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C. Cbivelli .... La Vision du Beato Fcrretti

Tableau signé : Or-us. Fanon . Cm velu : Veneti.

Fba F. Lippi. . . . Saint Jean Baptiste entouré de saints, lunette.

L'Ortolano. . Saint Sébastien, saint Roch et saint Démétrius.

Tableau d'autel de l'église de Bondeno, près Ferrare.

Ces trois tableaux achetés à M. Alexandre Barker, de Londres, au prix de. 62,500

Rembrandt. . . . Portrait de l'artiste, signé: Rembrandt 1640 20,000

Ce tableau, qui a figuré en 1861 à une exposition faite sous la direction de M. le comte de Morny, au palais de l'Industrie, aux Champs-Elysées, appartenait à MM. de Richcmont.

Art. de Messi.na . Salralor m unfii. Signé et daté 1465 4,000

Acheté au chev. Isola, de Gènes.

Pabis Bobdone . . Portrait d'une jeune fille de la famille Brignole 6,450

Tableau signé : Paris Bor. O. Acheté au duc di Cardinale, de Naples.

Van Dvck La Pèche miraculeuse, esquisse d'après le tableau de Rubens, qui se

trouve à l'église K. D. de Maliues. ....... 5,500

Acheté à M. Carelli, de Naples.

J. Reynolds. ... Un portrait 5,250

Acheté à la vente de la coll. B. Williams, à Londres.

Gainsboboit,h. • . Portrait d'homme, figure entière 25,000

Idem MM. Siddon, figure aux trois quarts 25,000

Achetés à M. J.-T. Schomberg, lord-maire de I.ondres. Hobbema Grand paysage 37,875

Acheté à M. G.-II. Phillips, de Londres. Joseph Wabd . . . Grand paysage, avec animaux 37,5fl0

Acheté au fils de l'artiste, M. G.-R. Word, de Londres.

MaitheGuillaumb. Sainte Véronique 4, 12.»

Meheling La Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux 18,975

Achetés h la vente Wcycr, à Cologne.

Gtov. Bellim. . . Saint Jérôme.

I'bevitali La Vierge, l'Enfant cl un donataire, demi-figure.

G. Van deh Mf.irf? Marco Barbarigo, ambassadeur à Londres, vers 1450.

Les trois tableaux précédents, achetés à la galerie Manfrini, de Venise. 26.200 Andbe del S» RTE . Portrait de I artiste tenant un livre 0,750

Acheté à M. Puccini, de Pistoja.

Piero di Cosimo. . la Mort de Procris, grand tableau d'une composition piquante.

Acheté à M. Lombardi, de Florence 4,275

G. B. Moroni. . . Le Marchand de draps.

Tableau décrit dans la Caria del naregar piloresco de Boschini . . 8,000

Acheté à M. F.-F. de Salis, de Bergame. C. Chivelli. . . . Grand tableau d'autel, qui se trouvait dans la chapelle de la famille de

Sanclis à l'église de Saint-François de Metcllica, près Gubbio 54,550

Le sujet principal est en trois compartiments, la Predella est composée de six pièces. Peinture superbe, signée :

Cabolls Cbivillls Venetiis miles Pinxit.

Acheté au comte L. de Sanclis, de Metcllica.

J. Cromb Un paysage (école anglaise; .... 10,500

Acheté à M. W. Yctto, de Londres.

Lorenzo Lotto . . Portraits de deux médecins de Bergame 8,000

Tableau signé, acheté à M. Giov. Moretli, de Bergame.

Lakmi La Vierge sur un trône entourée de saints 32,000

Acheté à M. G. -H. Phillips, de Londres.

Gtov. Bellimi . . . Jésus au Jardin des Oliviers 1.S.750

Bramantino. . . . L'Adoration des Mages, riche et nombreuse composition 3,175

Beltraffio. . . . La Vierge et l'Knfant Jésus 11,550

Pesello La Trinité.

Grande composition décrite parVasari dans la vie de Pesellino et qu'il regardait comme le plus bel ouvrage de ce maître ou de son fils Pesello, a qui elle parait appartenir, sans que le biographe s'en e\«

plique bien clairement 52,500

Les quatre tableaux qui précèdent ont été achetés à la vente de la collection du Rev. Davcnport Bromlcy, à Londres.

Andréa Solario. . Portrait d'homme |.">,9O0

Acheté à M. Baslini, de Milan.

Kn parcourant rémunération de tant d'œuvres importantes et choisies, puisées à des sources si diverses , réunies à une époque où l'Italie, fouillée sans relâche depuis deux siècles, pouvait sembler épuisée à bon droit, il est facile d'imaginer qu'elles ne sont pas venues toutes seules frapper à la porte de la Galerie .Nationale de Londres, qu'il a fallu aller les chercher, et que sir Charles Rastlake n'a pas dù rester, comme tant d'autres, au coin de son feu , les deux pieds sur ses chenets.

Rien sans peine, c'est la loi commune. Aussi depuis dix ans, comme ses collègues du musée Britannique et du musée de Kensiugton, chaque année, au printemps ou lorsque l'été a jeté ses plus grands feux, le directeur de la Galerie Nationale prend le chemin de l'Italie, qu'il parcourt dans toute sa longueur, et parfois celui de l'Espagne. Il va' en Italie tantôt par la Belgique et tantôt par la France, et il traverse pour s'y rendre une partie de l'Allemagne; mais c'est seulement lorsqu'il est arrivé sur les lieux que commencent les difficultés, et elles ne sont pas petites. Outre beaucoup de goût et de connaissances certaines , de semblables recherches demandent encore une énorme dépense d'activité; c'est tout un art et des plus délicats. Nous avons dit que le sol était épuisé , ce qui restait des Grandes Galeries s'est envolé en Russie, en Bavière et en Prusse, pour suppléer à la disette il faut s'armer de beaucoup de patience , de beaucoup d'art et d'intelligence , posséder une connaissance approfondie de la topographie artistique des lieux que l'on visite, savoir fouillera propos les sacristies des monastères ou les mansardes d'un palais où brillait il y a deux cents ans un tableau précieux que la mode du siècle dernier a fait reléguer tlans un réduit obscur où il gît encore, couvert de poussière.

LE CABINET DE L'AMATEUR. iil inconnu au propriétaire lui-même, qui demain vous en demandera un monceau d'or. Et, le tableau trouvé par un calcul assez, semblable à celui d'un astronome qui mesure l'ellipse d'une comète disparue de l'horizon depuis des siècles et prédit son retour à époque fixe, combien ne faut-il pas de finesse pour en faire l'acquisition, et de diplomatie parfois pour lui faire franchir la frontière! — Il arrive souvent qu'on est obligé de laisser derrière soi l'o uvre que l'on désire et que l'on ne pourra avoir que l'an qui vient, si toutefois, l'an qui vient, on doit le retrouver à la même place. — Il est d'autres forteresses moins cachées renfermant tics objets d'art, mais dont il faut faire le siège en règle et où l'homme du monde seul peut entrer, en passant toutefois sous le feu d'un troupeau de ministri et serviteurs intéressés, qui veulent manger, comme on dit en Italie. — Dans la plupart des cas, c'est un scnsale ignorant qui fait brillera vos yeux un chef-d'auvre inconnu perdu dans les montagnes, où il faut le suivre même sans espoir. Vingt fois vos recherches ont été vaincs et votre homme s'est trompé, mais qui sait si la vingt et unième fois vous ne serez pas récompensé de vos peines? Cela s'est vu : on attribue la découverte au hasard, c'est à la volonté seule qu'il faut la donner.

Des brigands qui infestent les routes, nous n'en parlons pas; il est bien entendu que, dans ces sortes d'expéditions, on n'a d'autres craintes que celle d'être égorgé par les possesseurs des objets que l'on veut acheter, car une avidité extraordinaire est partout, au couvent, sous le chaume et dans les palais. Nous avons souvent rencontré le président de l'Académie royale de Londres, dans l'accomplissement de cette tâche difficile qui donne un musée à sa patrie, et nous pouvons aisément témoigner qu'on ne saurait y apporter plus d'abnégation personnelle et d'ardeur juvénile.

Nous voudrions tirer de tout ceci un exemple ou une moralité à l'usage des directeurs de nos musées, où l'indigence côtoie la richesse, où tant de brillants chefs-d'œuvre sont déparés par des lacunes historiques très-regrettables; mais une moralité a-t-elle jamais servi à quelque chose, et pouvons-nous jamais espérer d'envoyer les conscivatcurs de nos galeries de peintures apprendre leur métier en Espagne ou en Italie, où ils n'ont jamais mis les pieds?

Les recherches de sir Charles Easllake se relient brillamment au mouvement artistique qui opère en ce moment, en Angleterre, de si profondes modifications dans le goût , que déjà son industrie, à tous les degrés, commence à s en ressentir. Car la vraie lumière ne peut venir que de très-haut, il ne faut pas s'y tromper; l'enthousiasme pour le grand art, le respect pour les maîtres, des musées soigneusement organisés au point de vue des études et de l'éducation, sont les voies les plus sûres pour arriver à cette supériorité industrielle qui est un des rêves honnêtes de ce temps-ci.

Lorsque sir Charles Eastlake prit la Galerie de Londres, en 1844, elle se composait de i |3 tableaux des écoles étrangères et de 45 tableaux de l'école An-

glaise; le catalogue compte aujourd'hui plus de 700 numéros. Ils se partagent assez également; 34G numéros,qui appartiennent à l'Ecole Nationale,sont exposés dans les constructions provisoires de kensington. Tous les tableaux de l'école Anglaise, à l'exception de 17, proviennent d'offrandes patriotiques. M. Robert Yernon, à lui seul, donna, en 1847, cent cinquante sept tableaux précieux, et le peintre Turner a légué, en iS56, outre deux vents esquisses et dessins, ce/il cinq de ses œuvres, réunion d'une beauté extraordinaire, épargne faite par l'artiste de ce qu'il avait produit de plus important à ses yeux, pendant sa longue carrière.

Les tableaux anciens occupent le bâtiment trop étroit aujourd'hui, construit à Trafalgar square en 1 838. Le grand salon carré est un des plus riches et des plus variés qu'on puisse voir. Trois jours par semaine, les galeries sont ouvertes aux visiteurs, cl trois jours elles sont exclusivement réservées aux artistes ; combinaison excellente pour tout le monde. La Galerie Nationale a trois catalogues, souvent réimprimés chaque année, tous les trois complets : le plus développé coûte one shilling (1 fr. i:> c); le second coûte quarante centimes de notre monnaie; le troisième, deux sous !

Les détails dans lesquels nous venons d'entrer sur les acquisitions de la (ialene de Londres sont extraits des papiers publiés par le parlement anglais : « Rrturns of ail the Piciures pu/vhased for the National Gallery during tlie administration of sir C huiles Eutluke, etc., etc. »

LA MODE FRANÇAISE

AU XVilE SIÈCLE

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