‹ Le Cabinet de l'amateurChapitre 68 sur 151 · I." vicomte de 1ao · texte numérisé non relu

I." vicomte de 1ao

l ouis Laça/," ;

la' marquis Maison :

! . Maiville ;

l»e Saule*, sénateur, membre de l'Institut; Henri .le ïriqueti:

\ bdb'l-l.e-Due.

• Ces conservateurs des Mnseo im[ieriau\ l'ont, de droit, partie de la cominission.

Vit. t \iiruue restauration ib' table. mx ne sera auloi i.-ce par I i direction générale des .Musées impériaux qu'âpre- préalablement consulte la section de

peinture de l' Académie des beaux. -arts.

Ail V las ans de l,i commission seront rédiges s eau i'c tenante ci constates par des pinces- verbaux que siL'ueronl les membres présents.

« Ul. U. I,e directeur général des .Musée», impériaux est charge de l'exécution du présent arrête. Paris, le ts mars t<si.,|.

\ vm.i.vxt. u

!.a direction du musée du Couvre, s'il faut le dire, nous semble manquer «l'initiative ; elle s'est laissée devancer par le public, et il serait triste de prédire qu'elle ne le rattrapera pas de sitôt. Nous vivons à mie époque d'activité qui ne peut plus s'accommoder du pir nimie et des loisirs ou vivaient autrefois les conservateurs de nos collections. Tres-preoccupcs d'art, nous avons bâte de reconquérir sur le pusse tout ce qui nous en dérobe

Ti>uj «lruil» rcMTif».

GAZETTK ET BULLETIN

encore la connaissance, et tic pouvoir étudier chez nous des spécimens choisis de tous les grands artistes qui font la gloire des temps modernes. Tous nos vœux sont de voir nos musées se compléter, combler des lacunes nombreuses, qui deviennent de jour en jour plus sensibles, marcher comme marche la science elle-même, et lui fournir chaque jpur un nouvel aliment. L impulsion a été donnée aux archives et aux bibliothèques , le musée du Louvre seul reste immobile.

Sans doute il est excelleut de s'entourer des conseils d'hommes aussi distingués que ceux désignés par M. le directeur général dans l'arrêté que nous venons de reproduire ; mais, si les conservateurs ne savent pas leur métier, comme ou pourrait le croire en voyant appeler à leur aide de simples particuliers, qui le leur apprendra ?

Nous parlerons un peu tour à tour de ce qui touche aux musées en général. Nous croyons notre point de vue d'amateur excellent. Nous savons tous les directeurs de nos collections animés des meilleures intentions, mais cela ne suffit pas. Nous stimulerons leur zèle en signalant des améliorations faciles qui leur échappent, i mais que le public voit et qu'il réclame.

Par exemple, M. le directeur général des musées ne peut ignorer que la plupart des départements de ce vaste et magnifique établissement manquent de catalogues : I.e musée des monuments égyptiens.

Les vases grecs, Les terres cuites antiques, I es bronzes,

Une partie des objets d'art de la renaissance, n'en ont jamais en.

Notre admirable collection de marbres antiques eu manque depuis trente ans.

Il y en a vingt que celui des dessins des vieux maîtres n'a pas été réimprimé.

Le musée des Souverains attend encore le sien, qui peut être des plus intéressants.

Il serait temps d'y songer, c'est une véritable barbarie.

Les catalogues sont une source élémentaire d'instruction pour le publie qui visite les musées; sans eux les collections restent des lettres mortes, et les étrangers accourus pour les voir ne peuvent même remporter chez eux ce guide des souveuirs, que l'on trouve partout ailleurs.

Est-ce paresse ou insuffisance chez les conservateurs? : nous ne savons; mais la simple énonciation du fait est I tellement grav e que nous n'avons pas un mot à y ajouter.

Im catalogues publics nous semblent aussi, pour la i plupart, vendus à un prix trop élevé par l'administration.

Nous pourrions citer tel catalogue de collection anglaise, commenté avec soin, imprime avec luxe (200 pages in-8° et 100 dessins sur bois), qui se donne pour sir pences (63 centimes), dans le but excelleut de populariser les connaissances, les notions d'art et de goût.

C'est ainsi que l'avait compris M. le comte Léon de Laborde dans son catalogue des émaux du Louvre, livre précieux sous une apparence modeste , qui est devenu un manuel pour tous les amateurs. Il a 450 pages, il est orné de monogrammes et de signatures, fac-similé avec soin, et ne se vend qu'un franc cinquante centimes.

C'est un excellent exemple qu'il avait donne là, il méritait d'être suivi.

\<H VI.LLKS DIVKItSKS.

Deux découvertes fort intéressantes pour l'histoire de l'art, viennent d'être faites presque simultanément a Londres et à Bruges.

La première est celle du testament de Dans Holbein et de sa vérification par la cour archiépiscopale de Westminster qui a été communiquée dans la dernière séance de la Société des Antiquaires de Londres, par M. AV. -II. Black. D'après ce document la date certaine de la mort d'Holbcin doit être placée en 15 13 et non en 155t. comme on l'avait cm jusqu'à présent. Cette date, du reste , concorde parfaitement avec les comptes de la maison de Henri Vlll dont l'artiste faisait partie en qualité de valet de chambre du roi, et qui ne font plu» mention de ses gages depuis cette époque, ce qui avait déjà été remarqué.

Holbein n'est pas mort de la grande peste qui a ravage Londres en 155-1 , mais d'une épidémie antérieure At plus de dix années. II ressort aussi, de l'enregistrement par la cour, qu'il est mort insolvable comme mourait Rembrandt un siècle plus tard, et beaucoup d'autre* particularités que M. Blark se réserve de joindre nu document qui sera publie dans le prochain volume de h Société des Antiqtnircs de l^ndres.

L'autre découverte est aussi un testament, celui île Jean Hemmling, qu'il nous faudra écrire désormais Memlinc ou Memlvne , suivant le document que vient de publier un recueil belge, le Journal dru ficaus-Jrtf. publié à Anvers par M. Siret. L'illustre artiste qui a seni i de thème à tant de fables ingénieuses, est mort a Brafes i en 14115, riche, propriétaire, et laissant troi> enfant*. ' Jean, Coniélie et Nicolas. Sa femme, appelée Anne, étiit , morte en UK7, et il est trcs-probable que l'aine des en- | fantsa suivi la carrière de son pere.

Deux documents cites dans le commentaire puM»" * la suite de cet acte important orthographient soiinoro: 1 Joann van Memniingen, ce qui pourrait aussi Caire *m- , jeeturer qu'il était ne a Memniingen, petite ville df Bavière, située entre Mm et Lindau.

VKNTKS PUILIQLKS.

Quelques jours de retard dans la publication de notre deuxième numéro nous permettent de donner des aujourd'hui les résultats de la vente des collections àa priuce Snllykoff. On a beaucoup causé sur cette opération. Les armes européennes écartées, le reste avait r\r acheté en bloc par >IM. Achille Scillière et Comp., et le tout a été revendu en détail pour leur compte. On ? semblé craindre , en voyant la spéculation, armée de 1 capitaux énormes, se porter sur ce genre d'affaires pour la seconde fois depuis un an, de voir se former une nouvelle bande notre pour le démembrement de nos collections.

I) autre part, tout oblige en ce monde, même une grand* i fortune, et on a blâmé, au point de vue de la convenance, M. Achille Seillierc, un des grands fournisseurs 1 de l'administration des tabacs et des ministères de la guerre et de la marine, cinquante fois millionnaire , et \ qui pouvait fort bien acheter la collectiou pour son propre compte, d'en faire l'objet d'une simple spéculation. D'autres auraient voulu, puisqu'il désirait garder pour lui une partie des objets les plus précieux, qu'il ne

DU CABINET DE LWM ATKCH.

laissât pas Ip public dans une incertitude <|ni a peut-cire uni au bon résultat de la vente, et que les objets qu'il voulait conserver eussent été préalablement retirés.

Le tout avait été acheté, dit-ou, 1,750,000 fr. I^-s armes orientales ont été vendues en bloc à S. M. l'empereur de Russie pour la somme de. . . . 190,000 fr. La vente du reste a produit 1.770,000 .

Total i,:m;o,ooo fr.

Les frais de vente et de commission d'achat peuvent être évalués à 250,000 fr., l'affaire a donc été médiocre au point de vue financier. Il est vrai que, dans ce compte, ne sont pas compris deux beaux portraits en émail et vingt - six montres charmantes du seizième siècle, qui n'ont pas été adjugées.

Le représentant des musées de Londres a acheté pour 300,000 fr.; le musée de l'hôtel Cluny pour 35,000 fr., et le musée du Louvre pour 4.1,000. fr.

Beaucoup de marchands anglais, qui ont passé et repassé la Manche quatre fois de suite pour assister à la vente, ont fait de belles acquisitions. Les amateurs français y assistaient en grand nombre ; mais beaucoup aussi, et pour cause, s'y étaient faits représenter.

Ijj vente a été rondement menée; à M. Roussel, directeur habituel de ces grandes opérations, on avait adjoint MM. Caran prre et (ils. M. Louis Caran ne nous parait pas avoir le tact qui contient aux fonctions d'expert ; il est passionné, presse son public, trouve que I tout se vend trop bon marché. Il y a un tempérament à tenir dans ces sortes d'objurgations ; les amateurs sont I de véritables sensitives, un rien leur Tait replier leurs i ailes, trop de zele nuit souvent. C'e>t du reste avec rc- I gret que nous verrions ce jeune homme, habile ciseleur et qui ne manque pas de gortt, abandonner l'art et les services qu'il peut rendre aux collectionneurs d'objets précieux , pour embrasser la carrière des ventes publiques. Il va sans dire que M. Charles Pillet tenait entre ses mains le marteau des adjudications. .Nous avous admiré uue fois de plus, dans cette lougue séance d'un mois, son esprit toujours présent, sa voix d'une égalité inaltérable, répétant, sans être jamais monotone, les mêmes paroles de mille manières différentes ; c'est vraiment un grand art : il dépasse de beaucoup son prédécesseur, M. Bonnefonsde Livialle, qui était excellent. Beaucoup d'objets ont obtenu, dans cette vente, des J prix exceptionnels et très-élcvés; mais ils étaient d'un 1 choix hors ligne; nous donnerons dans nos prochains numéros la liste complète des prix d'adjudication et quelques observations sur la rédaction du catalogue où percent plusieurs vues systématiques capables d'égarer l'opinion des amateurs sur l'origine de certaines classes d'objets du treizième et du quatorzième siècle.

— Nous enregistrons seulement pour mémoire, parmi quelques-unes des ventes de tableaux du mois dernier, celles des collections de MM. Leroy d'Ktiolles et d'Aigremont. Cette dernière contenait quelques bonnes peintures hollandaises qu'on s'était fait un plaisir de décrier à l'hx position, nous ue savons dans quel but, et que le propriétaire a prudemment retirées ; le reste dont il n'est pas intéressant de conserver la trace, rentrait dans ce qu'on appelle la tableaumanie ; douce passion qui fait beaucoup d'heureux a bon marché! La Galerie Leroy d'Étiolles avait dans le monde une graude notoriété. Grâce au nom du célèbre docteur, ou parlait de ses

haphael ; Corrége, Titien et le Vinci devaient aussi s'y trouver reunis avec beaucoup d'autres merveilles; il n'y avait dans tout cela que beaucoup de bon vouloir de la part du propriétaire peu connaisseur, et de très-pauvres peintures. On n'a pu moins faire, dans le catalogue, que de les placer sous la dénomination dVco/e de..., ce qui pouvait, au besoin, ressembler à une épi gramme.

Cependant, comme cela arrive toujours dans ces sortes d'occasions, on voit desTitien, des Rembrandt et des Velazqucz se vendre 1,500 et 2,000 fr. C'est beaucoup trop s'ils sont apocryphes, c'est trop peu s'ils sont vrais. On ne déracinera jamais de l'esprit de certaines gens que l'on peut chaque jour, dans les ventes publiques, sans même s'y conuailre beaucoup, acheter des chefsd'œuvre pour quelques louis.

— Mais une opération sur laquelle il convient de s'arrêter, c'est la vente d'une Sainte-Famille attribuée à Sébastien del Piombo, que nous avions déjà vue à l'hôtel Drouot l'année dernière escortée d'une déclaration d'authenticité de M. Ch. Blanc. Je uesais vraiment pas quelle peut tftre au juste la valeur d'une déclaration d'authenticité faite par M. Blanc; pour beaucoup de gens, elle ne vaut guère plus que le fameux billet de iNinon; toutefois, tant est grande, chez nous, l'influence de la lettre moulée, comme le remarquait Paul Imuls , elle avait fait accourir beaucoup de curieux, et lorsque l'adjudication fut prononcée au prix de 40,000 fr., nous vîmes autour de nous certaines gens, habillés d'une certaine manière, s'écrier en hochant la tête : C'est un bon coup! c'est un bon coup!

Le mystère s'est un peu éclairci cette année, la Sainte- Famille authentique avait été rachetée par son propriétaire, M. Viguolle, qui vient de la remettre en vente. Obligé, dit la notice, * de quitter Paris pour retourner doits non poi/s natal, il .*e résolut à se séparer de cette wurre importante. » Le public s'est montré singulièrement refroidi, et la Sainte-Famille a été adjugée au prix de 15,000 francs; nous ne sommes pas curieux, mais nous voudrions bien savoir à qui. Si, par hasard, c'était encore à son propriétaire, ne voilà-t-il pas un galant homme bien trompé dans ses espérances; il aura eu à payer 4 ou 5,000 fr. de frais, un peu plus peut-être que ne vaut son tableau qui u'est pas mauvais sans être pour cela de Sebastien del Piombo, un des plus grands maîtres de la renaissance, dout les œuvres ont cet aspect de grandeur et de fierté qui fait toujours penser à Michel- Ange.

C'est une singulière erreur que de croire à l'influence des articles de journaux sur les ventes. Annoncez, mais ne louez pas ; si la chose est bonne, vous n'avez pas affaire à des aveugles ; si elle est médiocre, la clairvoyance est bien plus grande encore.

— Avec les colleelions.de MM. Leroy d'Étiolles et d'Aigremont nous avons vu reparaître dans les catalogues la forme littéraire qui en était bannie depuis longtemps; dans le premier, nous avons reconnu la plume exercée d'un écrivain qui signe du pseudonyme W. Burger beaucoup de petits livres très-bien faits sur l'art flamand et hollandais. Les descriptions de l'autre ont été généralement trouvées trop longues.

Mais le catalogue des estampes de M. G. de Arozarena avait une préface attribuée à un jeune amateur de

GAZETTE ET BULLETIN DU CABINET DE L'A MATEUB

Paris, d'une littérature douteuse et d'une orthodoxie très-contestable, qui uous a valu une piquante brochure de M. Rochoux, le bon marchand d'estampes du quai de l'Horloge.

Voici le passage de la préface incriminée : « Les estampes qui composent cette collection sont presque exclusivement celles des peintres, M. D. G. de A. ayant compris, dès le premier jour qu'il colligeàt, la distance qu'il y a eutre les gravures émanant directement de l'artiste qui >j met sou âme et celles , peut-être plus soigneusement exécutées, de ces traducteurs qui ne reproduisent jamais qu'avec froideur des chefs-d'œuvre.

« Toutes les écoles sont ici représentées, sinon en leur eutier, du moins par ces maîtres prime&auticrs qui seuls comptent vraiment dans l histoire de fart qu'ils résument. »

Kochoux est un original plein de goût et de connaissances; c'est même le seul aujourd'hui, parmi nos experts, capable de bien rédiger un catalogue raisonné ; sa plume dit facilement tout ce qu'il veut dire; il a une clientèle distinguée ; il a senti la démangeaison de relever le gant et de prendre la défense de Marc-Antoine Raimondi, de Paul Pontius, de Worsterman, des Atidran de Pesnc et de beaucoup d'autres assez maltraités comme on a pu le voir dans le passage cité. B l'a fait un peu vivement, mais avec chaleur; le trait, par exemple, où il compare la prose du jeune amateur à celle de M. Jourdain nous a paru forcé; néanmoins, la brochure de Rochoux est cuiieusc et doit être lue,

I^s estampes de M. G. de Arozarena n'avaient rien ii faire avec la préface de sou catalogue. Très-bonnes et très-belles, rares et bien choisies, elles ont attiré à Paris les marchands d'estampes de Vienne, de Bruxelles et de Francfort, beaucoup de commissions de I^udres et tous les amateurs. Rembrandt occupait , dans celte collection, 300 numéros. La suite des paysages était fort belle, et il avait fallu des circonstances tout exceptionnelles pour les réunir eti aussi grand nombre. Adrien van Ostade y était presque complet. Mais un maître qui y était aussi très-bien représenté, Martin Schongaucr, a été l'objet d'une faveur très-marquée. A mesure que l'on se dépouille de certains préjugés, l'intérêt croit pour beaucoup de monuments jugés eu passant. En l'étudiant, ou trouve beaucoup de grâce et de finesse dans cet espèce de Léonard de Vinci tudesque. Dans quelques compositions, il arrive presque à la beauté par le sentiment.

La collection de M. de Arozarena, fruit de grands efforts, recueillie sur différents marchés d'Europe, vient d'être dispersée de nouveau. Chaque pièce est marquée, et comme il est daus l'intérêt général que les amateurs puissent annoter leurs catalogues, nous donnerons la suite complète des prix de vente daus les numéros suivants.

A propos de marques et de cette dernière vente, nous

signalerons un développement funeste de cet usage; les collections changent aujourd'hui si souvent de propriétaires que les estampes en seront bientôt courent* si chacun adopte cet usage. Sur celles de la collecliomk M. d»; Arozarena, les initiales étaient appliquées en encre . bleue, surchargée d'huile, d'un fâcheux effet.

— Madame la comtesse Lchon, exproprié»- par la nilr ét ' Paris, qui lui prend son charmant hôtel des eliamps-Ehien pour y taire passer un dp* nouveaux boulctards, avait mis «i >onlc un petit nombre de toile» délicieuses. Ou remarquait mlotit mi charmant Adrien «an Ostade, qu'on nou* dit atoir tir acheté pour S. M. l'Impératrice el qui lui a été litcioMil dr» pulé par M. Kug. Dutuit, de Koucn; un Jean Wcttm «i,«W; une aquarelle éblouissante de Decamp* , la Sortie Je lÈcUt, qui a fait partie de la collection de M. P. Pcrrier; deu\ Lbleaux de Meissonicr, un Peintre à ton chevalet et U Ltmr. \* jeii de lumière et la hardiesse de l'effet étaient d'une |irv4> gieuse vérité dans le dernier. Voici les prix d'adjudication :

1 G ru. SB. In portrait t,,V*<

2 A. I)K Drei x. Chasse au faucon il.ftiO

3 1.1cm. Départ pour la chas* 3,i»

t Idem. Chasse au renard 7,00*

j DecaMFS. Lu .Sortie de l'école (1841 1. —

Le marquis d'Herlfort. . 3I,W0

C Idem. Che* aux de hallage. — Item... î,!*1

7 Utm. Femmes au bain. — Idem . . .

8 Idrm. Itataille des Cimhres. — M. J. Fau... îi.ntw 0 Mamiiiut. Vue d'Orient.— Le niarq"d'llertforl. Ci*)

|0 Mei»m>Mer. I n Peintre à son chevalet. —

M. Petit... II >•«

11 Idem. Le Liseur. — M. Petit... U,r»

12 ZlKM. Chariot vainque. — N. Boulanger.... 1? L. IUCJU Isex. Une Marine

I i Peter dk Hoogn. La Jeune Mère . ^

l.'i Idem. l'ne Dame portant un chien.--

10 Nktsciikr. Le Conrcrl d'amateur*. M. Lancutilk >,<'*>

17 Ostade. Le Joueur de vielle :W

18 Rembrasut. I n portrait :>-M

19 Terbirg. La Visite V1,**

20 Vas des Veldk. l'ne Marine. — M. Laucutrik . l*1*"'

21 J. Wkkmx. Chien de chasse el Gibier. —

Le marquis d llcrtfort . . . IV'»"

BIBLIOGRAPHIE

ÀMMAtnK DU BIBLIOPHILE pour l'année 1801, puhlif r« M. LOUIS Lacolb, deuxième année, Parti, £uf. J/r«f"v- 1801, iu-12. Ce petit volume contient beaucoup d'iudKalinutiles à cuunaJtre sur le service intérieur et sur le perwn»' ^ nos collections publiques, les accroisseinenls qu'elle» rrr»>™' chaque aunée, el une foule de renseignements d'un Uilerrl le»' spécial pour les amateurs. M. Lacour n'a peut-être p» G*"'" bien place ses affections, m.iis a\ec lelenip<son Am*»ai" * lierfrclinmtcra. Nous avons particulièrement rem*np*- r"»*' les notices, celles sur la bibliothèque d'Ëvora en l'ortopl, >" les maison* des imprimeurs célèbres du seizième sieck , et les diverses façons d'aimer les litres.

LE CABINET »E L AMATELR ET DE L'AYTIQIAIRE

d" srRtt)

Publie «on» la direction 4c M. Etc. PIOT 1842-46. Paris, Oidot, 4 volumes grand in 8». figures.

AO franc».

«elle collection, complète mi t \„)., n'a ja isélé mi«c dans

le commerce, et il n'en mie qu'un pelil nombre d'exemplaires.

LE CABIXET DE L'AMATEt'R (2* Jcrie) parait lou»fr> mois, à partir de mai» 18(il, par (maison* de 2 feudJe» l,-*-«

On s'abonne, à Paris, chez Fiftm* Didot vilulU. »«-5" C". .Mi, rue Jacob; chef lous les directeur» de poilc r' rt"; tous les libraires de la France et de l'étrau$er.

AbOBRteiuent i>our Pari*. Viai Il

— pour lea €>p»rtenaenla. . . l*

L'n petit nombre d'exemplaires d'amateurs a été lue mr Çi»<" |«ipier sergé fort. Le prix est de 21 fr. par an.

Tout ce ,iui concerne la rédaction doit être cdrr^e («r* >k | ON à M. ÉtIO. PlOT, rwe Saint-Fiacre, n« 20, « Par».

l'iiriî.-

d« Ad. R. Uine et J. Uamu, rue Jacob, 58.

SOMM AIES

N 3. Mil 1861

Hubert NanleulL- Hcflexiua.. et Maxime» »ur la p.. mure. Pages 33 1 Vasque k irai» Mw», faïence d'Lïbin .. . . ! de la »eri«ic vénitienne. J'remicrr pailif.).. . 39 | Grand calice en verre taiW au \V* attelé.

SB

MOUVEMENT DES MUSÉES

I.e musée de l'hôtel de Clunv vient d'ajouter une neuvième couronne aux huit eourounes d'or visigothes du vu' siècle qu'il possédait déjà. La réunion seule de ces monuments d'une grande rareté place le musée de l'hôtel de Clunv au premier rang. On sait que les huit premières ont été trouvées à la fuente de Guarrazar , près Tolède , en 1858 ; les Touilles en avaient mis au jour quatorze ; six plus ou moins endommagées, dit-on, ont été fondues à la Monnaie de Madrid; les autres sont maintenant à l'abri de ce danger. La neuvième a été découverte non loin de l'endroit qui avait donné les premières, avec quelques fragments également en or: un beau fleuron , des bouts de chaîne et deux maillons ciselés, qui ont évidemment appartenu aux chaîna de suspension de la plus grande de celles que nous possédons, qui porte, suspendues en forme de pendeloques, les lettres composant le nom du roi llecesvinthus.

Le bandeau de la nouvelle couronne est une sorte de treillage composé de trois cercles réunis par des attaches verticales; chaque point d'intersection est orné d'un chaton contenant un saphir ou un fragmeut de nacre , et à l'intérieur de chaque maille se balance une petite pendeloque en or termiuée par une perle fine. Elle est , comme les autres, suspendue pur trois chaînes d'or qui se réunisseut sous un double fleuron; une quatrième plus longue, pendant au milieu, porte à son extrémité une croix d'or ornée sur ses deux faces de saphirs et de nacre, comme la couronne elle-même. A l'extrémité des branches de la croix sont attaches des saphirs en forme de poire, traversés par un III d'or. Le tout pèse un peu plus d'un demi-kilogramme ; les pierres sont au nombre de cent dix-neuf.

On a beaucoup écrit , sans rien dire de bieu satisfaisant, sur ces couronnes d'or de IVpoque gothique. Elles étaient si nombreuses au vu* siècle, que, lors de la prise de Tolède par les Arabes , on assure que les églises en renfermaient quinze mille ; reste à faire la part de l'exagération.

La cathédrale de Monza, Saint-Ambroise de Milan

et le trésor de la basilique de Saint-Marc de Venise en ont possédé un certain nombre ; elles étaient appelées Cicendeli, — Cicendelarius hehdomadarius, — dit un acte du temps , et servaient d'ordinaire à suspendre des lampes. Nous reviendrons sur ce sujet.

— Le musée de l'hôtel de Clunv a fait quelques bonnes acquisitions, à la vente de la collection du prince Soltikoiï, en monuments religieux pour la plupart, croix, crosses, châsses, reliquaires et vitraux peints; non pas ce que nous aurions voulu , mais il faut être modeste Nos lecteurs trouveront signalées dans la liste des prix d'adjudication de cette collection, que nous donnons plus loin, les acquisitions faites par le conservateur, M. Dusommerard.

— M. le duc d'Ilamilton a fait don au même établissement de deux belles figures eu marbre blanc , deux de ces moines pleureurs qui ornaieut autrefois le tombeau de Philippe le Hardi dans la Chartreuse de Dijon. Il est peu de monuments qui lassent plus d'honneur à l'art français de la fin du mv« siècle que cette suite de personnages si variés d'aspect, touchants ou expressifs dans leurs longs jets de draperie. Des quarante statuettes qui décoraient le tombeau de Philippe le Hardi , beaucoup manquent à l'appel ; le musée de Clunv en possédait déjà deux ; il serait iutéressaul de les savoir toutes réunies à Paris ou à Dijon. Aussi louerons-nous surtout l'attention délicate du noble donateur, d'avoir voulu conserver à la France des mouumeuts qui ont pour elle un intérêt tout particulier. — Les deux ligures données au musée de l'hôtel de Clunv avaient été pavées 1,550 fr. à la vente de la collection Rattier, en 1859.

— Deux beaux ivoires, provenant également de la collection du prince Sollikoff, sont eutrés au Louvre. L'un, une grande Vierge en ivoire, qui avait appartenu à M. Lenoir , et plus tard à M. Sommesou, a été payée 15,200 fr., vivement disputée par M. le duc de Blacas. Elle ne s'était, je crois, vendue que 3,000 fr. lors de sou dernier passage aux enchères. C'est une belle pièce, sans cependant avoir rien de bieu piquant, comme il est facile

GAZETTE ET BULLETIN

d'en juger maintenant, en la comparant aux autres sculptures du même genre qui sont au musée. Peut-être n'est-elle autre que celle qui figurait dans la deuxième armoire du trésor de Saint-Denis, décrite dans l'inventaire: « Une image de Notre-Dame, faite d'y voire, couronnée d'or, enrichie de pierres précieuses. » Nous croyons même nous rappeler qu'il avait été question de sa revendication par l'K.tat, lors de sa dernière apparition a la salle des ventes, en janvier 1848.

L'autre ivoire, le couronnement de la Vierge, est d'un beau style, mais laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la conservation. Les couronnes sont mutilées et les bras de la Vierge manquent. Si le Louvre l'a achetée pour le musée des Souverains, sur la frivole assertion du catalogue que ce groupe représentait Philippe III et Marie de Brabant, sa femme, c'est une grave erreur, contre laquelle aurait dû se mettre en garde le catalogue lui-même, qui, pour légitimer les bars dont le manteau de la Vierge est semé, a inventé une union de la Lorraine avec le Brabant, qui n'a jamais eu lieu. M. Ir directeur général des musées u'est pas obligé de savoir tout cela ; mais les conservateurs devraient s'y connaître.

Ce groupe provient d une église de Saint- Jean de Maurienne, en Savoie, où il a été acheté il y a quelques années par un négociant français. L'adjudication, poussée jusqu'au prix excessif de 30,000 fr. , nous fait regretter bien plus vivement encore la belle citasse de Limoges , ornée de sculptures en ivoire; d'une importance bien autrement considérable pour l'art français du xn* siècle, à qui elle appartient.

M. le comte de Nieuwerkcrkc semble attacher un peu de coquetterie à sa présence aux ventes publiques ; il n'y vient pas souvent, mais il aime à s'y faire applaudir. Les manifestations de ce genre sont d'un goût douteux; il y avait, du reste, beaucoup d'ironie dans celle qui a été provoquée par cette dernière adjudication. Tout le monde savait que le groupe du couronnement de la Vierge était resté quiuze jours au Louvre il y a quelques années, et que l'administration avait refusé d'acheter pour 5,000 fr. ce qu'elle payait aujourd'hui 30,000 fr.

M. le directeur général des musées ne paraît pas non plus se douter des daugers de sa présence dans les ventes publiques. Elle est toujours l'indice d'une démonstration énergique et il y vient avec une bonne foi naïve qui ue laisse pas que de rejouir fort les intéressés. Comme il connaît mal ce terrain où on ne laisse rieu tomber , ni une parole ni un regard ! Que ne prend-il exemple sur quelques-uns de nos plus riches amateurs , qui s'entourent de précautions infinies pour qu'on ne puisse ni pénétrer leurs secrets ni devinerleurs préférences? Le temps de la confiance est passé ; ici tout se vend , s'escompte et se paye.

— Ce qui restailde la collection Campana, c'est-à-dire la partie la plus nombreuse , vient d'être acheté par S. M. l'Empereur, qui avait envoyé à Home à cet effet MM. Léon Renier et S. Cornu. M. le directeur général des musées est allé présider à son transport en France. Une autre fois nous entretiendrons plus longuement no» lecteurs de cette nouvelle acquisition. Si nous avons à y regretter l'absence de quelques pièces d'une rare beauté , elle abonde encore eu monuments d'un intérêt

valions de notre deruier bulletin sur les catalogues du musée du Louvre. Celui de la collection des marbres antiques a été réimprimé en 1848 et ue manque que depuis huit ou dix ans. Pour le catalogue des émaux, dont nous annoncions le prix à un franc cinquante centimes, cela n'est vrai que de la première édition ; la seconde se vend trois francs. Rien n'y a été changé que le prix, ce qui confirme notre observation sur les tendances de l'administration des musées à faire payer cher au public l'instruction élémentaire qu'il peut trouver dans ses catalogues. On sait que le prix de revient d'une deuxième édition est toujours moins élevé que celui de

VENTES PUBLIQUES

L'hôtel Drouot u'est plus maintenant qu'uue solitude, et il reste encore à notre bulletin des ventes une assez longue revue à passer des collections vendues c« priutemps. Nous prendrons mieux nos mesures pour la saison prochaine. Cependant, comme uotre compte reudn des ventes est plutôt fait dans le but de conserver de* renseignements utiles aux amateurs que dans celui de contenter une vaine curiosité , il est sans inconvénients que nos entretiens se prolongent après qu'elles sont terminées.

Comme nous l'avons fait autrefois pour les galeries Perregaux, Aguado et du cardinal Fesch , pour la collection d'estampes Debois, nous donnerons la liste complet? des prix d'adjudication des collections Soltikoff et Arozarena. Peu d'amateurs sont nommés dans la première; ils avaient pris des précautions exceptionnelles pour s"» faire représenter ; nous respectons cet incognito toute» les fois qu'un intérêt général ne nous parait pas intéresse à connaître entre quelles mains passent quelques objets

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