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race précieuse, qui est de jour en jour plus estimée en Angleterre, s'acclimate fort liien eu France, et que son croisement avec les races indigènes donne les meilleurs résultats.
— Le roi de Prusse vient de conférer l'ordre de l'Aigle rouge à M. Molière, prédicateur français à Berlin, eu témoignage d'estime et de considération.
22. — Le li'.s de Ruujet-Singli, qui, à la mort de No Nahal-Siugh, avait d'abord été appelé au trône par les grands du Pcnjàb réunis à I.ahore, qui s'était vu ensuite obligé décéder devant les prétentions de sa belle-sœur, et que les dernières correspondances nous représentaient comme tout-à-fait perdu et ne sachant pas où cacher sa tête, Sher-Ningh vient de rentrera Lahore eu triomphateur, après trois jours de combat. Appuyé, dit-on, par les officiers français qui ont autrefois servi son père, et qui lui avaient amené une partie de l'armée sikhe, il se présenta, le 1 I janvier dernier, sous les murs de Lahore.
Toute la journée se passa en canonnades; mais le lendemain une intrigue bien conduite lui livra une porte de la ville. Le 10 au matin, la princesse , qui s'était bravement défendue dans son palais , fut obligée de s'enfuir. O.i dit que deux mille hommes ont péri dans le combat.
Les vainqueurs abusèrent de la victoire; les troupes, livrées à l'indiscipline, se révoltèrent contre le général Court qui, poursuivi par des insurgés, vint se mettre eu sûreté dans la maison du gênerai Ventura; mais les mutins, aidés par les troupes mêmes qu'on avait appelées pour rétablir l'ordre, brûlèrent la maison. Le général Court fut cependant assez heureux pour leur échapper, et aujourd'hui il est à Firouzipore sur le territoire anglais.
Tous ces évenemens ont, à ce qu'il semble, déterminé les Anglais à intervenir comme le juge de la fable, en s'emparant du pays pour mettre les parties d'accord. Les journaux de l'Inde sont unanimes surce point. C'est une affaire où, disent-ils avec un admirable sang-froid, il ne saurait être question de droit. Juste ou non la conquête du Pendjab est aujourd'hui résolue, car l'Angleterre a un besoin absolu d'être maitresse de ce pavs pour assurer ses communications avec le Caboul. Les troupes .réunies à Firouzipore ont reçu l'ordre de marcher en avant, et il est probable que l'empire fondé avec tant de talent, de patience et de courage par Runjet-Singh, n'existe plus aujourd'hui.
{Journal des Débals.)
Le mariage de la fille aînée de l'archiduc Régnier avec le prince
roval de Sardaigne sera, dit une lettre de Vienne, conclu nés prochainement. L'empereur du Brésil, don Pedro, épousera, dit-on, une autre fille de l'archiduc Régnier, ou bien une fille du prince de Salcrne, dont la mère est une princesse autrichienne. La princesse Januaria, sœur de don Pedro, épousera un prince, fils du duc de Modène. C'est M. de Lisboa qui est chargé de négocier ces mariages.