SCENE IV. ISS
ger comme an bossu, je vais rire comme un ogre , ma femme est partie!
Air :
Ah ! quel plaisir ! ah! quel beau jour !
Ah ! pour rooi. quel beau jour!
Je ne crains plus pour mon amour
De ruse, de malin tour.
Qu'un sol époux, fermant les yeux , Subisse à la fin quelque accident fâcheux, Jamais trompé, toujours chéri.
J'aime mieux le sort d'un adroit mari.
Ah! quel plaisir, etc.
Aimable el bien fait.
Profitant de l'absence J)'un nouvel objet J' pourrais fair' connaissance.
Mais non, quoique seul, Modèle de constance, J' s'rai fidèle tout seul.
Comme un petit épagneul.
Ah ! quel plaisir, etc.
[S'arrêtant tout à coup.) Ah ! malheureux, si on le voyait! Tu n'aimes donc pas ta femme? s'écrierait ce monsieur. Je n'aime pas ma femme! (^ueca/)iom6.) plus que vous, inconnu ; mais apprenez qu'un las de godelureaux faisaient la cour à mon épouse ; el surtout le vicomte de Chamilly. Heureusement, la voilà partie; qu'il vienne maintenant! Tout le monde ignore où elle est allée : je suis donc parfaitement tranquille. J'étais devenu jaloux, monsieur, comme vingt-nx millions de roillards de tigres ! je dépérissais, je m'étiolais, je tournais à l'abrulissemenl. C'est au point, car voilà une preuve , depuis moins d'une heure qu'est descendue chez rooi la nièce de mon*
sieur le vicomlc de Tiirenne, l'illustre guerrier avec sa gouvernanlc, j'ai manque cinq ou six fois à l'éliquelle; j'ai fait trois cuirs en lui parlant. 0 jalousie! Qu'est-ce qui est là? [On frappe à la porte à gauche.)