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Une belle armure argentée, du commeocement du règne

de Henri VIIL 46 £ .

Achetée par lord Ghaiieville.

98. Une armure entière, gravée ; le oisqne d'une belle forme. 45 ^ 5 sb.

Achetée pour la collection de la tour.

rareté inconnu à Bariscb. Cette épreuve est avant toutes les retouches qui ont rendu cette estampe dure et désagréable.

J. Le Ducq, la Chienne telée, pièce inconnue à Bartsch, qui a une grande analogie avec la Chienne et son Petit, du même maître.

G. -À. Bbgeyn, le Passage du gué, pièce signée C-A. Begeyn fee. 1665, épreuve unique de ce maître dont on ne connaissait jusqu'à présent aucune estampe. Elle est d'une gravure merveilleuse dans la manière de Berghem et de Romeyn's.

M. Rud. Weigel est un iconographe distingué que nous recommandons vivement aui amateurs; il a créé à Leipsick un établissement spécial, uniquement consacré au commerce des estampes et des livres anciens et modernes qui traitent des arts. Les catalogues qu'il publie chaque année de tout ce qu'un commerce actif et étendu fait passer par ses mains fourniront par la suite de précieux matériaux pour la bibliographie des arts qui est encore à faire. Les douze catalogues parus de 1854 à 4842 contiennent plus de 42,000 articles ou productions les plus recherchées de ces deux spécialités. M. Rud. Weigel est aussi éditeur des publications de M. de Rumohr, sur la théorie et la critique de l'art.

Ventes pulOl^iiie»*

Un des plus beaux vases grecs découverts dans les fouilles pratiquées en Étrurie vient d'être acquis, à Paris, pour le compte du musée britannique, au prix de 2,500 fr. Ce vase, du style le plus pur et de grandes dimensions, représente, d'un côté, la célèbre dispute du trépied delphique. Hercule barbu, et entièrement nu, a saisi le meuble sacré et veut frapper Apollon avec la massue dont est armé son bras droit. Le ûls de Latone, entièrement nu et couronné de laurier, est accompagné d'une biche qui semble prendre part à la lutte et défendre le dieu hyperboréen. Celui-ci saisit la massue d'Hercule de la main droite et s'efforce de retenir son trépied de la gauche. Le trépied est enrichi de divers ornements vers la partie supérieure ; il repose sur des griffes de lion. Mais ce qui rend ce vase extrêmement précieux, c'est le sujet historique qu'il montre sur l'autre face, Éthra ramenée de sa captivité par ses deux petits-fils Acamas et Démophon. La mère de Thésée est représentée ici comme une femme âgée, avec un visage ridé. Elle s'appuie sur un bâton ; sa longue tunique, semée do poinU noirs, est recouverte d'un péplum ; une bandelette entoure sa tête. Démophon lient son aïeule par la main gauche et l'entraîne hors des murailles de Troie. Tl est barbu, armé de toutes pièces ; les géniastères de son casque sont relevées; un centaure, tenant une branche d'arbre et peint en noir, décore

DK l'amateur. 2K5

son grand bouclier rond ; une chlamyde recouvre sa cuirasse écaillée. Acamas'soit Éthra en détournant la tête ; il semble regarder si quelquesuns des ennemis ne sont pas à la poursuitede la noble vieille et de ses li- ' bérateors. Son armure est semblable à celle de Démophon; les cnémides manquent; un pégase peint en rougé orne son grand bouclier rond ; son casque est Vaulopis. Les noms des trois personnages : espa, aka- MAZ, AEMOOON, sont écrits dans le cbamp.

Il est bien k regretter que ce vase sorte de France ; il avait été acquis pour 4,000 fr. à la vente Durand (n^ 411 du cai. )i et son propriétaire actuel le cède à un prix fort inférieur à sa valeur réelle. Notre pays, qui possédait il y a quelques années de si riches collections de vases grecs, voit chaque jour ces chefs-d'œuvre disparaître. Successivement les collections Durand, Beugnot, Magnoncour, Réville, Roger, ont été vendues ; TÂngleterre et TAIIemagne s'enrichissent de ces dépouilles. Le plus beau vase à fond blanc qui ait jamais été découvert, ce monument connu sous le nom de vase d'Ëgine, et qu'a publié M. Raoul-Rochette dans ses Peinturée inidiUi^ va probablement aussi passer bientôt à l'étranger, et le musée du Louvre voit d'un œil tranquille ces trésors se perdre sans retour pour la France.

— Une belle collection d'armures a été livrée auc enchères ces jours derniers à Londres, dans les salles de MM. Oxenham. Pendant tout le cours de celte vente, les salles n'ont pas cessé d'être combles, et quelques-uns des lots ont atteint des prix très-élevés. Le marquis de Westminster, lord Gbarlevillc et l'agent du comité d'ordonnance de la tour se trouvaient au nombre des principaux acheteurs. Un gentleman, du nom de Ghivalotti, a fait des acquisitions pour le gouvernement russe.

Le produit de cette vente s'est élevé à plus de 2,000 livres sterling. La tour de Londres, qui sent le besoin de réparer ses pertes récentes, a fait des acquisitions pour la somme de 000 livres. Parmi les articles les plus importants, nous citerons les suivants :

57. Un bouclier en acier ciselé, travail italien richement doré. 15 ^ 15 sb.

Acheté pour la Ranie.

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