AÎNÉE
SOMMAIRE
lis AUTISTES alUKtis, <nYwt>, graveur* >m (unir s <Sxtn* , m^liillistcs ,
<I.Ttmw|iiini,ur$ sur fir.
Kl 'G FINE DELACROIX.
L'art français vient de faire une perle irréparable. M. Eugène Delacroix est mort a Paris, le 13 août t»G3, après une courte maladie.
M Eugène Delacroix avait débuté au salon de 1822 par la Barque du Dante, qui est aujourd'hui au musée du Luxembourg; il n'avait alors que viust-trois ans. D'autres rediront cette earriére si bien* remplie . semée d'œuvres éclatantes, longue déjf<, et à laquelle l'avenir réservait encore de nouveaux triomphes.
Ce qui nous touche profondément, en présence de cette tombe glorieuse que nous venons de fermer , ce n'est pas seulement le génie de l'artiste , c'est encore le souvenir des eminentes qualités de l'homme : la distinction de son esprit, l'aménité de sou earacière, la sincérité de son œuvre, et ta donce fierté de sou naturel, qui maintenait si haut dans sa personne la dignité et le respect d'un art qui fut l'unique passion de sa vie, et qui n'aura jamais de plus noble représentant.
La foule émue des artistes qui se pressaient aux obsèques de M. Eugène Delacroix a vu avec douleur qu'aucun témoignage officiel n'était venu se joindre à ce deuil public.
Serrons-nous autour de nos morts illustres, sachons leur faire des funérailles dignes de la France et de leur génie! L'indifférence nous envahit de toutes parts, et chaque jour rétrécit ce cercle fatal où l'art français agonise et se meurt.
MOUVEMENT DES MUSÉES
jLa galerie du Louvre s'est augmentée depuis peu des tableaux suivants :
Ambbogto Borgogsosb. La Présentation au temple. Behhabdiso Lmsi.Deui Enfants, fragmentsde fresque.
Kf*x:m Lrarcrsrn llaibolini). Saint Joseph et la
Vierge adorant l'enfant.
Simon m km mi. Jésus portant sa croiv.
Les artistes italiens de la fin du quinzième siècle ou des premières années du siècle suivant se recommandent surtout par l'élévation du style et la belle ordonnance du S(i|ft unie au sentiment religieux. Plus tranquilles dans leurs conceptions, ou moins varies, si l'on veut, il est une de leurs compositions favorites qui le* résume sou- Nont tout entier, c'est ta tmota par excellence: la Vierge assise sur un trône, entourée de plusieurs saints, et d>ux donataires agenouillés à ses pieds, ou mieux encore deux enfants a«sis, mêlant de doux accords à h sérénité de la scène, comme une mélopée qui accompagnerait un chant. Saint Georges, couvert de son armure. s<xt de [tendant à saint Sébastien, où l'artiste donne un spécimen de ses connaissances anatomiques, et saint Jérôme montre ses muscles durcis par le vent du ilesert, à côte de quelque saint local magnifiquement couvert de brocarts et d'orfèvreries.
Ce sont des œuvres de ce genre que nous voudrions voir entrer au Louvre . le reste n'est qu'accessoire. Il manque par exemple au mi sée du T/iuvre, et cette lacune est une tache, un Giovanni Bellioi et un Francia capable* de représenler ces grands maîtres d'une façon digne de leur talent et de la p'acc qu'ils occupent dîns l'histoire de l'art.
L'Ambrogio Borgoguone, qui a été piyc 6.000 Tr., est un spécimen, uu fragment, pourrions-nous dire, d'un bel accent qui servira à donner une idée, chez nous, de l'École milanaise primitive, en dehors de l'influence exercée plus tard par Léonard de Vinci , sans cependant la représenter suffisamment.
Les deux fragments de fresque de Bernardino Luini , traités en manière de décoration, présentent peu d'intérêt. Le petit tableau de Francis, grand comme la main,
ce n'est pas un reproche que nous lui
a été
Tous dttiil» réservé.
GAZETTE ET BULLETIN
payé 5,050 fr. à la vente Fourct; les têtes sont charmantes, mais le paysage et les vêtements sont d'une exécution sommaire. On a fait à ce petit tableau et au Simon Meutmi , de même taille , qui lui fait pendant , les honneurs du salon rarré , qu'ils sont loin de mériter l'un et l'autre.
Trois salles du lxtuvre viennent d'être cousacrées à l'exposition des tableaux du musée Napoléon III. I-c catalogue, signé par M. Reizet, — car il faudra bien finir par les faire, ces catalogues que tout le monde demande, — contient 282 numéros. Nous attendrons l'ouverture des salles consacrées aux antiques pour jeter un coup d'oeil sur l'ensemble de cette création nouvelle.
Le reste des peintures provenant de la collection Campana, au nombre de 311, a été envoyé dans les musées départementaux. Soixante- sept musées, divisés en trois classes, ont pris part à cette distribution.
Dix-sept musées de I" classe ont eu chacun pour leur part de six à sept tableaux.
Dix-neuf musées de 2' classe en ont reçu chacun cinq.
7 rente et un musées de 3* classe ont eu qui trois , qui quatre tableaux.
Quelques-uns de nos musées de province, très-riches en peintures italiennes du quinzième et du seizième siècle, n'en ont pas moins reçu avec reconnaissance ce supplément de richesses qui leur arrivait si heureusement... franc de port et d'emballage.
M. le Directeur général des Musées impériaux a adressé à S. Kxc. le Ministre de la Maison de l'F.mpVreur un rapport destiné sans doute a atténuer les critiques qui se sont fait jour dans ces derniers temps. .Nous reproduirons dans sou entier c e rapport, qui ne contient pas seulement une apologie de la direction de M. le comte de Nieuwerkerke, depuis douze ans, mais encore un état sommaire des richesses de nos collections.
Le Musée des Soiveiuiss, fermé pendant quelques semaines, a été rouvert au public. Un classement ptus rationnel des objets, moins éparpillés qu'auparavant et groupés avec un certain art, lui donne un aspect meilleur. Quelques manuscrits sont ouverts, ce qui permet au moins de juger du caractère de leur exécution, mais les armures sont placées beaucoup trop haut pour qu'il soit possible d'en bien saisir la beauté.
Au-dessus de chaque division des vitrines, uue inscription eu lettres d'or rappelle le nom du souverain auquel se rapportent, de près ou de loin , de très-loin souvent, les objets exposés. Nous en donuerous uu dénombrement sommaire :
Cliildéric. — Armes et fragments d'ornements royaux d'or, trouvés à Tournai en 1053.
Dagobert. — Un fauteuil ou chaise curule de bronze, qu'une tradition populaire, dénuée de toute vraisemblance, dit avoir été fabrique par saint Kloi. Ce monument, qui vient de l'abbaye de Saint-Denis, a appartenu au cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale.
Charlemagne. — Son Livre d'Heures, sou sceptre et son épée. I-a garniture de vi-lours violet, semée de fleurs de lis d'or, date du sicre du Charles X.
Charles le Chauve. — Bible offerte par l'abbaye de Saint-Martin de Tours.
Louis VIL — Vase qui lui fut offert, dit-on, par sa femme, Eléonore d'Aquitaine.
Saint Louis. — Son Bréviaire et le vase de bronze arabe damasquiné d'argent, dans lequel ou prétend qu'il a été baptisé.
Charles V. — Une Bible traduite en français.
Louis XII. — Manuscrit ayant appartenu à Jeanne de France.
François I". — Son armure.
Henri IL — Son armure, damasquinée d'argent, et sa masse d'armes.
Catherine de Médicis. — Une arbalète.
François 11. — Les Heures de Marie Stuart.
Charles IX. — Casque et bouclier, merveille de ciselure, rehaussée d'émaux. Nous n'avons jamais pu savoir si ces pièces magnillques sont en or, ou dorées seulement. Un couservatcur à qui nous le demandâmes un jour ne le savait pas lui-même : il ne les avait jamais touchés !
Henri III. — Objets d'orfèvrerie religieuse appartenant à l'ordre du Saint-Esprit, dont il est le fondateur. Henri IV. — Son armure.
Louis XIII. — Cassette recouverte de rinceaux d'or d'un très-beau travail, présent du cardinal de Richelieu à Anne d'Autriche.
Louis XIV. — Un Jeu de la Chouette, la Quinzaine de P.lques de la reine Marie-Thérèse.
Louis XV. — Son épée de chevet.
Louis XVI. — Son étau de serrurier; un coffret recouvert de taffetas blanc, orné de peintures, présent, <Jit-on, de la ville de Paris. Ou devrait bien faire disparaître ce chiffon, sans aucun mérite ni authenticité.
Napoléon I". — Fac-similé de la couronne dite de Charlemagne, qu'il portait à sou sacre.
Louis XVHI. — Sa sonnette de bureau à M il tau, ■'- Hartwcll et aux Tuileries.
Charles X. — I/C manteau du sacre.
Louis-Philippe. — Le sceau de la lieutenance générale du royaume, en 1890.
Une salle spéciale est réservée aux objets ayant appartenu à Napoléon Pr : des selles arabes, un lit de campagne, un nécessaire de toilette, ses armes, son échiquier, les vêlements qu'il portait au sacre et à Sainte- Heleue, etc., etc.
Kspérons qu'un catalogue critique, si cela est possible, mettra bientôt le public au courant de la provenance et du mérite de toutes ces belles choses.
La Galerie nationale de Londres vient d'acheter les tableaux suivants, à la vente du Révérend WalterDawcnport-Bromley , qui a eu lieu le 12 juin 1863. Pesellino. La sainte Trinité, figures grandes comme
nature. Tableau cité par Vasari, sous le nom de Pe-
scllo Pcselli, 2,000 guinées (52,000 fr.). Giovanni Bellini. Jésus au jardin d«s Oliviers,
600 guinées ( 1 5 ,600 fr. ).
Aktomo Boltbaffio. LaVierge et l'Enfant, -MO guinées. Babtolomeo Suaiu>o (Bramantino). L'Adoration des
mages, 121 guinées.
Nous citerons encore, dans cette vente remarquable de tableaux italiens du quinzième siècle :
Filippiko Lippi. Portrait de Simonotta Vespucci ,
vendu 4G0 guioées.
PiKtmo Spaqha. La Crucifixion , 340 gainées. Sanuro Boticilii. La Vierge et l'Enfant , 750 guioées. Giotto. La Mort de la Vierge, et Jésus recevant son
âme, 950 guinées (54,000 fr.).
Ces deux derniers tableaux provenaient de la collée tion du cardinal Fccch , où ils avaient été vendus, le premier 3,052 fr., le second 665 fr. seulement. Nous sommes bien loin, comme on le voit, des prix de 1845, et il y a presque la mémo distance entre l'importance des acquisitions de la Galerie nationale do Londres et de celles du musée du I jouvre.
On vient de publier le rapport officiel sur la situation financière du Musée Britannique; la somme dépensée peudant l'année finissant le 31 mars 1863 s'est élevée ù 2,403,875 fr. Dans cette somme est comprise celle de 4,400 fr. consacrée à la publication des inscriptions assyriennes. On évalue à 2,263,525 fr. le budget de l'année courante.
On sait qu'indépendamment du Musée Britannique, la Galerie nationale dépense, chaque année, 3 ou 400,000 fr. , et que le Musée de Kensington jouit d'un budget trois ou quatre fois plus élevé encore.
Dernièrement M. Disraeli a été nommé à une place de membre du comité directeur du Musée Britannique, devenue vacante par la mort du marquis de Lansdowne. \jh Gazette d'Augtbourg donne sur l'administration du Musée Britannique les détails qui suivent : L'administration de ces riches collections scientifiques est la plus compliquée du monde. Elle est conGée â une commission de quarante-huit personnes (trustées), dont une est nommée par la reine , et vingt-trois sont des personnages officiels (ministres, présidents delà Société royale et autres , qui cessent de faire partie de la commission dès qu'ils perdent leur emploi , et sont alors remplacés par leurs successeurs. Parmi ces personnes , l 'archevêque de Cautorbéry, le lord chancelier et le speaker de la chambre des Communes, sous le titre de • principal trustées, • ont une influence prépondérante; neuf sont nommées par les représentants des familles Sloane, Cotton, Harley, Townley, Elgin et Knight, parce qu'on doit à ces diverses familles une grande partie de l'accroissement du Musée , et toutes ensemble nomment les quinze membres restants de la commission , pour lesquels on choisit des grands seigneurs ou des amateurs distingués des sciences et de la littérature. Cette commission se met en rapport direct, par l'intermédiaire de son secrétaire, avec les chefs des divers départements du Musée. Ces chefs sont les conservateurs des livres, des manuscrits, des antiques, des monnaies, des dessins, des collections de minéralogie, de géologie et de botanique, dont chacun a sous ses ordres un certain nombre d'aides et d'employés, et administre son département avec une entière indépendance des autres. L'un de ces conservateurs porte le titre de premier bibliothécaire (principal liorarian). Les chefs particuliers lui remettent leurs rapports et leurs propositions. 11 les apprécie, et les envoie au secrétaire de la commission , qui les soumet à celle-ci; et elle déride à leur égard sans appeler dans son sein les chefs des départements ou le principal bibliothécaire.
NOUVELLES DIVERSES
M. le ministre d'Elat a pris, sous la date du 15 juin 1 863, l'arrêté suivant :
« A partir de l'année 1864, une exposition des ouvrages des artistes vivants aura lieu tous les ans , au palais des Champs-Elysées, du I" mai au 1" juin.
« Chaque artiste ne pourra envoyer que trois ouvrages.
■ Les conditions d'admission, la composition du jury et la fixation du nombre des récompenses seront déterminées par un règlement qui sera ultérieurement publié.
« Paris, le 15 juin 1863.
« A. WALBWSKt. »
Ïm France centrale a reçu de M. Vergnaud-Romagnési la lettre suivante, relative aux fouilles récentes faites au château d'Amboise, et au testament de Léonard de Vinci :
» Orléans, le 8 juillet 1863.
• Monsieur le rédacteur,
- I.es erreurs et surtout les contes historiques sont très-aisés à propager et bien difficiles à détruire.
« C'est ainsi qu'on a fait mourir Léonard de Vinei à Fontainebleau , dans les bras de François 1", et que la peinture et la poésie se sont emparées de ce fait erroné.
• J'ai combattu le premier ce conte, et je me suis fait des querelles presque sérieuses pour avoir dit et écrit que Léonard de Vinci avait habité Amboise , y avait eu ■ un atelier, y était mort et y avait été inhumé, et très- I probablement en l'absence du roi François 1»*. J'avais ! puisé ces données, par les soins de M. Cartier, l'un des | fondateurs de la Hevue numismatique , à laquelle je collaborais, auprès de demoiselles âgées qui habitaient un vieux petit caste! du nom de Clou ou Cloud , au faubourg d'Amboise. J'avais alors intérêt à me bien renseigner, en raison de l'envoi fait jadis à la ville d'Or- I léans, au nom de François I", d'une bannière remari quable venue d'Amboise, où l'on croyait bien reconnaître, en quelques parties, le faire de Léonard de Vinci, ainsi que l'a remarqué déjà M. Ingres.
« Kn 1800, j'avais assisté, étant à Loches, chez un parent alors sous-préfet, à l'examen du tombeau de saint Florentin , et j'ai bien conservé la mémoire d'une pierre tumulairc longue et portant incrustés en noir les traits d'un personnage sans inscription , mais ayant à la téte et aux pieds des salamandres, ce qui fit présumer que c'était le tombeau d'un officier du roi François 1"; du reste, les ossements étaient ceux d'un homme fait.
« Aujourd'hui , je serais tenté de croire que ce tombeau était celui de Léonard de Vinci, dont la pierre est restée longtemps après dans la descente de la grosse tour d'Amboise , où je l'ai vue plusieurs fois.
« Déjà M. Touehard -La fosse (Loire historique) avait rappelé qu'il existait dans la chapelle d'Amboise des fresques de Léonard de Vinci. D'un autre côté, j'en avais reconnu des restes dans un étage supérieur du petit castel du Clou.
« Mais ni M. Cartier ni moi ne pûmes obtenir alors des demoiselles âgées qui habitaient cette maison la communication do leurs titres de propriété, qu'elles s'obstinèrent a refuser , je ne sais pas pourquoi.
GAZETTE ET BULLETIN DU C A M NET DE L'AMATEUR
« M. Arsène Houssaye vient de découvrir le testament de Léonard de Viuci, fait le 28 avril 1519, à Amboise, derant le notaire maître Bereau, neuf jours avant sa mort , et de rappeler son désir d'être inhumé daus la chapelle Saint* Florentin.
« Ces faits Tiennent appuyer mon opinion jadis contestée, et détruire le fait de la mort du grand peintre à Fontainebleau. Sans doute M. Arsène Houssaye publiera le testament de Léonard de Vinci et donnera des détails sur les fouilles qu'il a fait faire sur le fief du clos de Lucé , sur lequel serait mort Léonard.
> Voilà donc encore une erreur historique constatée et détruite ; ce n'est pas la seule que j'aie combattue victorirusement, car j'ai démontré qu'il était impossible que le Primatice eût construit Chambord , et que jamais le roi Philippe I*' n'avait été enterré à Saint Be nolt, en 1108, en habit monacal de pénitent dans les Ordres.
Agréez ; etc.
VEBG.NAUn-ROMÀGISESl
« membre de la Société impériale det Antiquaires de France. »
Voilà bien, chez nous, comme on écrit l'histoire ! Que M. Romagnési se rassure : Léonard de Vinci est mort à Clou, près d'Amboise , le 2 mai 1529; il avait fait son testament un an auparavant, le 28 avril 1518, en présence de maître Guillaume Bereau, notaire royal an bailliage d'Amboise.
Déjà, en 1797, dans un excellent écrit sur les manuscrits scientifiques de Léonard, M. J.-B. Venturi constatait, d'après un journal de François 1", qu'au moment de la mort de l'artiste, à Clou, la cour était à Saint-Germain, et qu'il était dès lors très-peu probable que le roi eût reçu sou dernier soupjr à Fontainebleau. La reine, d'ailleurs, venait d'accoucher; on était ù la veille d'élire un nouvel empereur d'Allemagne, et François I,r, qui convoitait cette dignité, ne pouvait s'éloigner du centre des négociations. Enfin, dans une lettre du 1er juin , Francisco Melzo , en écrivant aux frères de Léonard pour leur annoncer sa mort, ne dit pas un mot d'une circonstance aussi remarquable.
Nous souhaitons très-sincèrement que M. Arsène
Houssaye ait retrouvé, dans les archives de l'Empire, l'original du testament de Léonard de Vinci; mais il est plus naturel de penser que l'aimable auteur du Serpent sous P/ierbe et de la Couronne de bluett n'a fait que découvrir la minute de cet acte dans les Mi moires historiques sur Léonard de Vinci, de Carlo Amoretti, imprimés à Milan en 1804.
BIBLIOGRAPHIE
Les Manuscrits a miniatures de la Bibliothèque de Laon, étudiés au point de vue de leur illustration, par M. Edward Fleury. Laon, imp. d'td. Fleury, et Paris, Dumoulin, 1863, in-4°, orné de 25 planches et de figures dans le texte, dessinées et lith. par l'auteur.
Les éludes archéologiques en province n'ont pas de représentant plus laborieux que M. Ed. Fleury, imprimeur à taon. Correspondant du ministère de l'Instruction publique et rédacteur en chef du journal de l'Aisne, son activité suffit à tout; il écrit, il dessine et il grave; la liste des publications intéressantes que nous lui devons remplirait une colonne de ce bulletin. Son livre sur les Pavages émaillés du département de r.4isne, le seul que nous voulions citer, est, de tous les travaux de ce genre, le plus complet et le plus significatif; il a le prand mérite d'être spécial, et de ne pas sortir des limites qu'il s'est imposées.
Son nouveau livre intitulé : Les manuscrits à miniatures de la Bibliothèque de Laon, n'est que le complément du catalogue publié en 1849, par M. Félii Ravaibson de l'Institut. • Le travail de M. Ravaisson est un trésor d'érudition, » dit .M. Kd. Fleury. C'est le côté artistique négligé par le savant qu'il vient de développer dans une série de notices écrites avec beaucoup de soin, et dans une suite de planches d'un très-beau caractère de dessin, qui ne contiennent pas moins de deux cents sujets , frontispices, initiales et ornements, reproduits avec une rare fidélité. Otle première partie du travail de M. Fleury sur les manuscrits de Laon s'arrête au seuil du treizième siècle; la deuxième, qui est en préparation, comprendra les siècles suivante jusqu'au dix-septieme.