'est mise à crier : «Au secours. »

Le Commissaire : Oui, vous avez offert votre bras, nous savons ce que cela signifie.

L'Inculpé : J'affirme qu'il n'y a pas eu autre chose.

Le Commissaire : Enfin, Madame, vous n'avez pas de témoin du fait et Monsieur le nie formellement.

La Dame : Y ous pensez bien, Monsieur, que je ne suis pas venue ici pour mon agrément.

Le Commissaire : J'en suis convaincu iMadame; mais je ne puis retenir ce vieillard, sans preuves.

Le Vi-ux Monsieur : Vieillard, vieillard !

Le Commissaire : Allons, relirez vous et es! ime/.-vous heureux d'en être quitte pour une nnit passée au violon.

Qu'}^ a-t-il de vrai dans l'accusation de la dame? Quelque chose évidemment, un regain do jeunesse, la fumée d'un feu mourant. Ne citons pas le tableau de Neuville: Ja De7'me7-e Cartouche^ le vieux galantin pourrait prolester.

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