ii-., de 1- ati
V Pari ; été fort malade tout le mois dernier.— D — il en 1 1rs quelque chose. -
des d minutil . les plusjol • — cho-
— cholérinette, etc. Mais, néaumoic en meurent,
— et beaucoup en sont fort malades. — \ d'autres cela produit un effet meilleur pour eux. mais plus fâcheux, ils deviennent hèles et méchaus, de : ' ituels qu'ils étaient,
■ 1 e ci li bre U. — vient de mourir; — un prêtre se présenta el ne fut pas ri u: — J'ai su vivre sans eux, dit 11 . je saurai i< me; — du resl — ne me reproche rien.
Les médecins, — après une consultation, entouraient son lit. — M. \ndral — dit au moribond : — Allons M. 11., — vie.' un mouvement un peu fort, — essayez de tousser, — ou 1 de siffler.
IL — les regarda tous et leur dit; — Vous i d se retourna et mourut.
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: — mi i,, our dans • ■ . — le
plus petit livre qui IIIIS t;
font d'ordinairi ;i la ( s chevaux abot. \pn ocliir, etc.. les chevaux et les !l' J>'
Biçyre,
T,a Bièvre est une rivière qui roule une boue noire et infecte.
II est grave de s'exposer à tomber dans ce marais fétide.
On ne s'y expose pas, — il n'y a pas là de chance à courir, — on y tombe certainement.
L'expérience de plusieurs années a démont ré que les choses se passent ainsi.
Arrivé à la Bièvre, le cheval, fatigué par le terrain sur lequel il a couru et sauté, et se sentant sans point d'appui, résiste et refuse, le cavalier insiste, le cheval saute, — tombe au milieu ou sur l'autre bord, où il glisse et retombe dans la mare — d'oii on le sort avec ou sans le cavalier qu'on repêche, — tous deux noirs, sales, infects, et cela si invariablement qu'on croirait que c'est le but réel de la chose.
C'est le délassement le plus élégant de la plus élégante jeunesse, — et on ne néglige rien pour être regardé par les femmes les plus belles et les plus à la mode.
Le prétexte est l'amélioration des races de chevaux en France. — Jusqu'ici on n'a fait, pour l'amélioration de la race, — qu'estropier et tuer les individus.
*,* J'ai reçu un prospectus annonçant un ouvrage parlementaire — et qui commence ainsi:
A une (poque oii la parole gouverne tout.
C'est plus vrai, — hélas ! — que ne le croit le brave homme, auteur du prospectus, — mais ledit brave homme paraît trouver cela charmant, — c'est eu quoi nous ne sommes plus du même avis.
,\ Il n'y a que les comédies et les tragédies faites par les hommes dont le commencement fasse deviner la fin ; — la Providence est plus mystérieuse dans ses voies, — ses ressorts sont plus cachés , ses péripéties plus imprévues; — le plus souvent dans la vie réelle, les romans n'ont pas de second volume , — les drames n'ont pas de cinquième acte.
»*, Lesganls jaunes. — A ce propos, il me revient une chose à l'es- . prit; je ne m'amuse guère à répondre aux attaques variées dont je suis parfois l'objet de la part de certaines gens, au bas de certains journaux et ailleurs ; — les pages dont se composent les Guêpes n'y suffiraient pas ; — et d'ailleurs je serais bien vengé si ces pauvres gens pouvaient savoir à quel point tout cela m'est égal.
Il arrive cependant quelquefois qu'une attaque à laquelle je ne ferais aucune attention, me donne un prétexte raisonnable de traiter un sujet qui me convient, — c'est ce qui arrive à une sorte de recueil à couverture verte, — auquel je ferai d'abord le chagrin de ne pas le nommer.
Ces Messieurs, en parlant d'une soirée, — veulent bien y mentionner ma présence, — et disent à ce sujet :
— « On a remarqué que ce cbitique portait des gants noirs. — Est-ce par économie ?j>
D'abord, — Messieurs, — pour faire semblant d'ignorer que je fais des livres, il faudrait que les premières pages de votre brochure ne fussent pas occupées par une espèce de récit qu'un de vous a bien voulu copier dans un roman de moi, qui s'appelle Geneviève, et signer de son nom,
Il viendra, —je l'espère, — un jour, — où les hommes n'étant pas tout-à-fait fous , il sera impossible de comprendre l'importance qu'où attache de ce temps à la couleur des gants.
J'ai déjà eu occasion de le dire, — l'ancienne aristocratie tenait a la beauté des mains. — La nouvelle tient à la beauté des gants.
Certaines conditions de l'aristocratie étaient un peu difficiles à atteindre.
Il fallait de la naissance, de l'esprit, du savoir, — du courage, — de l'élégance, de l'honneur.
On a changé tout cela au bénéfice de cette grosse bêtise qu'on appelle égalité. — Tout cela est remplacé avantageusement par des gants jaunes.
Il n'y a plus que deux classes d'hommes en France :
Is'ou pas les honnêtes gens et les fripons;
Non pas les gens d'esprit et les sots;
Koa pas les hommes de cœur et les lâches ;
Non pas les savans et les ignorans;
Non pas les hommes élégans et les rustres.
Il n'y a que les hommes qui portent des gants jaunes et les hommes qui n'en portent pas.
Quand on dit d'un homme qu'il porte des gants jaunes, — qu'on l'appelle un gant jaune, — c'est une manière concise de dire un homme comme il faut. — C'est en effet tout ce qu'on exige pour qu'un homme soit réputé homme comme il faut.
Comme par les raisons que j'ai déduites plus haut, il n'était pas aisé de parvenir à l'aristocratie, on a fait descendre l'aristocratie à la portée du plus grand nombre, — à une paire de gants de cinquante sous.
Mais ce privilège, déjà fort modifié, — ce monopole déjà bien partagé, a fait crier les gens qui n'y atteignaient pas encore, — et on a demandé l'abolition de l'aristocratie comme on demande à présent l'abaissement du cens électoral.
Le besoin de gants jaunes à vingt-neuf sous se faisait trop généralement sentir pour que l'industrie ne vînt pas au secours des victimes du monopole.
On a donc fait des gants à 29 sous; — et les gants jaunes sont restés plus que jamais la première, — la seule condition d'admission et de considération dans le monde.
Je répondrai, Messieurs, à la question que vous voulez bien nf adresser:
— Est-ce par économie?
Pourquoi pas,' — Messieurs; — et si je vous disais tout ce que je n'ai pas été obligé de faire dans ma vie au moyen de semblables économies,
— c'est-à-dire par le mépris de certaines vanités, — en ne désirant jamais de paraître riche, — eu étant plus fier de ma pauvreté et de mon indépendance mille fois que vous ne l'êtes de vos fausses élégances, — qui vous donnent tant de tourmens, — qui vous obligent à des luttes si acharnées qu'elles sont deveuues le but de votre vie, et qu'elles vous forcent, tant le superflu vous est devenu nécessaire, à traiter le nécessaire en superflu.
Non, je ne suis pas dupe de cette prétendue égalité des gens de lettres avec les gens du monde, ce qui ne les a amenés qu'à l'égalité des dépenses sans les faire arriver à l'égalité des recettes. — Je n'ai pas voulu prendre un rôle dans cette sotte comédie, — où tout le monde veut tromper tout le monde sans que personne soit trompé ; — où l'on est ridicule quand ou ne réussit pas, et odieux quand on réussit.
Nous voici déjà un peu loin des gants jaunes;
¥*, Il y a des honneurs bizarres ; — ce qu'un marchand appelle sou honneur, c'est de payer ses billets, — parce que c'est seulement ainsi qu'il a du crédit, — c'est-à-dire qu'il peut remuer une somme d'argent plus que décuple de celle qu'il possède en réalité ; — mais une fois un billet protesté, un marchand est capable de tout.
LE MORT AMOUKEUX.
Je ne sens plus la pierre Peser sur mon corps froid ; Une voix douce et liére, Me dit .- Réveille-toi :
Les deux ouverts révèlent • Leurs splendeurs à mes yeux, Et les anges m'appellent Pour devenir l'un d'eux.
Son amour, sur la terre, Me fut si précieux.,
Que mon amc n'espère Rien de plus dans les cieux, Secourez-moi, mon père.
Dans ce nouveau péril ; Tant qu'elle est sur la terre, Le ciel est un exil.
Accordez-moi près d elle,
Mon Dieu ! mon paradii;
Que mon aine se mêle
Aui rêves de ses nuits,
A la Heur qui lui donne
Ses enivrans parfums,
Au zéphyr qui frissonne
bans ses beaux cheveux bruns.
La vie est une épreuve Bien pleine de combats Pour la pauvre aine veuve Que j'ai laissée en bas.
Mon Dieu ! je vous eu prie En ce séjour mortel, Ajoutez a sa vie Tout mon bonheur du ciel.
,', Un ami. c'est un homme armé contre lequel on combat saus armes.
— C'est un homme qui sait surquel coup précisément il vous prendra en tirant l'épée.
— C'est un homme qui connaît l'escalier qui conduit chez votre femme ; qui sait les momens de froideur et les instans ou vous êtes dehors et l'heure précise à laquelle vous rentrerez.
— Un ami, c'est Judith qui vous assoupit dans ses bras et vous tue au milieu des songes agréables qu'elle vous t'ait faire.
— C'est Dalilah qui connaît le secret de votre force et de votre faiblesse.
— Quand un homme a deux amis, ce n'est que pour se plaindre alternativement de chacun d'eux à l'autre.
— On prend des amis comme un joueur prend des cartes; on les garde tant qu'on espère gagner.
— L'homme qui a un ami, qui s'assimile un autre homme, présente une surface double aux coups du malheur. On peut lui casser quatre bras et lui fendre deux tètes; il portera le deuil de deux pères : il aura le tracas de deux femmes.
— Entre deux amis, il n'y en a qu'un qui soit l'ami de l'autre.
— Entre tous les ennemis, le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
— A la lin de sa vie, on découvre qu'on n'a jamais autant souffert de personne que de son ami.
— Ce serait pourtant une belle et sainte chose que l'amitié. Mais qui comprend l'amitié? Chacun veut avoir un ami , mais personne ne veut être l'ami d'un autre. On emprisonne ce qu'on appelle son ami dans Ses propres idées a soi, dans ses goûts : on lui trace la route qu'il doit suivre. Il y a des limites un l'amitié cesse. Si votre ami prend un parti, avant de le suivre, vous examinerez s'il a tort ou raison. Ce serait la ce qu'on devrait faire pour un indifférent; mais un ami! s'il est malheureux, on doit être malheureux avec lui; criminel, on doit être criminel avec
lui. Tout ce qu'il fait, on en doit supporter la responsabilité con nu
supporte celle de ses propres actions; deux amis doivent se suivre dans la vie comme s'ils ne faisaient qu'un. L'amitié ne doit pas être un pute mais une assimilation; on ne doit pas prendre un ami, on doit devenir lui.
V .lai connu un homme jeune , bien fait, a moitié spirituel, passablement brave, riche, en un mot, fort .disposé' a être heureux. Pour y parvenir, il résolut de mettre en pratique cet aphorisme : Il faut avoir des amis partout.
11 donnait a diner, prêtait de l'argent, sacrifiait ses maltresses, permettait a qui voulait de rendre ses chevaux poussifs; la bienveillance générale était une des conditions de son existence il jouail aux échecs et perdait; il dansait, et dansait gauchement; enfin, il n'avait de supériorité dans aucun genre, et ne pouvait exciter L'envie, si ce n'est par sa fortune; mais sa fortune n'était pas a lui.
'l'ont le monde était son ami; tout le monde le tutoyait il était enchanté. Peut-être s'il eût regardé d'un peu près les bénéfices de cette amitié universelle, eût-il vu (pie les gens, qui, ne chantant jamais parce qu'ils avaient la voix fausse, ne s'en faisaient aucun scrupule devant lui. L'hiver, on le mettait loin du feu pour donner la meilleure place à nu étranger. On lui donnait a diner avec la SOUpe cl le bouilli : on ne se gène pas avec ses amis; — on servait tout le monde avant lui. cl les enfans essuyaient leurs tartines sur ses vêtemens.
I n jour, un de ses amis lui écrivit une lettre en ces tenues : Sauve-toi; je suis entre dans une conspiration qui vient d'être decouverte; on a saisi mes papiers. Comme tu es mon ami, comme je sais que l'on peut compter sur toi, je t'avais mis un des premiers sur la liste des conjures. Notre affaire est certaine; nous serons tous condamnés à mort. Fuis sans perdre un instant.
Hermann demeurait dans un quartier de la ville assez éloigné; l'homme chargé de la [distribution des lettres s'aperçut que celle destinée à Hermann était la seule à porter dans son quartier; il pensa ne pas devoir se gêner avec un ami; il remit au lendemain pour porter la lettre, en même temps que les autres, qui ne pouvaient manquer de venir pour le même quartier; il ne porta la lettre que le surlendemain. Derrière lui arrivaient les soldats chargés d'arrêter Hermann.
Le chef de la troupe était un ami d' Hermann, il ne voulut pas avoir la douleur de l'arrêter lui-même, et resta à la porte; les soldats, sans chef pour les reprimer, maltraitèrent fort le prisonnier.
Néanmoins, sous prétexte de s'habiller, il passa dans un cabinet et sauta par la fenêtre
II tomba précisément sur son a mi, que sa sensibilité retenait malheureusement à la porte; l'ami jeta un cri qui donna l'alarme; il fut repris et conduit en prison.
On instruisit son procès ; toute la ville était convaincue de son innocence; mais la plupart des juges se récusèrent pour ne pas avoir, en aucun cas, a C lanincr un ami.
L'accusateur, qui était son ami, comprit que sa réputation d'impartialité se trouvait singulièrement compromise par sa liaison connue avec l'accusé; pour combattre cette prévention, il se vit force de le charger plus qu'il n'avait jamais fait aucun autre. Son avocat était tellement ému, — car il le chérissait, — que lorsqu'il voulut parler, sa voix tut étouffée par ses sanglots; il reprit un peu courage, mais sa mémoire était troublée, les argumens sur lesquels il avait le plus compté, ne se présentaient plus qu'à travers un nuage; sa voix était faible et mal accentuée. Hermann fut condamne à l'unanimité.
L'autorité, vu le nombre infini de ses amis, redoutait un coup de main pour forcer la prison et l'enlever; aussi fut-il mis aux fers, el ne lui laissa-t-on la consolation de voir personne. Le jour de son supplice arriva; un moment le désespoir lui prêta des forces; il se débarrassa di ses liens, échappa aux soldats, et se serait enfui, si la foule immense d.s -eus qui lui étaient attachés eût pu s'ouvrir assez, vite pour lui livrer passage; d fut]ratti trotté. Le bourreau, qui l'avait beaucoup aimé, avait peine n contenir sa douloureuse émotion ; sa main, mal assurée, ne put séparer la tête du tronc qu'au cinquième coup.
BEAUX-ARTS
SALON Dr. I" Il
r et dernii r article.
l'nitlR ms. — AQ1 u.l I I I — GBAVL'BE. — SCULFTUBl
Il est i errreur assez généralement répandue ; c'est que leportrait
est un genre accessible aux médiocrités. On oublie que de longues études
sont indispensables pour atteindre à quelque supériorité dans cette branche de l'art. Raphaël, Titien, le Tintoret. Paul Véronèse, Holbeen, Albert Puzer ne devinrent d'incomparables peintres de portraits, qu'après avoir été les premiers peintres d'histoire de leur siècle et de tous les temps. Il n'en est plus de même aujourd'hui. Nos artistes connaissent à peine les notions élémentaires de la peinture, qu'ils abordent hardiment ce genre, et c'est à cette ignorante témérité que sont dues les laces grimaçantes et mal dessinées, qui, depuis si long-temps, déparent nos expositions.
Quoi qu'il en soit, le salon de cette année n'est pas, sous ce rapport, absolument dépourvu d'oeuvres remarquables. M. Wïnterhalter a exposé un très beau portrait de Mme la duchesse de iVemours, à l'endroit même où se trouvait l'an dernier celui de M"10 la duchesse d'Orléans. Le pinceau de ce grand coloriste est à la fois large et terme; mais son dessin esl lourdement charpenté, et il perfectionne les accessoires au détriment du principal. En effet, l'attitude de la jeune princesse est sans distinction et sans grâce, et sa ligure manque essentiellement, d'élégance et d'expression.
M. Henri Scheffera plus complètement réussi, excepté toutefois dans la tête de Mme D., dont les chairs n'ont ni (inesse ni transparence. Le portrait de M. Casimir Delavigne joint au mérite d'une parfaite ressemblance, un coloris qui rappelle celui de Gérard dans ses beaux jours. Quant au portrait de M. lierryer, c'est presque un chef-d'œuvre. Voilà bien, tels que nous les connaissons, les traits énergiques et réfléchis de l'orateur légitimiste ; son regard tranquille et profond, son front où resplendit la pensée. Le fond de cette peinture est peut-être trop gris et trop monotonie; mais l'ensemble est plein de noblesse et de grandiose, et l'on ne saurait tirer un meilleur parti du costume mesquin et prosaïque de notre époque.
Cet habile portraitiste occupe, à bon droit, la première place, que MM. Dubuffe, Steuben et Court tenteraient bien vainement de lui disputer. Ce dernier peintre, surtout, continue à choisir des teintes tellement brillantes, que ses ligures n'ont plus d'ombres el que l'oeil se fatigue à les regarder. On se demande enfin comment un homme qui fait preuve d'un talent bien remarquable peut avoir conçu et exécute le déplorable portrait exposé sous le n° -11!).
Quant à M. Dubuffe, ses tableaux conservent toujours la coquetterie française et l'air national , niais il en comprend l'harmonie avec une rare sagacité; il n'est personne, en revanche, qui se permette plus de licence et qui viole plus audacieusement les lois de l'anatomie. &La plupart de ses personnages sont bossus ou disloqués, et il est inconce- \ able que des dames élégantes mettent leur beauté à la discrétion de son pinceau. En somme, M. Dubuffe est un artiste de mérite, que préoccupe trop la question mercantile, que la vogue a gâté, et qui nous parait trop confiant dans la durée de ses succès.
Parmi les artistes moins connus, il en est quelques uns qu'on doit particulièrement signaler. Ainsi, M. Quesnel a, sous le n° 1G.33, un portrait tres bien composé. On y trouve de belles lignes, une attitui cieuse, un dessin large et vigoureux. Nous pensons toutefois que M. Quesael gagnerait à oser davantage et à moins rechercher une perfection qui ne s'obtient souvent qu'aux dépens de l'effet général. Son portrait de la comtesse A., précieux comme couleur, accuse un peu de sécheresse dans les contours.
MM. Larpenteur, Hdrnung, Cornu et Rouilïârd ont également au Salon des ouvrages qui ne sont pas sans mérite, \ucun d'eux néanmoins n'est a la hauteur de M. Coulure. Penseur profond et laborieux, ce peintre met dans toutes ses productions «lu goût, de la poésie, du sentiment. Son enfant prodigue semble détaché de la collection des belles toiles de l'école espagnole, et je ne sache rien de plus complet, soit comme coloris, soit comme ensemble, que sa jeune veuve et son beau portrait intitule : Rêverie. Il esl fâcheux que les tableaux de M. Coulure, relégués a quinze pieds de hauteur, restent inaperçus pour la majeure partie du public.
Il eût été à souhaiter pour M. Amaury-Duval qu'on prît à son égard une semblable disposition , car il aurait eu quelque chance d'échapper aux critiques si méritées dont il a été l'objet. Nous n'aurions pas eu vraisemblablement nous-même l'occasion de lui rappeler que la simplicité est une règle essentielle de l'art, et qu'on ne saurait faire jamais un lion portrait en donnant à son modèle la pose ridicule el tourmentée qui dislingue son n° 2S.
Que dire enfin de M. (iuignet, si remarqué l'année dernière, et cette fois si inférieur à lui-même? Que signifient dans le portrait de la comtesse de C. ces bras sans forme, cette chevelure transparente, et surtout cet immense rideau rouge qui écrase le personnage, et qui ne pourrait avantageusement figurer que dans un décor d'opéra.
Ce sont des absences regrettables, qu'il faut tâcher d'oublier en contemplant le portrait de la femme de M. Flandrin, la charmante étude de M. Balthazar et la bacchante de M. Lepaulle , bien que dans ce dernier tableau le bien et le mal soient singulièrement confondus. M. Lepaulle peint trop vite, et n'étudie pas assez la nature. Il se repose à tort sur sa réputation: les triomphes obtenus, loin d'être un point d'arrêt dans la carrière, deviennent une obligation de progrès: rester slalionnaire, c'est dégénérer.
11 serait injuste de terminer cette revue sans mentionner les beaux pastels de M. Maréchal de Metz; les miniatures de M'"" de Mirbel et les petits cadres d'Isabey qui révèlent toujours, chez cet ingénieux artiste, la même finesse et la même dextérité. Quant à la peinture sur porcelaine, elle est si pauvre cette fois qu'il ne nous restera rien à signaler lorsque nous aurons cité le Coucher du Soleil peint par M. Langlaeé, d'après Ruysdaël ; le Minage du pire de Girard Dow, par Mllc Trcvcrret, et l'élégant Bouquet de fleurs de Mu" Clarisse Mechin.
Le domaine de la gravure est encore plus mal partagé; et cependant il serait à désirer que cette branche de l'art fût cultivée avec soin et sévérité. Quelle opinion, en effet, doit-on avoir de nos peintres à l'étranger, s'ils ne sont connus que par les productions au burin à la manière noire que nous voyons paraître depuis dix ans?
Ces réllexions nous sont inspirées par un dessin composé d'après la Charlotte Corday d'Henri Schelïer, et par une gravure faite sur ce dessin. La différence qui caractérise ces deux ouvrages laisserait à douter que l'un fût la reproduction de l'autre. Dans la gravure, l'exécution esl maigre, les caractères sont communs , vides d'études, et l'effet est nul d'intelligence. Plus heureux, M. Loyer a reproduit le tableau d'Henri Scheffer en homme qui comprend les finesses de l'art , et de façon à rendre l'effet du dessin harmonieux et son exécution irréprochable.
C'est, dans ce genre, le travail le plus consciencieux qui soit au salon.
Les morceaux de sculpture sont peu nombreux, mais il en est de très remarquables. Le groupe de M. Garraud a de belles qualités ; son S&tyfe est le produit d'un bon sentiment décomposition; malheureusement les formes de sa Bacchante ont un type trop trivial pour que cet arliste n'ait pas dépassé, le but en voulant l'atteindre.
La Nymphe de Al. Bartoloni et le basireliéf û'Eitdore de M. Tenerari méritent des encouragemens et des éloges ; nous leur préférons toutefois le Jeune Enfant, de M. Gayrard père, et surtout YOdalisque de M. Pradier. Le célèbre sculpteur n'a pas failli en cette occasion à sa facilite habituelle , et au faire simple et grave qui distingue son admirable talent.
Nous n'en dirons pas autant de M. Eiex. En abordant le difficile sujel de la Mort de Giricault, il n'a pas suffisamment compris qu'auprès des ravagés matériels de la maladie une place devait être réservée pour la douleur morale; qu'enfin, avant toute autre chose, il fallait tâcher d'exprimer sur les traits du peintre méconnu les regrets solennels d'un génie qui s'éteignait avant sa complète révélation. — M. Etex n'a mis que de l'art où il fallait de la poésie.
Pelle est , en résumé, l'exposition de 18-11. Si elle compte des pages précieuses dans les compositions secondaires, elle n'en possède aucunes de premier ordre; et, après up examen attentif, on demeure , à regret,
convaincu que nos artistes brillent plus aujourd'hui par l'exé -utiou que par la pensée.
THEATRES
Tu::\t' * Fn\i*< vis — Le Gladiateur, tragédie en âactesel en vers par M. \. Soi met. — Le Chêne du Roi , comédie en :: actes par le même. — En donnant le jour àunfils, l'impératrice Faustine, instruite par une magicienne qu'il fallait, pour le conserver, qu'un enfant à la même heure et qu aéc du jeune prime fût attachée
enfant , lit éventrer une femme et tirer une i i lit* de ses entrailles: cette femme, c'était l'épouse du gladiateur; cette tille, c'est Néodémie , jeune chrétienne enlevée de Rome par son père , conduite en Egypte,
,m milieu du temple d'Osiris, arrachée plus tard de cet devenue esclave de Flavien riche patricien, aimé de l'Impératrice. Mus Flavien aime lui-même Kéodémie. Dans le dessin de l'épouser, il commence par l'affranchir et fait tout préparer dans son palais pour la fête nuptiale. L'Impératrice y vient de son côté, suivie du gladiateur qu'elle charge d'assassiner Néodémie dans'le cas ou elle résisterait à sesvolonlontés. Dominée par sa passion, l'Impératrice se fait tour à tour humble et menaçante: elli la jeune affranchie une éclatante fortune si
elle veut quitter Rome; elle offre a Flavien la couronne impériale s'il consent à la partager avec elle; mais le patricien ni l'esclave ne sont fascinés par ces propositions brillantes. « Je sors, » dit alors l'Impératrice, en jetant un regard au gladiateur; mais celui-ci, à qui Néodémie inspire une involontaire et mystérieuse sympathie, ne balance pas entre elle et Faustine ; il révèle tout à Flavien.
Le troisième acte nous transporte dans le temple de Junon. Le tumulte remplit l'asile de la déesse. Accusé de blasphème, le pontife chrétien Origène a été traîné aux pieds des autels. Le saint vieillard y confesse le vrai Dieu en l'ace de tous les dieux d'argile et de pierre qu'on y adore. Électrisée par son exemple, Néodémie se déclare chrétiens tour, renverse les trépieds et demande le martyre; on la traîne dans le cirque, et on la il tr victime au gladiateur. Le malheur
débat vainement sous cette horrible nécessité; mais s'il n'accomplit pas sou métier de bourreau, les tigres le feront pour lui; par humanité, pour lui éviter une mort plus terrible, il va donc tuer Néomédie; mais en écartant le \oile qui couvre les épaules de la jeune chrétien! naît la cicatrice qu'y a fait le couteau sous lequel sa femme a expiré. C'est sa Mlle!
11 s'adresse aux entrailles de ce peuple qui ne connut jamais la , il demande la vie de Néomédie avec toute l'éloqui la tendresse passionnée, tous les transports convulsifs d'un père qui retrouve à ses pieds , sous son glaive, la lillc dont il a été séparé quinze ans! Le peuple demeure inflexible. Est-ce que les esclaves ont fans?» dit le prêtre de Jupiter; mais l'Impératrice, atterrée par cette révélation inattendue, obtient la suspension du sacrifia urt eusuite a la prison de Néodémie, non plus comme une rivale irritée, mais comme uhc mère tremblante pour la vie de son fils ; elle la supplie de prendre soin de s' i lui rendre la liberté; elle lui rendra même son époux; mais il n'y a [dus de salut pour personi est soulevé, le jeune empereur est mort, le palais impérial révolte rugit autour des murs de la prison, et le gladiateur, pour sa fille îles mains qui s'étendent di jà j ir la déchirer
la lui plonge dans le i
On trouve dans cette pièc • des situations presque entière, de Polycuctc et le dénoûmenl de Virginius; mais l'auteur peut revendiquer en propredes scènes si saisissantes, des caractèn iquemcnl
une poésie si grandiose, si soutenue, si pompeuse ; la lutte du christianisme qui s'élève et du paganisme qui s'éteint, est esquissée à si grands
traits, c'est un plaidoyer si cloquent en faveur de cette religion qui, au sein du fanatisme le plus barbare, lit retentir les plus sublimes précepte! de la charité, — qui appela à elle les pauvres, les proscrits et les souffrans, — qui a créé une civilisation sans esclave, et élevé la morale sur un trône que les révolutions n'abattront jamais : — tout cela, dis-je, parle si puissamment au cœur et à l'imagination, qu'on se sent tout dispardomierà l'auteur quelques réminiscences, peut-être involonpour ne songer qu'à la valeur de l'œuvre, valeur hautement confirmée par l'un des triomphes les plus mérités qui aient 1 i. obtenus dans ce temps-ci.
La nouvelle tragédie d ' imet est jouée d'ailleurs avec un i
marquante. 1 • supérieur, la physionomie
et forte, lecai éuei que et profond <\u Gladiateur. Guy on
a été constamment pathétique et quelquefois sublime dans le rôle du
grand-prêtre; '•! Rabut n'a pas été trop au-dessous du sien ; cl
M11, Do.'.ea apporté dans la création tendre, inspirée, poétique de Néo-
, un charme, un naturel, une sensibilité vrainai quis et qui dénotent I née.
La pompe du spectacle a repondu à la grandeur du sujet , à la 1» auté de la poésie; les décorations sont brillantes, particulièrement celles du quatrième acte qui déploie aux veux éblouis du spectateur les mille portiques de l'Élj s
Nous n'avons maintenant qu'un mot a dire du Chine du Uni représente le même jour, et qui appartient i M. Soumet. Des vers heureux et quelques scènes agréables ont racheté la banalité des détails et la vieillesse du sujet. Cette pièce, imitée d'Edouard en Ecosse, a été favorablement accueillie, grâce à la puissante protection du Gladia-
Régnier, chargé du personnage de Charles II, est un acteur intelligence auquel l'avenir garde des succès,
BÉNÉniCT Gàixet.
TABLETTES DES CINQ JOURS
F dit;-) divers.
ril. — On lit dans les journaux de Londres, du 23 Il résulte des états présentes au parlement et qui viennent d'être puque, pendant la première année de l'établissement de la taxe a deux sous, le revenu net a surpassé de 33 p. 100 le revenu majeur de la poste.
Le nombre des lettres expédiées par la poste dans le Royaume-Uni est de 7.',o par minute, d'après les états présentes au parlement, en supposant que les bureaux soient ouverts pendant douze heures du jour.
— In caméléon vient d'être apporté vivant de l'Algérie < e reptile,
depuis quelques jours au Jardin da Plantes, offre à l'homme du i zoologiste quelques particularités remarquables La conformation anguleuse de sa tête surmontée d'une sorte de casque; la saillie formée par son épine dorsale; l'enroulent queue qui lui
sert] iur se soutenir; la longueur et la maigreur de ses membn les do, deux paquets distim ti de solides
I voir en sens
limai la faculté de regarder tout autour de lui en
dans une immobile ent très prolongée; el enfin
i, us décoloration qu'il présente, mais qui ne sont
pas. ainsi qu'on le Croit, jusqu'à donner a tout le corps une teinte sein.
Ile de l'objet sur li :' •• '
étrange cette espèce de lézard dont les dimensions s d un rat
de moyenne taille.
— Voici un (ait singulier . Au retour du premier convoi de Medeaht a Mouzaïa, le bivouacétant établi, des imprudens s'éloignèrent du camp
pour faire de l'herbe pour leurs chevaux ; quatre ou cinq furent décapités, parmi lesquels un colon. Un gendarme maure avait son cheval près d'un arbre, et tenait son burnous, qu'il remplissait de vert à mesure qu'il coupait, quand il aperçut une troupe d'Arabes se dirigeant sur lui. Que lit notre brave ? il laissa le manteau et grimpa sur l'arbre, d'où, armé d'uu fusil, il soutint un siège en règle. Quand nos soldats vinrent le dégager, il avait brillé quinze cartouches. Les Arabes n'ont pas osé approcher de l'arbre pour détacher le cheval, et ils se sont retirés emportant seulement le burnous bleu-céleste.
— Aujourd'hui, à quatre heures du matin, le thermomètre centigrade de l'ingénieur Chevallier marquait 15 degrés 7/10; à six heures, 1G degrés; à dix heures, 25 degrés 7/10 ; à midi, 27 degrés 3/10 ; à une heure 27 degrés S/10; à deux heures, 28 degrés.
jer maj. — On lit dans le Morning-Post :
« La nouvelle découverte d'une île située entre le cap de Bonne-Espérance et l'Australie, et dans laquelle se trouvent d'abondantes mines de charbon, n'a pas excité moins d'intérêt parmi le monde commercial qu'elle ne parait en avoir inspiré dans les cercles savans et scientifiques auxquels elle a d'abord ete communiquée. Les passagers qui doivent se rendre dans nos colonies éloignées ne peuvent plus hésiter aujourd'hui à adopter le mode de navigation par la vapeur qui va devenir complètement praticable par suite de la découverte de cette île. La perte de temps et l'ennui inséparable des longues traversées à bord des bâtimens à voiles qui avaient lieu auparavant lorsqu'il s'agissait de se rendre dans l'Australie et dans l'Inde, vont être maintenant diminuées, et ces traversées s'exécuteront avec une promptitude et une rapidité telles que beaucoup de personnes n'hésiteront plus à les entreprendre- »
— On lit dans Y Abeille de la Nouvelle-Orléans:
« Les esclaves qui ont appartenu à M. Marigny, et qui ont été vendus à la bourse par le courtier Garidel, ont produit les sommes suivantes, savoir: 38 nègres, de 18 à 50 ans, ont produit 47,810 dollars; 20 négresses, de 18 à 40 ans, avec 18 enfans de 1 mois à G ans, ont produit 21,950 dollars ; 1G jeunes nègres, de 1 1 à 13 ans, ont produit 12,875 dollars. Total, S2,G25 dollars ( 133,853. fr.). Les conditions de la vente ont été payables : un dixième comptant et les neuf-dixièmes restans à un et deux ans de terme. »
2. — Le baptême de M. le comte de Paris, a eu lieu ce matin à 11 heures, en l'église métropolitaine de Notre-Dame, comme l'avait annoncé le programme officiel affiché depuis plusieurs jours.
3. — Le gouvernement des États-Unis, au -1 mars 1841, fonctionnait de" puis 52 ans. Pendant cette période, il y a eu huit présidens des États- Unis. dont trois sont encore vivans ; ce sont MM. Adams, Jackson et Van lîuren. Voici l'ordre^dans lequel ils ont servi et la durée de leur service.
Le général Washington, de la Virginie, 8 ans; J. Adams, de Massachussett, 1 ans; Thomas Jefferson, de la Virginie, 8 ans; J. Madisson, de la Virginie, 8 ans; J. Munroe, de la Virginie, 8 ans; Van Buren, de New-York, 4 ans.
A cette liste, il faut ajouter, depuis le 4 mars, le général Harrisson et M. Tyler. Sur ce nombre de présidens (10), quatre étaient veufs, savoir : MM. Jefferson, Jackson, Van Buren et Tyler.
Le général Harrisson était âge de G9 ans. Il est mort dans le mois qui a suivi son inauguration, et comme c'est le premier président des États-Unis qui soit mort dans l'exercice de ses fonctions, c'est la première fois aussi qu'on a eu à célébrer de pareilles obsèques. Le 5 avril le public a été admis à voir le corps qui avait été placé dans un cercueil de plomb. On le voyait à travers une glace ; le cercueil en plomb était lui-même renfermé dans une bière en bois d'acajou de la même forme. Le tout a été recouvert d'un drap mortuaire en velours noir, brodé et lamé d'argent.
Les funérailles ont eu lieu le mercredi 7, et le corps a été déposé dans le cimetière public. Les obsèques du président ont présenté un
spectacle vraiment imposant. Le cortège occupait un espace de deux milles et a été le plus beau qu'on ait jamais vu à Washington,
— Un américain de la Louisiane, nommé I\ose, poursuivi par ses créaneiers pour quelques milliers de dollars, s'est retiré avec ses n dans le Texas, à environ quinze lieues de Shreveport. 11 s'est établi sur une éminence escarpée qui domine le lac d'Argent, et a fait de sa maison un château fort. Ses nègres sont maintenant d'audacieux brigands dont il est le chef. Devenu la terreur des environs, il brave les autorités civiles et a tue entre autres le shérif qui voulait l'arrêter. Il a braqué sur la hauteur une pièce de canon ; il possède tout un arsenal d'armes et de munitions ; des noirs placés en sentinelle de distance en distance donnent l'alerte à l'approche de toutes personnes suspectes. Le Messager de Natchitoches annonce que l'on a commandé 60 à 70 miliciens pour prendre d'assaut le château de Rose, et mettre a exécution contre ce chef de bandits la terrible loi de Lynch.
4. — Les portes de bronze de la Madeleine, modelées par M. Marochetti et coulées par M. Louis Richard, sont posées sur leurs pivots.
— L'épée offerte à M. le comte de Paris par le conseil municipal, est d'une longueur moyenne, très simple à la première vue, malgré la beauté des ornemens, et très portative, quoiqu'elle soit une arme de grand luxe et de grand prix. Elle est toute en acier ciselé, poignée, lame et fourreau. Les ornemens sont en or et en pierres précieuses. La poignée est surmontée d'une couronne royale soutenue par quatre génies. Sa base est appuyée à deux figurines assises sur la coquille et entre lesquelles on voit un lion couché. Chaque côté de la poignée est rempli par une figure en pied; l'une représente la Force, l'autre la Sagesse.
— Un déplorable événement vient d'avoir lieu à Mâcon. Une jeune personne de dix-huit ans, nommée Louise Perret, qui avait été enfermée, dans des intentions criminelles, dit-on , au deuxième étage d'une maison située rue de la Maîtrise, a sauté par la fenêtre pour échapper au déshonneur. Avant de se précipiter, elle avait eu la précaution de jeter un matelas sur le pavé. Mais ses jambes ont fléchi sous le poids du corps; elle est tombée sur les genoux et s'est cassé une cuisse. Cette malheureuse jeune fille a été transportée à l'hôpital.
— L'affaire de Mmc Laffarge, relative aux diamans, a été appelée le 29 avril devant le tribunal de 'Julie. On savait à l'avance que Mmc Laffarge ne paraîtrait pas; aussi y avait-il peu de monde à l'audience. Le tribunal, sur le vu d'un certificat de médecins attestant que M"10 Laffarge était atteinte d'un mal d'oreille, a remis la cause au lundi 3 mai, sur la promesse faite par Mmo Laffarge, qu'elle comparaîtrait ce jour-là pour se défendre. Il ne s'agit encore, du reste, pour commencer, que d'un débat préjudiciel sur une question de procédure.
L'audience du 29 avril a été troublée par un fâcheux incident. Un jeune homme, appartenant à une famille honorable, a donné pendant tout le cours de la discussion des signes d'aliénation mentale. Après des paroles pleines d'exaltation et de délire, ce malheureux a quitté l'a salle, entraîné par ses amis.
Le vendredi 7 mai à 8 heures du soir, mademoiselle Caremoli donnera dans la salle de Monsigny, rue Monsigny, un concert oii l'on entendra MM. Dorelli, Collongues, Lecerf, Ollivier et mesdemoiselles Caremoli et Collongues.
— Le jeudi 29 avril 1841, le Ménestrels donné à ses abonnés l'une des plus belles fêtes musicales auxquelles ils aient assisté depuis le commencement de la saison. MM. Dupiez, Pouebard, Baroilhet, Roger et madame Doras-Gras, pour la partie vocale; MM. Artot, Décider et Henri Herz, pour la partie instrumentale: quel plus beau groupe de noms et de perfections artistiques ce journal pouvait-il offrir à ses souscripteurs!
Le Gérant, TAQUARD.
Paris. — Imprimerie et lithographie île. MATJLDE et UEKOU, rue Baillcul, 'J et 11, prés duLouvre.
12« Année. — N1 26.
Lundi 10 Mai 1841.
littérature.
sciences, beaux-arts, mœurs,
uéuoires et voyages.
1iist0ir1.s et \0i ye1.1.es.
■iRanic-G bc» .Setiueô.
DI.IX SE1VDRBS DE MUUE ET IS DESSIN rvr. Mul.s. 'l'SfcJ
0\ s'abonsi j Paris, ru.- du Hasard-Richelieu. i|3| n° 'J. Dans les dépariemens, chez les nirecteurs <i<'* *^j Postes, les Libraires, «m au* bureaus des Message ries royales, et des m- gerics LafBtte el Caillant. — ^
Ou De reçoli «,11e le» lettres offrancbles.
JOURNAUX, LIVRES, THEATRES