‹ Le Cabinet de l'amateur et de l'antiquaireChapitre 116 sur 139 · HA · texte numérisé non relu

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dMM des laça d'àiiiour. i/un porte celte inscriptioii : Le flmê kewreus; raiitrc, la devise royale. Ce gage ku offert, sans doute, coBMne Teinblème d*uiio tendrofiae durable. Il n'a pas changé aprèa un Intervalle de plus de trois siè- ^{.clea ; mais quatre années seulement après qu'il fut donné, Fobiet de Vétemêl ainoor de Hcuri était immolé sut* un échafaud. L'horloge va encore; il aurait dû s'arrélsr pour touîours quand Anne Boleyn mourut! Sur la cheminée, est un spécimen des heaux-arts au quinzième siècle ; une grande peinture représenianc le mariage de Henri VI, d'Angleterre, avec Marguerite d'Anfou. Elle est peinte avec tout le soin et la fidélité d'expression qui caradérlsaieni les enluminures des manuscrits de ce temps. Les miniatures sont d'une date plus récente; l'une est lo portrait d'un fils naturel de Henri VIII, dont la jeunesse promettait une illustration future^ Il est représenté en chemise et en bonnet de nuit très-eurieusement brodé de noir, et une légende sutour du portrait nous apprend qu'il s'agit de « Henri, dttek de Ricbmod. etatis su» XV. » A côté du duck (ce mol écrit de la sorte signifie ammrd) est sir Francis Drake, le navigateur, pnr Hîllîsrd, le grand amiral Nottingham, Gondomar, ambassadeur d'Espagne^ et Mary Fairfax, veuve de VHIiers, second duc de Buekingham.

La êhamàre éioUéê, quoique riche en vitraux peints, en médailles, vieux coAres, et en sièges welcbes triangulaires, «riùnassésçà et là par Dicfcey Batemann, au prix de S sh. 6 p. la pièce, » ne nous retiendra pas longtemps; si nous voulions examiner avec quelque soin les seules médailles, nous en aurions /««^«'mc /dur du/ufmsnf . Nous nous contenterons d'indiquer un large poiaçon portant Tempreinle de la figm*e d'ÉHssbetb, laquelle était si Adèlemenl laide, qu'elle en défendit rémission, et la médaille sttiriqne, en argent, frappée en Hollande, eontre 01. Cromwell, dont le siqet, quoiqu'un peu grossier, est pl^n de verve Imrlesque.

La chambre d^Holbein réclame maintenant noire attention, La plupart des objets qu'elle contient so rapportent au temps du grand artiste, et il se montre ici, non-seulet peintre, mais sculpteur. Citons preuve la tète de Henri VIII, sculptée d'une manière exquise en bois de buis, avec un petit cadran suspendu au cou du buste, et la

Agure en |Med du farouche monarque, façonnée avec le même aoin en terra co$ta. L'art d'Albert Durer comme sculpteur éclale dans un basrelief de la plus rare beaulé, taillé dans la pierre, et représentant un combat sing^ier en présence de Tempereur Maximilien ; il porte la date de 15S2. Voici le siège du dernier abbé de Glastonbury, dont on a fait tant de copies ; il porte diverses inscriptions : a Johannus Arthums monacus Glaslonie , etc. , » qui attestent son origine. La table et les sièges d'ébène ( il y en a près de trois douzaines dans diverses parties du château) sont d'une extrême beauté, et une quantité d'anciens peignes, dont un, en ivoire, aurait,' dilr-on, appartenu à la reine Berthe, sont singulièrement curieux ; un autre, en écaille de tortue, est atlribué; avec plus de vraisemblance, à Marie, reine d'Ecosse. Mais la plus remarquable peutpètre de ces reliques , c'est le chapeau rouge du cardinal Wolsey, Insigne de sa dignité ecclésiastique soigneusement conservé sous verre. Les peintures sont nombreuses ; nous trouvons toutes celles qne Vertue a reproduites d'après les originaux d'Holbein, aujourd'hui k Windsor ou k Hampton-€k>urt; un portrait de Charlotte dcFrance par Janet; un autre, fort curieux, de Louis XI priant, avec un missel devant lui en forme de cœur; Marie, reine d'Ecosse : celui-ci, comme de raison, ne ressemble k aucun autre; Henri V d'Angleterre, le maréchal de Monthic, Henry et Anne Boleyn, fréquemment reproduits; Phili|^ d'Espagne et Marie, copie de la peinture de Wobnrn ; Antoine de Bourbon, père inconnu, int4mçiblê de Henri IV; sir Tho. Wyatt, la duchesse de Suffolk, Marguerite de France, etc. N'oublions pas un dessin exquis d'Holbein, an crayon, représentant un chauffoir de l'un des palais de Henri VUI, ni le chambranle qui orne la chambre d^Holbein, et qui a été dessiné par M. Bentley, d'après le tomlieau de l'archevêque Warham, à Cantorbery.

La grande galerie, magnifiquement décorée et construite dans les plus nobles proportions, nous attire ei va nons offrir les plus riches trésors de^rawberry. Nous n'avons pas réservé assez d'espace pour en parler aussi longuenent qu'ils le méritent, et nous sommes contraints de borner nos citations à Télite de tant d« belles choses. La pins digne d'admiration, c'est la magniUque aigle rdmantetrouvée , en 1743 , dans Tenceinle des bains de Caracalla. Elle mérite bien la réputation qu'elle a d'être an des plus beaux moreeanx de sculpture grecque qui soit au monde. Là, sont les vases et les endettes de Mt^fodea^ dont les der-* nières sont ornées de figures dessinées par Jules Romidn. Là, ami, un cofl're d'un goût exquis, tout brillant de nacre, et qui se diapré aux rayons des vitraux peints; un buste de Vespasien, en basalte; de lieaux

454 hH GABiftBT DB L*AIIATKUft.

en argent, qui servaient de sifflets pour appeler les valets, avant que Pnsage des sonnettes tbi introduit. Le sHDet est fonné par les Mots sur lesquels sont perchés ces emblèmes de la sagesse, et le son qull donne imite le cri plaintif du lugulMre oiseau. Un des objets qui intriguent le plus les curieux est «ne botte remplie de larges jetons en bois, trèsmmoes, et peints sur un cèté. Dans le catalogue deWalpolc, ils sont désignés ainsi : « Anciennes assiettes dé bois rondes, avec devises empruntées ausÉcritm^es. » Mais ils paraissent plntAl avoir servi à quelque espèce de jeu, aujourd'hui oublié; et quant au caractère (rildiqv$ des devises, en voici un échantillon : « Les femmes sont comme les orties, cehii qui les touche, elles le ptqnent; mais elles ne font point de mal k celui qui les arrache. »

La chambre attenant k celle du Nord, la dernière où nous nous arrêterons , est la irUmne. Détailler les merveilles que sontient celte salle splendide, exigerait un volume.

Comment en parler dignement en quelques lignes? Il y a un cabinet qui renferme au moins cent miniatures par Petitot et d*autres grands maîtres, et en fa^e, des casiers en verre dont les tablettes sont chargées de reliques de Tart. Parmi celles-ci, brillant d'or et de joyaux, est le missel peint par Raphaël et ses élèves, pour Claude de France, femme de François l*'. Il est couvert de turquoises et de rubis> et sur chaque pah de la reliure est une énorme cornaline, oii d*un cèté Tartlstc a taillé en creux une image du cruciûcment, et de Tautre des figures en relief; ce missel est très-petit^ et pourrait être porté en guise d'ornement. Le fomeux sanglier de Florqnce, le Jupiter Sérapis, le poignard de Henri YlA des tabatières, des médailles, des pierres taillées, des bagues et des joyaux de toute espèce imaginable s'entasssnt sous le regard, et il suffirait de ta cloche d'argent de Benvenuto Cellini pour être comme déconcerié par la merveilleuse perfection de Fart. Ce chef-d'œuvre ( il serait impossible d*en donner une description exacte) fut fait par l'artiste dont il porte le nom, pour le pape Clément Vil ; il est tout entier couvert, en relief, d'insectes, de scarabées, de sauterelles; au sommet, la Viergo et de petits anges; au bas, une guirlande de feuillage où se jouent des lézards. Après avoir admiré cet ouvrage de Cellini, nous renonçons à vanter même ce qui mérite tous nos éloges. La bataille de Callot, le portrait de madame de Se vigne, la lettre écrite des champs Ëlysées, par madame du Deffanl, et des peintures et des bronzes sans fin se succèdent sous nos yeun , et nous laissent encore stupéfaits devant la persévérance infatigable de l'homme qui entassa tant de trésors, près d*étre aujourd'hui dispersé» de nouveau en Europe.

ALBRECHT DURER

JOOBNAL d'un voyage FAIT DANS LES PAYS-BAS PBNDA^NT LBS ANNÉES 4520 ET 1524.

( $ui4e. )

Item. J'ai été dans la maison que Fugger a fait construire à Anvers. Elle a une tour particulière ; elle est large et grande, avec un beaujar-* dtn. J'ai aussi vu ses beaux étalons. Iltm. Tomasin a fait cadeau à ma femme de quatone aunes de bon et épais Arras(l), pour un costume, et de deux aunes et demie de dèmi-satin pour doublure. J'ai tracé un dessin aux orfèvres. Hem. Le faciorde Portugal m'a apporté, dans Tauberge, du vin portugaiset français. Item. Il signor Ruderico de Portugal m*a fait cadeau d'un petit baril de toutes sortes de confitures, où se trouvait aussi une boite de sucre candi, plus deux grandes terrines pleines de dragées et autres sucreries, ainsi que quelques cannes à sucre naturelles. J'ai donné un florin.de pourboire à son valet. J'ai changé, pour dépenser, un mauvais florin pour 12 stubers. /lem. Les colonnes de Sàint-Michcl, dans le couvent, près l'église paroissiale à Anvers, sont faites d'une seule pièce de la pierre noire avec laquelle on essaye l'or. J'ai Mi cadeau, et envoyé par M. Gillger, portier du roi Charles, au bon tailleur d'images, maître Conrad, qui est au service de madame Marguerite, la fille de l'empereur MaximiRen (je n'eu ai pas encore rencontré un pareil), d'un saint Jérôme dans sa cellule, de la. Mélancolie des trois nouvelles Maries, du saint Antoine et de la Véronique. Et j'ai fait cadeau au maître Gillgen d'un saint Euslache et d'une ^émésis. Uem, Je dois à aK>n

'i) Éloffe fabriquée à Arra».

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h6te 7 florins Hd sUiber I liellcra. C'était le dimanche avant la Saint- Barthélémy, liem. Je dois lui donner, pour une grande et une petite pièce avec des lits, onze florins par mois. Je me suis arrangé de nouveau avec lui le 27 du mois d'aoât. C'est depuis le lundi après la Saint-Barihélemy que je lui donne deux sUibers pour chaque repas, et le boire à discrétion ; mais ma femme et ma servasie peuvent faire la cuisine en haut et y manger. J*ai fait cadeau au fticteur de Portugal d'un petit enfant sculpté ; de plus, je lui ai fait présent d'un Adam et Eve, d'un saini Jérdme dans sa cellule, d'un Hercule, d'un saint Eustache , de la Mélancolie et de la Némésis. Puis, des irois nouvelles imagesde la Vierge, sur une demi-feuille^ de la Véronique, rAntoiiie, le Noël et la Croix ; ensuite les meilleures de celles qui sont sur un quart de feuille, au nombre de huit pièces ; puis les trois livres de la vie de Notre-Dame, TApocalypse et la grande Passion ; ensuite la petite Passion, et la Passion sur cuivre. Tout cela vaut 5 florins. J'ai fait cadeau d'autant au seigneur Roderigo, l'autre Portugais. Roderigoa fait présent à ma femme d'un petit perroquet vert. liem. Le dimanche après la Saintr-Barthélemy (2 septembre), je suis allé d'Anvers à Matines avec M. Tomasiu ; nous y passâmes la nuit. J'ai invité à souper maître Conrad et un peintre. Maître Conrad est ce bon tailleur en bois que possède madame Marguerite. De Malines, nous passâmes par la petite ville de Vilvorde, et nous arnvâmes h Bruxelles, lundi 5 septembre, à midi. J'ai donné 5 stubers au messager. J'ai dinc avec messeigneurs de Bruxelles ; j'ai dîné aussi une fois avec M. Bonisius (1), et je lui ai fait cadeau d'une Pas3ion gravée sur cuivre, item. J'ai donné au margraf Hansen, à Bruxelles, la lettre de passe,. que m'a écrite monseigneur de Bamberg, et je lui ai fait présent d'une Passion gravée sur cuivre, en souvenir. J'ai dîné une fois avec messeigneurs de Nuremberg. J'ai vuli l'hôtel de ville de Bruxelles, dans la chambre dorée, les quatre sujets peints par le grand maître Rudier (Roger van der Wyde). J^ai vu dans la maison royale à Bruxelles, derrière, les fontaines, le labyrinthe et le jardin des animaux. Je n'ai jamais vu chose plus plaisante; c'est comme un paradis. Item, Le petit homme, qui m'a fiiit ma supplication chez M. Jacob Bonisius, s'appelle Erasme. Fiem. A Bruxelles, il y a un hôtel de ville trèsbeau, grand et taillé en beaux ouvrages de masse, avec une charmante tour sculptée k jour. J'ai dessiné pendant la nuit, à la lumière, maître Conrad qui a été mon hôte. J'ai aussi dessiné au crayon, dans le même tomps, le flis du docteur Lamparter et mon hôtesse. J'ai aussi vu les

'\) Ricbe négociant de Malines.

DE L*AMATIiUR. 457

choses qu'oD a apportées au roi du pays de Tor (I ) : un soleil en or massif, large d'une corde ; une lune en argent, de la même grandeur, ei deux elmiiibres pleines d'armures et d'armes de toutes sortes, des boucliers, des armes de Ur merveilleuses, des costumes fort curieux et fort rares, des lits et d'autres choses extraordinaires, à l'nsage des hommes, plus belles k voir que des merveilles. Tous ces objets sont précieux ; on les estime cent mille florins. Je n'ai de ma vie rien vu qui ait tant T^oui mon cosur ; car j'ai pu voir des choses merveilleuses, singulières, faites avec beaueovp d'art, et je me suis étonné du génie subtil des hommes dans les pays étrangers. Je ne saurais exprimer ce que j'ai ressenti. J'ai encore vu de beHes choses k Bruxelles, entre antres la car* casse d'une baleine si grande qu'elle ressemble à un mur fait de grandes pierres quadrangubires liées ensemble, de l'épaisseur d'une corde ; elle pèse quinze qnîauux. En voici 4a forme. {Le âet$m manqw.) Ceci est le derrière de la tète du poisson. J'ai été dans la maison du sei-. gneur de Nassau. Elle est bien bâtie et élégamment ornée. J'ai diné encore deux fois avec monseigneur.

/«m, madame Marguerite m'a envoyé chercher à Bruxelles^ elle m*a promis d'être ma protectrice auprès du rot Charles ; eHe s'est montrée bienveillante envers mol. Je lur ai fait cadeau de niSa Passion gravée. J'ai dminé la même è son trésorier, nommé Jan Marini^ et je l'ai dessiné avec du charbon. J'ai donné 2 stnbers poitr un pied de buffle, de phis deux stubcrs pour faire ouvrir le uMeau de saint Lucas. /Imi. Lorsque j'ai été dans la maison du seigneur de Nassau, j'ai vu dans la chapelle le bon tableau que maître Hugo (S) a fait. J'ai également vu les deux grands et beaux salons, toutes les choses précieuses dont la maiMm est pleine; et le grand lit, ou cinquante hommes peuvent coucher; j'ai vu aussi hi grosse pierre que la foudre a lancée dans les champs, k cèté du seigneur de Nassau. Cette maison est située sur une hauteur, d'où on a la plus belle vue du monde : je ne croîs pas qu'il y en ait une comme celle-ci dans tous les pays de TAIlemagne. It«m^ mattre Bernard (5), le peintre^ m'a invité et a préparé un repas si exquis, que je ne crois pasque tOflorins aient sulfi à le payer. A ce repasr se sont invités d'eux-mêmes, pour' me tenir oompafpûe, le trésorier de madame Marguerite, dont j'ai £iit le portrait, rintendant du roi, Meteni, et

(iJ Le Mcxiqno.

(2) Huso.Vaa de* Goe«.

(5) Bernard fan Orley, élève de Rupbael, qui fut charité, avec Michel (>K&is, de surveiller l'exécution des célèbres tapisseries du Vatican. Une partie des cartons, qui furrnt envoyé* en Flandre, est maintenant en An8l<'terr(\

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le trésorier d*EûiPusfladis, au4|uei j'ai fail cadeau d'une Passion gravée surcuîvre. Il m'a fait cadeau, en retour, d'une poche espagnole noire, d*une valeur de 5 florins. J*ai aussi fait présent d'une Passion gravée sur enivre, ii Erasme de Rolterdan. liêm. J'ai donné âi Krasme une PaaaioB gravée sur cuivre. C'est Panîstus, rhomme qui, k Anvers, m'a donné b télé d'enfiuit, il s'appelle Lorenta Staerk. iUm. J'ai dessiné avec le charliOB Ottttre Bernard, peintre de madame Marguerile. J*ai dessiné encore une fois Erasme de Rotlenlam. J'ai donné à Lorenis Slarken un saint Jérôme assis, et la MélaneoUe. J'ai fait le portrait de la marrainede mon liôtesse. /Ifm, six personnes dont j'ai fait le portrait, à Bruxelles, ne m'ont rien donné. J'ai dépensé pour doux cornes 4e iMiflie 5 stnbers, i stnb^ponr deux Enlenij^U§$l(i). Dimanche après Ssinl-Gilles, je snis allé avec Tomasin k Malines. J'ai fait mas adieux à M. HansEbner (2). Il n'a rien vonin recevoir pour tout oe que j*ai dépensé ches lui pendant sept jours. J'ai dépensé I stuber pour Bans Geuders ; de pins, j'ai donné i stuber au valet de aaon hôte. J'ai aoupé à MaKnes avec madame de Neukirchen. Lundi matin, j'ai quitté Malines pour retourner à Anvers. J'ai déjeuné avec le Portugais, qui m'a Cût cadeau de trois porcelaiBes. Roderigo m'a domié quelques plumes de Calcutta. J'ai dépensé I florin. J'ai donné 2 stubelv au messager. J'ai acheté à Suzanne nn bomet pour 2 florins 10 stubers. Ma fenmie a dépensé 4 florins du Rhin pour un lavoir, on soufflet, un grand pot, des pantoniBes, du bois pour faire la cuisme, des hauts^de-chaosse, une cage k perroquet et deux cruches. Elle a en outre dépensé pour manger, boire ei antre chose, 24 stubers. J'étais de retour le lundi après la SalalrCiiles chex Jobst Plankfelt, et j'y ai mangé, bien enregistré, 17 fais. ilsm. J'ai donné un stuber k Nicolas, le valet de Tomasin. J'ai donné cinq siÉbers pour un petit cadre, de plue enccnre I stuber. Mon hôie m*a donné en cadeau une ene» indienne, et un vieux fouet turc. J'ai encore mangé avec Tomasin 13 f6is. Am». Les deux messieurs de RogendorC m'ont invité. J^ai mangé une fois avec eux. J'ai tracé leur blason en grand sur le bois, de manière qu'on peut le tailler. J*ai donné un sttiber. Ma femme a changé un florin de 24 stubers pour la nourrîMrc. J'ai donné deux stubers de pourboire. jSii mangé une fois dans bi maison de Fugger avec. le jeune Jacob Rehiinger; «ne autrefois, j'ai mangé seul aveé lui.

(1) Il est probable qae Durer veut parler de la gravure de Luoss de Leyde, c'^Rone tout oe nom, et si rare aujourd'hui ; elle fut publiée en 199e.

(2) Bourgmestre de Nuremberg, disputé au couronnement de Charlec^Quitat, mort en 1552.

DIv L'AMATEUB. 49*J

ium. Ma leflune a changé un florin deS4 sUibei^ pour la nourriture, i'ai donné à Wllhelm Hauenbul, le serfîteur de monseifoiear le duc palatin Frédéric , un saini Jérôme gravé ,et les deux demi-fèuillea nouvelles, la Maria ei Âniham, item. J'ai donné à M. Jaeob llonislus une Agnre de la Véronique, bien peinte, un saint Euslaebc, une Mélancolie, un saini Jérôme assis, saim Antoine, les deux images nouvelles de la Vierge, el le paysan nouveau. J'ai envoyé à son secrétaire Erasme, qui m'en a fait la demande, un saint Jérôme assis, la Mélancolie, le saint Antoine, les deux images nouvelles de la Vierge; tout ee que je lui ai donné vaut 7 fl. J*ai donné au mattre Marx GoMtsebmied une Passion sur cuivre. Il m'a fait vendre en outre pour 5 fl. J'ai encore vendu de Tart pour 8 fl. lOstnbers. J'ai donné k Hœnfgen, le vitrier, 4 petites pièeea sur cuivre. J'ai mangé trots fois avec M. Bonlsius. J'ai donné

4 stnbers pour des charbons de terre et de la craie noire. Taî donné i fl . Sstttbers pour du bois^ de plus, dépensé Ssiubers, j'ai mangé dix fois avec monseigneur de Nuremberg, item. Mattre Dietricb, peintre sur verre, m'a envoyé la eonleur rouge, qu'on retire à Anvers des tuiles neuves. Ifmi, J'ai dessiné avec le diarbon mattre Jacob de Lubeck. Il a donné à ma femme un florin de Philippe,' moi j'ai changé un florin de Philippe pour dépoises. J'ai donné à madame Marguerite un saint Jérôme assis, gravé sur cuivre J'ai vendu une Passion sur bots pour 12 stubers, et Adam et Eve pour 4 smbcrs. item, Félix, capitaine et joueur de luth, m'a acheté une impresston entière de gravures et une Passion sur l>ois,de plus, une Passion sur cuivre, deux demi*feullies, et deux quarts de feuille pour S florins d'or. Je lui ai fait cadeau d'une impression entière de gravures. J'ai dessiné avec le charbon M. Bonisius. /I«ii. Koderigo m'a encore donné un perroquet; j'ai donné à son garçon) stubers de pourboire. J'ai donné à Jean de Wintei, joueur de trompette , une petite Passion en lois, un saint Jérôme dans sa cellule, et une Mélancolie. J'ai donné 6 suiiiers pour une paire de souliers. J'ai donné

5 stubers pour un jonc de mer. George Schiauterspach m'a fait cadeau .d*un pareil, qui coûte 6 stubers. J'ai mangé une fois avec Wolf Hallcr, le serviteur de Fugger, il avait également invité monseigneur de Nuremberg, item. J'ai vendu de l'art pour deux florins de Philippe cl 6 stubers. J'ai mangé une fois avec ma femme. J'ai d<mné i stubcr de pourboire au garçon dç Hans Deucrs. /(«m. J'ai reçu 100 stubers pour des objets d'art, /^em. J'ai dessiné avec le charbon maître Jacob, peintre de Rogendorf. Ilem. J'ai ti^acé sur bois les armes de Rogcndorf ; il m'a fait cadeau pour cela de sept amies de velours.

J'ai mangé encore une fois avce le Porlugais J'aî fait le porlrail tir

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JaranHI Pruck avec le charbon ; il m'a doBoé I fl. /iMi. J'ai

viiigi-irois slohers pour J'ai envoyé dans une lettre deux i

en or à Hans Sehwarscn, ài Avgsbourg, ponr a? oir fail mon portrait cbes Ic8 Fuggers, k Anvers. Ilrm. i'ai donné S atufeera pour une chemise de laine rougo. J'ai donné S slnbers pour la couleur qn'on extrait des tuiles. ti0Ku J'ai donné 9 sluhen pour une corne de bœuf. J'ai fait le portrait d'un Espagnol avec le charbon. J'ai dîné une fois avec ma fenmie. J'ai donné 3 stubers pour une domaine de siUtts. J'ai donné 3 stubers pour deux. vases de cuir. Les deux pareils ont nié donnés à ma femme, par Félix. Maître Jacob» peintre de Lubeck, a doimé aussi une pareille petite coupe à ma femme. Jai mangé une fois avec Rogendorf. lum. J'ai donné un stuber pour Timprimé représentant la réception triomphale et magnilique du roi à Anvers. Les portes étaient magnifiquement décorées. Il y avait des spectacles, avec de la musique, une grande joie, et de belles images de Vierge* comme j en ai vu peu. J'ai changé wi florin pour nourriture. J'ai vu k Anvers les jambes du grand géant. La partie au-dessus du genou est longue de quatre pieds et demi, lourde et épaisse. De méims ses omoptolcs. Une seule est plus laiige que le dos d'un homme fort. J'ai vu encore d'autres os de lui. Cet homme, qui a dâ avoir une taille de 48 pieds« a régné à Anvers et a fait de grands miracles, <|ue les seigneurs do la ville ont écrits dans un vieux livre.

item. Les travaux de Raphaël d'Urbin ont tons été dispersés après sa mort. Un de ses diseipîes, de nom Thomas Pohmius, un bon peintre, a. désiré me voir et est venu chez moi. Il ro*a fail cadeau d'une bague antique d'or, avec une très-bonne pierre gravée , d'une valeur de H florins; on m'en a vouhi donner le double. Je loi al donné en retour mes meilleures chcses imprimées, pour une valeur de 6 fl. Itêm, J'ai donné trois stubers pour un eatami. J*al donné un stuber au messager, et j'ai dépensé brois stubers avec les compagnons.

Item. J'ai fait présent h madame Marguerite, sœur do Tempcrcur, d'une impression entière de tous mes ouvrages. Je lui :h dessiné avec beaucoup de soins, deux coinposilions sur parchemin. Je les évalue 30 fl. J'ai élc obligé de tracer le plan d'une maison h son médecin, iï veut en faire bâtir une d'après ce dessin. Je ne voudrais p.is rcconiinenccr le même travail pour 10 fl Item. J'ai donné un stuber aiî valot, de plus un stuber pour de la couleur do tuile.

Jlem, J'ai fait c»doau à M. Nicolas 'l\v{i}vr d'un Christ mori, d'une valeur de 3 fl. J'ai donné au facteur portugais une télc de petit enfant.

DK I/AMATKUK. 461

peinte, valeur 1 fl. J*ai doimé 20 stuberspour une petite corne de buffle. J'ai donné un florin d'or pourun pied d'Élan.

Item. J'ai fait le portrait de maître Adrian avec le charbon. J'ai donné 2 sinbers pour la Condamitolion et Diaioios ( ? ). Trois stubers au messager. J*ai donné au maître Adrian pour deux florins d'objets d'art en cadeau ; domié 4 stuber pour de la craie rouge, l'ai fait le portrait nu crayon de M. Wolf de Regendorf. J'ai donné 5 stubers. J'ai peint mie dame noble dans la maison de Thonasin. J'ai fait présent à Nicolao d'un saint Jérôme dans sa cellule et des deoi nouvelles imagos de la Vierge.

J*ai donné à Thomas Polonius (1) une impression entière qui a été envoyée k un autre peintre à Rome, il doil m'envoyer en retour les chosesde Raphaël. C*étalt le lundi après ia Saint-Michel. J'ai mangé une fois avec ma femme. J'ai donné 5 stubers pour des petits traités. Polonius m'a peint, il veitt m'emporter à Rome. J'ai donné ^ stubers pour un pied d'Élan. Déplus, j'ai donné deux florins d'or et 4 stubers pour un petit tableau de M. Hans- Ebner. J'ai changé une couronne pour la nourriture. J'ai pris sur moi 14 fi. pour les dépenses d'AIx-la-GhapeHe. J'ai reçu d'Ebner 8 fl. 4 stubers. Dépensé 9 stubers pour du bois. Tai donné 90 stuber à Weyding poinr conduire mon coffre. J'ai peint une dame de Brugge, elle m'a donné t fl. de Philippe. J*ai donné S stuber pour le garçon, 2 stidiers pour vernis, I stuber pour de la couleur de pierre, 45 stubers au fourreur^ et i s|uber pour du cufa*. J'ai donné 2 stubers pour deux coquilles. J'ai fait le portrait d'un Français dans la maison de Jean Gabriel; il m'a ftiit présent de deux florins d'or. J'ai donné 2 fl. 4 stubers pour une valise.

Je suis parti d'Anvers pour Aix-la-Chapelle le jour de la Pentecôte, après la Saint-Michel. J'ai pris encore avec moi un florin et une noble. En passant par Maestriebt, nous arrivâmes à Gulpen, et de là à Aix, le dimanche. J'ai dépensé jusqu'à ce moment-là, pour la voiture et tout, 5 fl. AAix-khChapelle, j'ai vuies coioniies de Porphyre, vert, rouge et coaleur de pierre ordinave, travaillées suivant les proportions antt> ques avec leurs vrais chapiteaux, que Charlemagne a fait venir de Rome et qu'il a fait entrer dans la construction. Elles sont vraiment exécutées d'après le traité de Viêrumus.

liem. J'ai donné à Aix un florin d'or pour une corne de bœuf. J'ai fait le portrait de Hans Ebner et George Schiauderbach avec le charbon.

(t) Tbomsf Poloulnt n'est pas cité par les hislorieiM ttaltens oororoe élève de Rapbael, et Orlandi n'en fait pat mention dans VÀh$eêdario pifioHco,

4G2 LK CABINKT

J*ai fletBiné une aalre fois Hans Ebner. J'ai donné deux staben pour une pierre à aiguiser, item, cinq sluba^ pour un buin et du yîb bu a?er 168 camarades. J'ai changé un florin pour dépenaes. J'ai donné deux weîspfeningau valet de ville qui m'a conduit dtns la salle. J'ai dépensé 5 wcispfening avec les camarades pour bain el vin. J'ai perdu sept stubers avec Hans Ebner au Miroir. J'ai fait le portrait du jeune Christophe Groland, et aussi celui de mon b6te Peter von finden. J'ai dépensé 5 stubers avec les camarades , et j'ai donné 4 stuber au messager. J'ai desaiiié dans mon album (4) Pauhis Toplêr et Merlen Pftnxing. J'ai vu le bras de l'empereur Henri, la chemise de Notre- Dame, ainsi que sa ceinture et d'autres reliques. Tai dessiné l'église Notre-Dame, en laissant plus d'espace autour. J'ai fait ke portrait du beau-frère de Peter von Enden. J'ai donné fO weispfeniBg pour une grande corne de bœuf. J'ai donné deux wcispfening pour un pourboire. J'ai changé I florin pour dépenses. J'ai perdu au jeu 8 weispfsning, de plus 2 stubers. Donné deux wcispfening au messager. J'ai fiait cadeau il la flile de Tomasin de la Trinité peinte; elle vaut quatre fl. J'ai donné 1 suiber pour blanchissage. J'ai desshié avec le charbon la sœur de madame Kofiipngrin, à Aix, et une autre fols avec le crayon. Tai dépensi trois wcispfening pour le bain. J'ai donné 8 wcispfening pour une c4>me de buffle. /Imi, deux weispfening pour une ceinture. /l#m, un florin de PUIippe pour un gilet écarlaie, 6 pfening pour du papier. J'ai changé i florin pour dépenses. J'ai donné deux weispfeoing pour le blanchissage. Jlsm. Le S5 du mois d'octobre» j'ai vu à Aix le oouron nement du roi Charles, et toutes les magniflceucM qui y ont été déployées. Aucun homme vivant de noire temps n'en a vu de pareittoa; tout cela a été décrit. Uem. J'ai &it cadeau k Mathes d'obfets d'art pour It florins, à Stephan, chunbellaa de madame Margueriie, J'ai donné trois pièces d'art. J'ai donné I florin 10 weiapteiiig pour un Pater noster en bols de cèdre. J'ai donné 4 stuber au petî| Hans de l'éourie, t stuber è renûmt de la maisûB. J'ai perdu au jeu deux stubers et demi, deux pour mander, deux que j'ai donnés au baièler. Encspre une fois 1 florin de changé. J'ai donné 7 weiqifertiing . pour tes garçons

de la maison^ et suis allé à Gukh, et de là k J'ai donné 8 stubers

pour deux lunettes, perdu deux stubers au Roi d'argent. J'ai donné 8 weispfening pour deux cornes de bœhf.

(4} L'os partie de I album d'Albreebt Durer eft inainleoaot à Berlin. Divi&é après 8a mort, le g ouvemcnent pmtfieo a acquis, il y s quelques aunëét» tout ce qui sTsit été réuni par M. le docteur Nagler.

Iȃ L'AMaTGLB. 465

J'ai qaîllé Aix vendr<Hli avant SftinlB-Siinon et Jude, pour aller à Louvain, où j'ai é\i: voir à l'église la léte de sainte Anne. De Ijb, nops arrivâmes le dimanche k Cologne. A Bruxelles, j'ai logé, mangé et bu chez mes seigneurs de Nuremberg, qui n'ont rien voulu prendre de iqoi. Il en fut de même à Aix pendant trois semaines, et ils m'ont conduit à Cologne sans rien prendre non plus, i'ai acheté un traité de Lnlber, pour 5 weispféning, de plus , un weispfeDing pour la condamnation de Luther, de cet homme pieux, de plus un wcispfenhig pour nn Pater noster, deux weispfening pour une ceinture; ei nn weispfeniog pour une livre de chandelles. J'ai changé I florin pour dépenses. J'ai été obligé de donner ma grande corne de bcenf à M. Leonhart Groland ; de mémo, j'ai été obligé de donner mon Pater noster eh bois de cèilre à M. Hans Ebner. J*ai donné 6 .weispfening pour une paire de soolierst J'ai donné deux weispfening pour une petite télé de mort. J'ai donné i weispfening pour bière et pain. J'ai donné quatre w^spfening à deux messagers'. J'ai fait cadeau de deux weispfening à la fille de Nklas, pour des dontelles. Hem, Donné 1 weispfening à un messager. J'ai donné pour deux florins d'objets d'art à M. Ziégler Linart. J'ai donné deux wel^fening au barbier. J'ai donné deux weispfening pour faire ouvrir le tableau que maître Etienne a fait à Cologne. J'ai donné un weispfening au messager, et j'en al bii deux avco les camarades. J'ai fait le portrait de la sœur de Gott Schalken. J'ai donné 4 w^fening pour un petit traité, l'ai TU à Cologne, dans la maison de danse de Fomperear Charles, le bal des princes et le banquet. C'était le dinranche soir ajnrès les Toussoinis 1 320. Tout était magnifiquement ordonné. J'ai tracé sur bois le blason de Staber. J'ai tàïi présent d'une Mélaneolte à un jeune comte 4e Cologne, et de la nouvelle image de la Vierge Marie, au duc Frédéric. J'ai dessiné avec le charbon Nicolas Haller. Ara». Donné deux weispfening au valet de In porte. J'ai donné trois weispfening pour deux petits traité$. J'ai donné 40 weisplèning pour une corne de vache. J'ai été à l'église de Sainte- Ursule; j'ai vu sa tombe et les reliques des autres vierges. J'ai fait le portrait , avec du charbon,*du Fœher Werger. J'ai cliangé 1 florin pour dépenses; J'ai donné à la femme de f^iclas huit weispfening, elle m'avait invite à dtner. J'ai donné i stuber pour deux objets d'art. lum. MM. Hans Ebner et Leonhart Groland n'ont rien voulu prendre de moi, pour le manger, durant huit jours à Bruxelles, trois semaines k Aix-la- Chapelle, et quinze jourç à Cologne. J'ai fait le portrait d'une nonne, et j'ai donné sept weispfening aux religieuses. Je lui ai donné trois demi-fcuilies de gravures sur enivre. J'ai enfin reçu ma Confirmation

464 LE CABlMfiT DE L\AlfATKi;R.

de mon empereur, adressée aux semeurs de Nuremberg, le kmdî après la SaîutrMariin I5d0, avec grande peine et bien du travail (4).

J'ai rail cadeau de 7 weispening k la fille de Nielas, el d'un florin à sa femme el de plus un orlh à la fille , et J'ai quitté Cologne. Dorfer. Siaber, mon cousin Niclas et le vieux Wolfgang, m^ont tour à tour invité à dtner. J'ai donné au garçon de mon cousin Mielas un Saint Eustacbe et encore on orth à sa fille, car ils ont eu beaucoup de peines avec moi.

J'ai donné I florin pour une léte de mort en ivoire, de plus un welspfening pour une petite botte tournée, et 7 weispfeoing pour une paire de souliers. J'ai donné en pourboire, au valet de Niclae, une Némésis. Je quitte Cologne de grand matin en vaisseau, le mercredi apr^ la SainlrMartln.,. J'ai donné 6 vreispfening pour une paire de souliers, et quatre au messager. De Cologne, je suis allé, en descendant le Rhin vers Zons; de là, à Neuss; de là, k Stain, où nous avons ^assé une journée. Dépenses, 6 weispfening Après, nous allâmes à Dusseldorf, petite ville ; dépense, â weispfening. De là, à Kaisersirorth, Duisburg, également une petite ville, avec deux burgs, AngrurejlRrubrort; de là, à Orson, une petite ville; de là, à Rbeiiri)erg« une petite ville où j'ai passé la nuit et où j'ai dépensé 0 weispfeniug. De là, j'allai dans la petite ville de Wesel, vers Rees, puis à Emmericb, puis à Tbomas, et de là, à Nîmègne où nous avons passé la nuit ; dépenses, 4 weispfening. De Nimègue, j'allai à Tbid ; de là, à Puai. A Emmericb, je me suis arrêté. Dépensé 5 weispfeniDg pour un eieelleni repas. J'y ai fait le portrait d*un compagnon orfèvre. Peter Federmacber d'Anvers, et une figure de femme La cause de notre arrêt était ime très-grande tempête. J'ai encore dépensé 5 weispfening, et j'ai cbangé un florin. J'ai aussi fait le portrait de mon bdie, et nous n'arrivâmes à Nimègue queledimancbe.

(1) GoDflmalion d'une pension de 100 fiorias qm avait été aooordée à Darer par r«npereur MatimUien.

{La fin au numéro smvanl).

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