LIBRO
D'ANELl.A D'OREFICI ^ < DE L'INVENTIONE DI PIERO VVOERIOTO
m LOHKNO
In Lyune apj)resiu Guglielniu Rot'illiv i56i
petit iu-8 oblong, composé de deux feuillets préliminaires, contenant, le premier, le titre, et au verso, l'extrait du privilège du roi ; et le deuxième, la préface, que nous reproduisons plus bas. Elle est suivie de trente-neuf feuillets contenant les jilanches numérotées de 2 à /jo, le n° i étant imprimé sur le titre. Le n° 2 contient une dédicace au poète Barthélémy Aneau, ami de l'auteur, en deux quatrains placés dans un cartouche ovale, au milieu duquel se trou\ e une
LE CABINET DE L'AMATEUR, rose enfermée dans un atnieaii en forme de serpent mordant sa queue, emblème de l'éternité.
Veii que lu esj Aneau, des plus parfaits En tout savoir, à bon droit te présente
Ton TFoeiriot les anneaux qu'il a faits, ^ Représentans ta doctrine pxcellenie.
D'un riche et bel aneau et d'une belle rose ^ Tu es yssu orné de grâce et bon savoir,
SI qu'en ton esprit rond ta grand sience enclose A jamais te fera vie immortelle avoir.
L'extrait du privilège du roi au nom de Pierre Woeiriot est en français; mais le titre et la préface sont en italien. Cette dernière nous a semblé d'une rédaction si obscure que nous l'avons traduite pour en facihter l'intelligence. C'était alors l'habitude des éditeuis lyonnais, dont le commerce était très-étendu, de publier leurs livres à figures avec des textes en plusieurs langues, et nous ne doutons pas qu'il n'ait dù exister une édition du Livre des Anneaux avec texte français.
INTENTIONE DELL' AUTURt;.
liisiodo, poetii greco, ue suoi tlivinl versi essorta a reiitlt'i c (ioppiamente qiiello clieda allri ci è pveslato 6 dato, e iuassimamente iielle cose utili t't alla luiinana vita necessarie ; alla quai cosa corrisponde quel detto di Caloiie, cloè che bisogna molliplicaie et augmentare la natiira (lellecosebuone. Essendo io, adiinque, nt: mie priinï anni messo àl'orefice (il quai fra UiUi gli altri arlcfici nianuali adopra il pin pretioso et piii incoirutlibile suggetio, (piate c l'oro, cosl corne l'elimologia sua porta), mi soiio sfoizato d'arricliire il mio iiigegno\coi disegnare, colla pillura, scuUura, prospctliva e cou 1' arcliiteltura, cd ancoia con tulle 1' altre sorti di sculture, sia îii opia rile- \ala, piatla 6 inlagliata dentro, e col rilrarre al naturale. Kl lutte qucste cose hô (per grazia di Dio) acquislate, parte per naturalc îstiato, et parte per iustruzione di buoni et eccellenti macstrî, ingegiiandomi io col conlinuo csercizio et falica d'imitarli et seguire le loro pedate, et liù aiicora (per non mancare in alcuu modo) cercato molli remoli hiogln, et curiosi, per conosccre quelle aiiticlie singularilà, et seconde il mio polere sforzatomi di rappresentarle : délia quai cosa non me ne pento, ancora ch'io vi habl)ia spesso la meglior parle del mio vcrde apriic. Per non' cssere, adunque, ingrato alla mia prima arle deir orefice, dalla quale io ho imparata la strada aile allie più riccbe cose, \oglio dimoslrare quanlo io pel- auo mezzo habbia acquislato. Et perché il piii eceelicnte ellelto di questa arte, et più euriosa opéra è l'anello, pegno di fede ed amicizia, arra di matrimonio, segno di verilà e confermatione , chiusura de'segreli, sigillo del noblk