‹ Le cabaret de Lucustru, comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Jaime et Étienne Arago. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre National du Vaudeville, le 24 février, 1838Chapitre 8 sur 40 · CLOTILDE, LUSTUCRU · texte numérisé non relu

CLOTILDE, LUSTUCRU

(Clotilde parait à la porte et avance la tête.) LUSTUCRU, à part.

Oh! la nièce du grand homme; on se découvre. {Il salue ; haut.) Je suis tout seul, altesse.

CLOTILDF.

Altesse ! ah ! ah ! ah ! je ne suis pas une princesse du sang.

LUSTUCRU

Excusez ma le'gèreté, j'aurais pn me tromper mieux que ça : vous avez l'air d'une reine. (A part.) C'est joli ce que j'ai trouvé là ! (Haut.) Et monsieur votre oncle , l'illustre guerrier , n'est pas encore arrivé t

CLOTILDE

Non, je l'attends ici, où je suis venue au rendez vous qu'il ma donné , et je suis inquiète de ne pas le voir. Amenée à Paris, chez une amie de notre famille, il devait venir me prendre pour m'emmeoer avec lui à la cour, à Saint-Germain; et je ne comprends rien à son absence; un motif impérieux l'aura, sans doute, empêché d'être exact.

LUSTUCRU

Si votre noble oncle vous a fait venir ici, c'est qu'il sait que vous et madame votre gouvernante vous y êtes en toute sOrcté ! il y a peut-être quelque affaire politique sous jeu ; il aura profité de sa présence aux portes de Paris pour négocier quelque arrangement

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