Nous lisons dans l'Observateur de l'Aisne
"Une riche veuve qui ne compte, hélas! que soixante-dix-neuf printemps, et qui habitait une commune du canton de Saint-Quentin, s'est laissé enlever, il y a quelque temps, par un homme entre deux âges, marie et père de famille. Ce couple amoureux est allé faire une lunedemiej à Paris- mais il parait que déjà la tendre veuve est abandonnée de son infidèle, de son ingrat ravisseur. »
Les journaux de Clermont ont parlé, il y a quelques semaines, d'un
cas de catalepsie qui s'est manifesté chez un officier polonais, dont le sommeil s'est prolongé sans interruption peudant huit jours. Nous sommes dit le Journal île Tlliers, en ce moment témoin du même fait. Cet officier qui se trouve dans notre ville, chez son frère, réfugié comme lui, s'est senti, il v a quatre jours, (iris d'un besoin de dormir tel que les efforts de son frère pour l'en empêcher ont été inutiles. Il s'est déshabillé avec la plus grande rapidité, et s'est précipité sur un lit où il est encore à l'instant ou nous écrivons, sans que rien n'annonce un prochain réveil. Nous avons remarqué avec la plus vive curiosité tous les symptômes de cette maladie bien rare de nos jours,
Le malade que nous avons sous les yeux semble dormir profondément; ses yeux sont fermés, sa face légèrement colorée, sa respiration et son pouls sont d'une régularité parfaite. Nous l'avons mis debout, il est resté immobile ; nous avons fait prendre à ses jambes et à ses bras les positions les plus fatiguantes, ils les ont conservées.
Quelques jours avant de s'endormir, il avait causé et beaucoup ri avec un de nos compatriotes: le nom de celle personne prononcé devant lui le fait rire aux éclats; le son de sa voix produit le même effet, et il [tarait ne pas entendre si ou lui parle d'autre chose; les souvenirs de son pays rappelés par son frère, le son de sa voix et ses caresses le trouvent insensible.
— Dimanche dernier, un soldat du 11e régiment de hussards dont le prince Albert, mari de la reine, est le colonel, mais qui se trouve sous les ordres du célèbre lord Cardigan, a subi la peine du fouet dans la caserne de Houslow. Ce malheureux s'étaut évanoui après avoir reçu un peu plus de la moitié du nombre des coups du martinet a neuf branches, tel qu'il avait été fixé par la sentence, on lui a fait grâce du reste.
La presse de Londres s'élève avec énergie contre cette exécution, non point à cause de la barbarie du supplice, mais parce qu'il était infligé uu dimanche, (l'est un nouveau grief ajoute à ceux dont le comte de Cardigan est depuis long-temps l'objet.
2-1. — Aujourd'hui à cinq heures, pendant l'orage qui a subitement éclaté, la foudre est tombée, au Carrousel, sur le toit du guichet qui va de cette place sur le quai. La flèche du paratonnerre qui a reçu le choc du fluide électrique eu est demeurée courbée. Quelques ardoists ont été enlevées ; c'est le seul dommage qui soit à déplorer.
— Le Morning-Herald publie l'extrait suivant d'une lettre de Coustantinople. On ne sait s'il faut prendre au sérieux tous les détails qu'elle contient :
« Dimanche dernier, le sultan s'est rendu à bord de la flotte. Son arrivée a été annoncée par une salve d'artillerie, et le capitan-paeha l'a reçu à bord du MaliinoiuUeh, où un siège d'honneur avait été préparé pour lui en toute hâte dans la chambre du conseil. Le jeune sultan était pâle et paraissait souffrant ; sa visite a rappelé celle que fiu son père fit en 1839 à cette même flotte, quelque temps avant sa mort, et elle a fait naître de tristes réflexions. L'héritier du sultan actuel, Abdul-Assiz, jeune homme d'environ quatorze ans , suivant la politique jalouse de la dynastie ottomane , qui est toujours en vigueur, est en quelque sorte prisonnier dans le palais. Ses appartenions ressemblent à une bassecour, étant remplies, de poules , de canards et autres animaux domestiques qu'il parait aimer beaucoup et auxquels il donne lui-même leur nourriture. Il est aussi très expert dans la danse sur la corde raide, exercice dans lequel il est arrivé à une perfection telle qu'il exécute les poses les plus difficiles sans l'aide du balancier, talent très utile qui pourra, par la suite, lui servir a maintenir l'équilibre de l'Furope. »
Dimanche dernier, jour de la clôture des conférences de M. l'abbé de Ravignan a Notre-Dame, quelques instans avant l'arrivée du prédicateur, on voyait, dans l'assemblée, circuler de main en main des feuilles dont la lecture paraissait exciter vivement la curiosité. Le nom de M. Roselly de Lorgnes allait de bouche en bouche. L'imprimé qui se distribuait était l'annonce d'un nouvel ouvrage du savant auteur, ayant pour titre: DE L.4 moht w.v.nt l'homme. Déjà depuis quelques temps le public religieux en attendait avec impatience l'apparition. Aujourd'hui ce livre a paru, nous ne prétendons pas juger d'un coup d'oeil des travaux aussi profonds et aussi vastes que ceux dont M. Roselly de Lorgnes vient de publier les résultats. En attendant un examen particulier, nous nous bornons à annoncer que ce livre renferme des questions de théologie entièrement neuves, apporte des vues, remarquables dans certaines parties des sciences naturelles, et a principalement pour but de fournir du Fait de la Déchéance et du dogme du péché originel une démonstration historique et scientifique tout à la fois.
Le Cérant, TAQUARD.
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l'aiis, - Imprimerie et litUograpliic de JIAVLDE. ci UENOU, ruç Ballleul, S» elll, près du Louvre-
12e Année. — N" 1U.
Vendredi 30 Avril 1841.
littérature.
SCIENCES, BEAUX-ARTS, MŒURS
MÉMOIRES ET VOYAGES
histoires i.r v>i mi. les.
DEl'X QRAVCRES DE MODE ET IN DESSIN l' vr. MOIS.
On s'adonne i Paris, rua iln Hasard-Richelieu, | n" :*. Dans les déparlemens, chei les Directeurs ile> Postes, les Libraires, »-i aux bureaux des Message ries royales, el des Messageries LaiGtte el caillai J
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