CORRESPONDANCE
Notre article sur rorfévrerie de Texposltion de rindnstrie a produit tout reflet que nous en attendions. Quelques uns des laborieux artistes que nous y avons nommés nous ont écrit pour nous remercier d'avoir essayé de séparer enfin le créateur du vendeur, Vartiste du marchand^ et leur démarche est pom* nous un encouragement de persévérer dans cette voie de rendre à chacun selon ses œuvres.
Avec une susceptibilité qui Thonore , M. Froment Menrice nous écrit pour rectifier quelques inexactitudes de notre travail. M. Froment Menrice ne doit pas douter de toute la bienveillance de notre critique à son égard. Récompensé comme industriel , par la premitre médaille d*or ^ nous lui avons rendu, nous, pleine justice en louant sans restriction le vase offert au général de Feuchère, qui est de sa composition. — Maintenant où est la dissidence entre nous? Nous avions exprimé hautement notre sympathie pour le travail repoussé ; M. Froment Meurice répond quMl voudrait aussi exécuter en repoussé tous ses ouvrages importants; car il est ciseleur avant tout, et un long apprentissage Ta rendu maître du procédé que nous préférons. Mais,dlt-i]. les prix sont insuffisants^ mais les amateurs sont rares , dans notre article, il en est jusqu'à deux que nous avons nommés. Soit Nous répondrons à notre tour que nous n^avions pas à nous préoccuper de ce point de vue ; que nous considérons Tœuvre seule et non les chalands ; que M. Froment Meurice , arrivé où 11 est , doit , ce nous semble , n'entreprendre un travail considérable, qu'en imposant ses conditions, et qu'enfin, s'il a lui-même parfois quelques sacrifices à faire, l'art est une des choses divines de ce monde sur lesquelles il ne fiiut pas trop spéculer.
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