CLOTILDE, LUSTUCRU
(Clotilde parait à la porte et avance la tête.) LUSTUCRU, à part.
Oh! la nièce du grand homme; on se découvre. {Il salue ; haut.) Je suis tout seul, altesse.
CLOTILDF.
Altesse ! ah ! ah ! ah ! je ne suis pas une princesse du sang.
LUSTUCRU
Excusez ma le'gèreté, j'aurais pn me tromper mieux que ça : vous avez l'air d'une reine. (A part.) C'est joli ce que j'ai trouvé là ! (Haut.) Et monsieur votre oncle , l'illustre guerrier , n'est pas encore arrivé t
CLOTILDE
Non, je l'attends ici, où je suis venue au rendez vous qu'il ma donné , et je suis inquiète de ne pas le voir. Amenée à Paris, chez une amie de notre famille, il devait venir me prendre pour m'emmeoer avec lui à la cour, à Saint-Germain; et je ne comprends rien à son absence; un motif impérieux l'aura, sans doute, empêché d'être exact.
LUSTUCRU
Si votre noble oncle vous a fait venir ici, c'est qu'il sait que vous et madame votre gouvernante vous y êtes en toute sOrcté ! il y a peut-être quelque affaire politique sous jeu ; il aura profité de sa présence aux portes de Paris pour négocier quelque arrangement