I.E CABINET DE L
mots, à partir de mars 1 80 1 , p
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J. B. Oudiy. neuvième diKoure >ui la fKinlur*- 107
NOUVELLES DIVERSES
Sa Majesté l'Empereur vienl de faire acheter, sur sa cassette particulière, par l'entremise de M. Ivéon Renier, la portion du mont Palatin qui est comprise sous le uom de Jardins Fnrnètr et qui appartenait à l'exroi de Nnples.
Cette partie de la célèbre colline cst#dc beaucoup la plus considérable. Il ne reste, en dehors du domaine acquis par l'Empereur, que l'ancienne lilla Mi/h, au sud, tant de fois fouillée, et dans laquelle se trouve aujourd'hui un couvent de religieuses françaises ; cl, au levant, une maison de franciscains.
Les terrains achetés n'ont pas moins de sept hectares d'étendue. Ils renferment les fameuses mines du Palais des Césars, dont deux étages entiers sont comblés depuis le temps de l'invasion des barbares et doivent receler des statues, des peintures, des inscriptions du plus haut intérêt. C'est de ce sol, à pciue remué jusqu'à ce jour et dans un espace irèsrestreinl, que proviennent cependant plusieurs chefsd'œuvre de l'art antique. C'est encore dans ce domaine que l'on a retrouvé récemment les murs primitifs de la plus ancienne enceinte de Home, celle qui entourait le ' Palatin lorsqu'il supportait seul la ville primitive, au temps même de son fondateur.
M. Pietro H osa, auteur de la grande carte archéologique et topographique du Latitim, a été nommé conservateur du Palais des Césars. Il est en même temps directeur des fouilles, qui commenceront au mois de novembre de cette aimée.
— Une exposition de tableaux modernes et d'objets d'art anciens, à Caen, a suivi de prés l'exposition de Rouen. Nous aurions su en rendre bon compte à nos lecteurs si nous n'avions préféré prendre le chemin de Florence pour assister à la première exposition de l'industrie italienne, dont nous dirons quelque chose dans notre prochain bulletin. Même aujourd'hui, l'industrie italienne a pour nous uu intérêt d'art qu'il est bon d'é-
tudier. Les vieilles traditions qui n'étaient qu'endormies s'y sont réveillées, et elle a sous les yeux tant de modèles admirables !
Caen renferme plus de bibliophiles que d'amateurs proprement dits ; mais cette ville est depuis quarante ans le foyer de cette agitation archéologique que M. de Caumont, toujours jeune et infatigable, rempli de chaleur et d'entrain, promène chaque année dans un département nouveau, au grand profit des études et de In conservation des monuments français. Caen a aussi un musée des plus riches parmi les musées provinciaux français. Il a conservé de sa première fondation, après les guerres de la Révolution, quelques pages italiennes importantes. M. Abel Vautier, qui possède une belle collection de tableaux et de manuscrits à miniatures, avait donné au public les clefs de sa maison, et la visite de son cabinet n'était pas un des moindres intérêts de cette excursion.
— La découverte d'un nouveau gite de kaolin, en France, qui nous est apportée par uu journal de département, est pour nous toute de circonstance. C'est dans la commune de Clouart (Finistère), que l'on aurait trouvé de la terre à porcelaine sur une étendue de plusieurs hectares et d'une très-facile exploitation, dans le voisinage d'un cours d'eau.
Nous ne savons au juste toute son importance, mais on nous dit quedes échantillons de cette terre, envoyés à la manufacture de Sevrés, ont été reconnus de la plus belle et de la plus pure qualité.