‹ Le cabinet de lectureChapitre 147 sur 249 · On lit dans le Times du 13 avril · texte numérisé non relu

On lit dans le Times du 13 avril

« Les rapports que l'on vient de recevoir sur l'attaque des forts de la côte de Chine et des navires chinois portent que les fusées à la Congrève ont été un des moyens les plus actifs d'opérations que l'on a employées. Ces puissans auxiliaires de notre artillerie ont été fournis par les magasins de notre Compagnie des Indes orientales qui, de tout temps, en a eu de forts approvisionnemens. Ces moyens de destructions ont prouvé leur immense supériorité sur ceux que pouvait nous opposer le puissant empereur, cousin du soleil et de la lune. Il est de fait cependant que les Chinois sont les véritables inventeurs des fusées, soit comme pièces d'artifices, soit comme instrumens de guerre; mais les leurs sont loiu d'avoir la puissance de destruction que nous avons su donner aux nôtres. Leurs fusées ne sont bonnes qu'à jeter quelque trouble et quelque confusion dans les rangs de la cavalerie ; tandis que celle que nous devons à sir William Congrève peuvent atteindre à une distance de 9,000 pieds, et ont une puissance telle qu'à 3,000 pieds de distance elles peuvent renverser des murailles ou des monceaux de terre de vingt pieds d'épaisseur. Les progrès que font de jour en jour, et surtout daus l'arsenal de Wolwieh, ces instrumens modernes de destruction, sont vraiment extraordinaires. Aussi les Chinois se souviendront-ils long-temps des ravages qu'ont causés à leurs forts de la côte et à leurs jonques nos puissantes fusées perfectionnées d'après le système nouveau. »

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