‹ Le cabinet de lectureChapitre 117 sur 249 · SI' H LES HOMMES ET LES CHOSES DU JOUR · texte numérisé non relu

SI' H LES HOMMES ET LES CHOSES DU JOUR

(Extraits).

On continue à beaucoup danser à Paris.

A l'une des d "rnières soirées de Mmc' de T**% — où l'on joue un jeu

(1) Les Lettres cochinchinoises, dont l'auteur est M. Albérir Second, paraissent le 15 de chaque inuis, chez Martinun, rue du Coq-Saint-IIunorc, et coûtent 1 franc.

d'enfer, — E. R***, l'un des membres les plus furieux du Club-Jockey, faisait une partie de bouillotte, — à un louis le jeton.

— Déjà E. IV" avait été décavé plusieurs fois, et sa mauvaise humeur, à peine contenue, se trahissait par mille mouvemens perceptibles. — Tout à coup, poussé à bout par son infortune, R*** jette les cartes, quitte le jeu, et fait entendre un effroyable jurement.

On s'arrête, — on se regarde, — on se consulte. — Tableau. R***, qui s'aperçoit de l'effet produit par son exclamation , revient sur ses pas :

— Messieurs , dit-il, je vous demande pardon. J'aurais dû dire F et passer outre.

*,* Un marchand d'estampes, bien connu à Paris, M. Aubert, publie des albums comiques qui obtiennent beaucoup de succès.

Le dernier album par lui mis en vente a pour titre : Deux .filles vaccinées à marier. — C'est l'histoire bouffonne de deux vieilles demoiselles qui ont horreur du célibat.

Selon l'habitude des marchands parisiens, M. Aubert a fait des annonces pour faire connaître sa nouvelle publication ; et l'on a pu voir durant ut e semaine cette phrase, stéréotypée en gros caractères, à la quatrième page des journaux :

Page 1