‹ Le bureau du commissaireChapitre 93 sur 104 · LE DOIGT DE LA CO.\VICTIO · texte numérisé non relu

LE DOIGT DE LA CO.\VICTIO

'ÉLOQULNCK étant l'art de convaincre, les orateurs, outre de bons arguments, ont, d'ordinaire, l'accent de la convictiun. Les citoyens des « nouvelles couches » eux, ont tous, même au service d'explications quelquefois insensées ou grotesques, ce qu'a remarqué quiconque les a entendus discuter; ils ont le doigt de la conviction. Oh! cet index triomphant! avec quelle énergie il accentue les paroles d'un prévenu combattant les dépositions de plaignants ou d'agents de la force publique : " Que de choses daus un menuet! » disait Veslris ; « Que de clioses dans un doigt! «peuton dire de cet index.

Et pour prouver quoi, aujourd'hui, par exemple? la

vérité d'une allégalion de la force de celle de Jean Hiroux, attendant l'omnibus sur le champ de Mars, à trois heures du matin.

C'est juste Theure à laquelle des agents ont trouvé un bon t\[je, nommé Chavanton, sur un banc de la voie

publique. Ces agents, il les a outragés et le voilà devant le commissaire de police.

Les agents font connaître les outrages à eux adressés par l'inculpé et ils ajoutent qu'en le conduisant au poste, il leur a opposé une vive résistance et leur a dit que s'il les Icnnit dnns un coin, il leur casserait la gueule.

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