I.e matin du 23 août de I aimée IC28 ition cxti'aordm
faisait remarquer dans la petite maison (pie 1 n,le nu
gnon célèbre du roi Charles Ie' d'Angleterre, d er a l'ortsi
jusqu'à ce qu'il se mit a la tète d'une expédition inar inec a
secourir la ville de l.a Rochelle, qu'ass. lient le
cardinal de Richelieu. Des ofticiers anglais de toutes grades, réunis par petits au milieu de la salle d u prin-
cipale, et se parlant a voix 1 blaienl attendre a
, in fort vive qui avait lieu dans I. bre voisine. Tout à coup la ] ouvrit, et plu
u. parmi lesquels était le une du duc d I due d,. u sortirent précipitamment, la Dgure anim
brillans d'indignation ci de colère
Messi, , [ues uns de ses compa-
triotes qui étaient restés dans le salon d'attente, mus sommes victimes d'une odii use trahison ; toutes nos réclamations ont ele inutiles.
Le due de Buckingham prétend que l.a Rochelle n'a plus besoin
de secours, dit un autre gentilhomme français.
C'est qu'alors elle est tombée au pouvoir de ses ennemis, s
rent plusieurs voix.
— Non, Messieurs, répliqua vivement le due de Soubtae"; n'ajoutez aucune foi a un pareil mensi ave Gui ton lient encore: mais si mes presseniiniens ne me trompent point, nous sommes entoures de traîtres et d 1
lai cet instant, un grand en attira de nouveau les m tous les
assistans vers la porte de la chambre d'où i
liaient de sortir. I.e duc de Buckingham, qui apparut debout sur le seuil, porta vivement la main droite à son cote gauche et en retira un poignard tout sanglant qu'il jeta a terre a quelques pas de lui : puis il saisit son épée, et la tirant a demi du fourreau :
— Le scélérat m'a tue!... s'ceria-t-il.
Mais il n'eut pas le temps d'achever, il chancela el tomba raid sur le parquet.
On se ferait difficilement une idée du déiordri • oufusion qu
suivirent eet événement. Quel pouvait être l'auteur d'un crime aussi hardi? Cette question, ions les assistans se l'adressèrent en même temps. Au moment ou il s'était senti frappe a mort, le duc de Buckingham causait lonel Fryer. 1 es pri mi< rs soupi ons se ; irtèrcnl sur le
colonel Fryer, qui, personne ne l'ignorait, avait eu tout récemment a se plaindre du due. Mais les Français venaient de se disputer gham, et ils paraissaient vivement irri les Français de l'avoir assa- ace. l.n vain Souhin
leur innocence -, infi allaient ricorde et sans pi
chapeau au 1 1 il remarquait un papii
il lut ce qui suit :
1 m- en puni
mi.
LE CllBINET DE LECTURE.
Ainsi donc, le colouel Fryer et les protestans français n'étaient pas coupables. L'assassin se nommait Felton, et dans sa fuite il avait perdu son chapeau. Mais comment était-il parvenu à se soustraire à tous les regards ! Personne ne l'avait vu commettre son crime, personne ne l'avait vu fuir, où le trouverait-on désormais ? N'était-il pas déjà en lieu de sûreté ? Tout à coup uu autre officier anglais aperçut un homme sans chapeau qui se promenait tranquillement devant la porte de la maison.
— Voilà l'assassin ! s'écria-t-il en le désignant du doigt.
— Où est-il, s'écrièrent d'autres voix , où est le scélérat , où est le boucher ?
— Le voici, répondit cet homme avec un calme parfait, c'est moi qui suis l'assassin. Qu'on n'accuse pas les innocens !
Et s'avançant, le sourire sur les lèvres, à la rencontre de plusieurs officiers anglais qui accouraient vers lui l'epée à la main , il leur présenta sa poitrine, en les priant de le tuer; mais le secrétaire d'Etat Carleton, sir Thomas Morton et quelques autres, comprirent combien il était important de s'en emparer vivant, et le défendirent au risque de leur propre vie jusqu'à l'arrivée d'un détachement de soldats chargés de le conduire à la maison du gouverneur.
Singulière bizarrerie du cœur humain ! De tous ces individus si empressés à venger la mort de l'homme qui avait été leur maître, leur bienfaiteur ou leur ami, pas un seul, dit sir Philip Warwick dans ses Mémoires, n'alla jeter uu regard d'adieu, ni verser une larme de regret sur son cadavre, abandonné même par ses serviteurs. 11 ne pouvait plus rien pour eux.
Ainsi, ajoute l'historien contemporain , lorsque le soleil disparaît le soir à l'horizon, l'aiguille du cadran solaire cesse de projeter son ombre contre le mur où elle marquait les heures quelques instans auparavant.
L'assassin du duc de Buckingbam, John Felton, avait servi autrefois en qualité de lieutenant, sous les ordres de sa victime. Lors de la malheureuse expédition de l'île de Rhé, son capitaine ayant été tué, il demanda le commandement de la compagnie, mais on le lui refusa. Furieux de n'avoir pu obtenir ce grade qu'il désirait si ardemment, il donna sa démission et quitta l'armée. C'était un homme de petite taille, parfaitement constitué, sombre, rêveur, vindicatif, et surtout très religieux. Ceux qui le connaissaient le regardaient comme le puritain le plus zélé, c'est-à-dire le plus fanatique des trois royaumes.
Enfin on racontait de lui un fait qui peignait bien son caractère. Ayant reçu une offense d'un gentilhomme, il coupa la dernière phalange de son petit doigt et il l'envoya avec un cartel à son adversaire, aDu de lui prouver qu'il sacrifierait tout, même sa vie, à sa vengeance. Or, à l'époque où Felton nourrissait contre le duc de Buckingbam un ressentiment personnel si profond, la Chambre des communes croyait encore que pour rendre le roi à son peuple, il suffirait de l'enlever à son favori. Elle ne se borna plus, comme l'avait fait le Parlement précédent, à exiger, par un refus de subsides, le redressement îles griefs publies ; elle résolut de frapper près du trône l'auteur de tous les griefs ; elle déclara au roi Charles, dans une remontrance solennelle, que son favori était la cause principale de tous les malheurs de l'Etat, et le protecteur des arméniens et des papistes. Pour toute réponse, Charles se rendit à la Chambre des pairs, manda les Communes et prorogea le Parlement. Le lendemain même la populace de Londres massacrait et déchirait en morceaux, dans les rues de la Cite, le docteur Lamb, le médecin du duc de Buckingbam qui passait pour son conseiller. Deux mois après, Felton exécutait l'arrêt de mort rendu par la Chambre des communes.
L'es avertissemens de tout genre n'avaient cependant pas manqué au duc de Buckingham; mais, ainsi que Guise, il n'y ajouta aucune foi, on il l'eiguit de. les mépriser. S'il traversait la Cité, il pouvait lire le placard suivant affiché sur les murailles il' un grand nombre de maisons ;
— Qui gouverne le royaume ? — Le roi.
— Qui gouverne le roi ? — Le duc.
— Qui gouverne le duc ? — Le diable.
— Que le duc réfléchisse à sa conduite, ou il aura le même sort que sou médecin.
Ouvrait-il par hasard les fenêtres de son palais, il pouvait entendre venir jusqu'à lui les échos lointains de ce refrain populaire :
Let Charles and George do what they can, The duke shall die like doclor Lamb.
Que Charles et George fassent ce qu'ils pourront, Le duc mourra comme le docteur Lamb.
Enfin lord Clarendon rapporte, dans son histoire de la Rébellion, que sir George Villiers, le père du duc de Buckingham, aparut trois fois dans le château de Windsor à un officier de la garde du roi, et que trois fois il chargea cet officier d'aller prévenir son lils qu'il ne tarderait pas à mourir.
— George, dit le roi à son favori, en lui montrant dans le port de Depford quelques navires prêts à mettre à la voile, il y a des gens qui désirent que tu périsses avec ces bàtimens ; mais que cela ne te tourmente pas : si tu dois périr, nous périrons ensemble.
Le duc de Buckingham , ne tenant aucun compte de tous ces avis et de toutes ces menaces, se rendit à Portsmouth, où, ainsi que nous l'avons dit, il allait prendre le commandement de l'expédition destinée à secourir La Rochelle. Mais Felton était parti en même temps que lui. Arrivé à la porte de la ville, il aiguisa son poignard sur la pierre d'une croix qui bordait la route ; car ainsi qu'il le déclara lui-même, «.cette croix devait plutôt, en bonne justice, l'aider dans l'accomplissement de son projet, que remplir le but idolâtre pour lequel elle avait été élevée. » L'occasion qu'il cherchait ne se fit pas long-temps attendre. Nos lecteurs savent maintenant comment il en profita.
Aussitôt après sou arrestation, Felton fut jeté au fond d'un cachot , chargé de toutes les chaînes que possédait la ville de Portsmouth, et tellement serré contre la muraille qu'il ue pouvait ni se tenir debout ni rester couché. Sous le prétexte de lui administrer des secours spirituels, uu prêtre, chargé de l'interroger, alla d'abord le visiter dans sa prison. A peine Felton le vit-il entrer qu'il s'écria :
— Vous venez me demander quels furent mes motifs et mes complices! Monsieur, je serai bref... Je l'ai tué pour la cause de Dieu et démon pays.
— Vous ne l'avez pas tué, répliqua le chapelain, car les médecins espèrent le sauver.
— A ces mots, Felton secoua la tête d'un air d'incrédulité et sourit en levant les yeux vers le ciel.
— Vous me trompez, Monsieur, répondit-il à son tour ; je sais bien que je lui ai donné un coup qui a détruit toutes vos espérances. ISon, vous ne le sauverez pas, car j'avais la force de quarante hommes, assisté par celui qui a guidé ma main. C'est le ciel qui a frappé, et quand bien même son corps eût élé entièrement couvert d'un armure éprouvée, il n'eût pu éviter la mort.
— Qui vous a détermine à commettre uu pareil crime ? lui demanda le chapelain.
— Dans mon aine et ma conscience, s'écria-t-il, la remontrance de la Chambre des communes explique et justifie suffisamment ma conduite. Du reste, cherchez mon chapeau; il contient un écrit qui vous instruira mieux que mes réponses de tout ce que vous désirez savoir.
— Le chapelain hasarda une dernière question :
— Avez-vous des complices? lui dit-il.
— Non, Monsieur, répliqua Felton d'un ton grave : le mérite et la gloire de celte action m'appartiennent en propre. Aucun être vivant n'aurait assez d'influence ou de crédit sur moi pour me persuader de faire ce que ma conscience ue m'ordonnerait pas ; je n'ai agi que d'après
l'impulsion de ma conscience et je n'ai confié mon pr sonne.
Ne croyez pas que j'éprouve le moindre repentir; j'ai sauvé n i m et mon pays, j'ai exécuté l'homme que la plus haute Cour criminelle du royaume, ia Chambre des communes, avait condamné comi i traître. Du reste, ajoutat-il après un momenl de silence, je n'étais pas l'ennemi personnel du dur. car en le frappant, je priais pour lui, et je me disais en moi-même: Dieu ait pitié île son aine!
— Ce premier interrogati ire terminé, l'assassin fut conduit de Portsmouth à la Tour de Londres pour j être enfermé jusqu'au jour de son jugement. Toul le loi - de la route, le peuple accourul à sa rencontre et lebénil à genoux comme un libérateur et comme un saint martyr.
— Dieu t'accorde une place à ses cotes, petit David! lui cria une femme lorsqu'il traversait Kingston.
La cour, dit Clarendon, était alors trop près de Portsmouth, et il y avait trop de courtisans dans cette ville peur qu'il fût possible de cacher au roi le meurtre de son favori. Sa Majesté assistait à la célébration du service divin, lorsque sir John Hippesl) . entrant dans l'église la figure bouleversée, courut s'agenouiller à côté du roi et l'instruisit à voix basse de la perle qu'il venait de taire. »
Charles ne manifesta pas la plus légère émotion, et demeura parfaitement calme et Insensible jusqu'à ce que les prières fussent terminées; mais l'office achevé, il se retira dans sa chambre, et se jetant sur son lit, il poussa de profonds sanglots et versa des larmes abondantes; il resta même plusieurs jours dans cet état.
L'indifférence et las parentes avec lesquelles Charles I" ap-
prit la mort du due de Buckingham avaient d'abord persuadé à ses courtisans qu'il n'éprouvait aucim regret d'être débarrassé d'un ministre si odieux à la majorité de la nation ; plusieurs d'entre eux même se hasardèrent à dire franchement en sa présence tout le mal qu'ils avaient pense de son favori... Jamais il ne l'oublia ; jamais, depuis ce jour jusqu'à celui de sa mort, ii ne le leur pardonna. .Non content d'avoir pris sous sa protection spéciale la veuve el lesenfans du duc, il pava ses dettes, qui s'él 61,000 lit res sti rling ; il l'a op. la son martyr, et
il ordonna que ses restes fussent euse\ dis dans l'abbaye de \\ estminster, parmi les morts illustres de l'Angleterre. Mais il n'osa pas lui faire rendre publiquement les derniers devoirs. A dix heures du soir, le 18 septembre 1628, deux hommes apportèrent sur leurs épaules un cercueil vide à Westminster ; le cadavre du duc avait éti et eveli secrètement la veille... Cent personnes environ suivaient ce triste C irtége, escorte par un détachement de bourgeois armés, et les tambours battaient aux champs pour étouffer les clameurs et les huées de la populace.
ton persistant à mer qu'il eût di es, le comte
de Dorset, accompagné de l'archevêque Laud, se rendirent a la Tour et
le menace rent de la torture s'il ne révélait pas toute la vérité.
— Je suis prêt à subir la torture, leur répondit-il d'un ton déterminé; toutefois, je dois vous prévenir d'avance, que je vous accuserai m Dorset, d'être mou complice, el que je n'accuserai que vous.
Lord Dors i iur que
Felton fût appliqué à la torture, le Conseil pri\ mander si les lo. eterre ne enl pas à l'accomplisse-
le la volonté du roi , el Charles craignit di (1er avant de
prendre l'avis de tous les juges du royaume, tant les. marche vit" depuis quelques ai l novembre,
sir J. Richardson, lord chief-ju imuns, fui
chargé de er tous les ju ittre la question sui-
vante :
ionnier à la Tour, ayant confessé qu'il a tué le due de Buckingham, peut-il à la question,
OU existe-t-il quelque loi qui interdise un pareil mod mine;:
— Si les lords pi • ' ccusc, dit le roi, je ne ferai 2>ius désormais usage de n
Le lendemain même, tous les juges s'étant réunis à Sergent 's-Jun, dans Fleet-Street, dci arèn al a l'unanimité que Felton ne pouvait pas n i ul cire applique a la question, car un tel châtiment n'existait pas dans la loi. •
La fermeté de la chambre des commun* s trouvai! déjà des imitateurs Charles n'osa pas /aire usage de sa prérogative.
Le jeudi, U7 novembre, Felton fui transféré de la lourde Londres à Gate-House, el le même jour les shérifs l'amenèrent à la barre de la Courdu bandu roi. \pres la lecture de l'acte d'accusation indictment; , le lord chief-justice demanda, selon l'usage, à l'accuse, s'il était coupable ou non coupable.
— Coupable d'avoir lue le duc de Buckingham, répondit Felton d'une i-oix calme cl forte, el je mente la mort, quoique j'aie commis ce crime pour le bien du pays.
Ces debais d'un pareil procès ne pouvaient pas durer long-temps, ni offrir un bien vif intérêt. L'allorney-général, chargé de soutenir l'accusation, lit un long et ridicule panégyrique de la victime, qui avait été t'<i sujel si cher au roi, un si n iteur si fidèle de Sa Majesté, un si graud coi seiller d'État, un général, tm amiral, etc. Puis, brandissant toul à coup au dessus de sa tête le poignard homicide , il compara Felton à llavaillac, l'assassin de Henri IV.
— Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense? demanda le lord chief-justice à Felton, lorsque l'attorney-général eut enfin achevé son discours.
— Je suis fâché, répondit Felton, d'avoir privé Sa Majesté d'un serviteur aussi utile que l'était le due. si j'en crois toutefois M. l'attorney. Puis élevant son bras droit en l'air, il ajouta: Voilà l'instrument qui a commis le crime, je désire que le bourreau le coupe, avant de m'exéeuter.
— Je ne puis vous accorder voire demande, dit le lord chief-justice, car la loi ne punil de la perte de leur main que les meurtriers qui ont frappé leur victime dans le palais du roi, ou les accusés qui onl jeté des pierres aux joues dans l'exercice de leurs fonctions. \ ous n'aurez dune que la loi et rien déplus.
Se couvrant alors la tête d'un voile noir, le lord chief-justice continua en ces termes:
—L'arrêt de la Cour est que vous soyez conduil d'ici à la prison d'où vous venez, el de là mené sur un char au travers des rues de la Cité à
la place de l'exécution, OÙ VOUS serez, pendu par le COU jusqu'à ce que mort s'ensuive. Que Dieu ail pitié de voire aine.
— Je vous remercie, mylord, répondit 1 elton, en faisant a la Courun pri fond salut.
Quand le roi appui que Felton avait demande comme une grâce qu ou lui coiip.ii la main droite avanl de I exécuter, il ordonna à la Cour d'ajouter celte peine supplémentaire a celle qu'avait déjà prononcée son arrêt; mais cette lois encore, les jurés refusèrent d'accéder à sou désir, parce que, lui répondirent-ils, ce désir était contraire à la loi, el que ; meurtriers devaient être punis du même supplice. Le state trials el les mémoires contemporains ne contiennent aucun détail rniers momens de Felton. l'ont ce qu'ils nous a] tient, c'esl que l'exécution eut lieu à Tyburn el que le roi, ayanl i ùl détacher le cadavre du suppl iya à Portsmouth, où, d'après ses
on L'exposa chargé de chaînes a un gibet.
Adolphe Joaunke {Dr
SOUViMiaS 3>E L'ÉCOEE DE FONTAINEBLEAU.
Parmi Ii s belles institutions dut s au gi nie di N on do t placei
en pn m militaire. Ce fui une p pinii ri d
I leur conduite, leur, lalens el leur courage, di
'. et l'honneur du nom fr: is, Les premiers élèves de l'Ecole
ont aujourd'hui île cinquante-deux à cinquante-cinq ans; ils ont commencé leur carrière militaire avec l'Empire, et beaucoup d'entre eux l'ont fournie d'une manière brillante, tels que les Damrémont, les Cubières, les Faudoas, les Jacqueminot, les Sébastiani, les Lebrun, les Marbot, les Tascher, les Gary, les de Braek, les Dubaynau, les Bricqueville, les de Laseours, les Caminade, les de Mauduil. les Llusson, etc., etc., tous généraux ou colonels. Quelques uns n'ont quitte le service que couverts d'honorables cicatrices; les autres sont morts au champ d'honneur comi
non, les Clément de Ris, lesMarbœuf,lesGarraudeCoulon, etc., etc. Ce ne sera donc pas sans intérêt qu'on lira quelques détails sur la création de l'Ecole militaire de Fontainebleau.
Ce l'ut le 20 floréal an xi de la République, que Bonaparte, premier consul, maître enfin de réaliser le projet qu'il avait dès long-temps conçu, signa le décret de formation. Le noyau de l'Ecole fut composé d'abord de trente-six élèves du Prytanée français ancien collège Louis-le- Grand) et de quarante élèves du Prytanée de St-Cyr, puis on admit les élèves pensionnaires qui se présentèrent en remplissant les conditions prescrites par le programme de réception. Il y eut ainsi une centaine d'élèves qui firent le dur apprentissage de la vie militaire, divisés en quatre compagnies, que l'on désigna par les noms de leurs sergensmajors :
lre Denys Damrémont.
2° Roger Dueos.
3e C.outausse.
4° Fririon .
La première t'ois que le premier consul vint visiter l'Ecole, il accorda vingt brevets d'officiers a des élèves qui furent immédiatement dirigés sur le camp de Boulogne. Les quatre sergens-majors furent compris dans cette promotion. Le général leur donna pour successeurs Caminade. Petit d'Hauterive, Grandjean de Fouchy, Jourdain, et une 5e compagnie, qu'on avait été obligé de former en raison de l'accroissement du nombre des élèves, eut pour sergent-major .fuies de Pieffort.
Le premier consul s'était fait accompagner de la plupart des généraux qu'il allait élever au ranede maréchaux et de son Gis Eugène de Beauharnais, colonel de ses guides; il arriva de très bonne heure et descendit l'escalier du fer à cheval au moment de l'appel. Le commandant Rabbe s'empressa de faire battre aux champs, porter et présenter les armes: le général se rendit aussitôt auprès de lui. Le premier consul fit rompre par compagnie a droite et passa ensuite la revue des éieves, adressant la parole à la plupart d'entre eux, leur rappelant les services de leurs pères, dont il les invitait à suivre les glorieux exemples. Il lit ensuite exécuter les manœuvres d'artillerie, faisant fréquemment des observations pleines de justesse et ne dédaignant pas de prendre lui-même l'écouvillon afin de joindre l'exemple au précepte. Après le défilé, qui fut exécuté avec une rare précision , les élèves se rendirent dans les classes où les attendaient tous les professeurs. Le consul leur adressa diverses questions sur l'histoire, les mathématiques et le lever des plans; il reçut, avec une grâce parfaite, des vers qui lui furent présentes par le sergent-major Grandjean de Fouchy. 11 assista au dîner et voulut goûte la soupe; enfin, après avoir examiné l'Ecole dans ses plus petits détails, il remonta dans sa voiture aux acclamations générales de tous les élèves, heureux d'avoir pu contempler d'aussi près leur maître et leur bienfaiteur.
La seconde fois qu'il revint comme Empereur, les choses se pas a peu près de la même manière, et les élevés restèrent quelque temps sans entendre parler de promotion, lorsqu'un matin, l'adjudant-major de service fit Lattre aux sergens-majors. Messieurs, leur dit-il « allez donner l'ordre aux élèvi di nés dans celte liste de se tenir ■• prêts à partir demain pour Paris.» Il \ avait quatre-vingt-trois noms, les cinq sei irs en tête, les dix sergens, les vin^t caporaiu, puis
les élèves les plus instruits. Le Lendemain ils si en route pour
Paris ou ils arrivèrent le troisième jour, marchant par étappes, avec armes et bagages accompagnas de leurs chefs de. bataillons, adjudans-ma-
jors et adjudans sous-officiers, et précédés du brave général Bellavène dans sa voiture. On les fil tous coucher rue de Yarennes, sur de la paille fraîche, dans les appartenons du ministère ; le lendemain samedi fut employé à neilo\ er les armes, à blanchir les billeteries et à se préparer pour une revue. Le dimanche, ils se rendirent dans la cour des Tuileries, dans la plus belle tenue, et le général à leur tête. Lu adjudant de service les fit placer vis-a-vis le pavillon de l'Horloge, à vingt pas environ de l'entrée. Des régimens des différentes armes et la garde impériale tout entière s'y trouvaient déjà réunis et rangés eu bataille.
Midi sonna et l'Empereur parut suivi du connétable Louis Napoléon, de tous les maréchaux et d'un nombreux état-major. Il s'avança vers les élèves, salua le général et dit : « Faites ouvrir les rangs. » Puis il passa l'inspection des armes et fit exécuter les différais feuy. Il ordonna aussi de démonter et remonter les fusils à un roulement dout il donna luimême le signal, et quitta l'école sans témoigner ni satisfaction, ni mécontentement. Cependant on put s'apercevoir qu'il était satisfait, parce qu'il dit au général Bellavène : « Faites placer mes élèves à ma gauche, « face au front des régimens. » Alors il monta à cheval et continua sa revue, après laquelle il vint reprendre place à droite de l'école, faisant également face à la troupe et ayant le connétable à sa gauche, l'épée à la main. Il appela Caminade, un des sergens-majors, et lui dit: « Sors des «rangs, place-toi à la tête de mon cheval et commande à la première ligne: « — Régiment en avant, — premier bataillon, — bataillon de direction. » Caminade fît le commandement d'une voix forte et assurée, mais comme téraux de service se regardaient sans répéter les conimandemens, l'Empereur s'avançant au milieu de la cour, leur dit . ■ Répétez le com- « mandement du sergent-major ; c'est ma voix qui parle. » Et se tournant vers Caminade': « Commande de nouveau, » ajouta-t-il. Le sergentmajor répéta son commandement, qui, cette fois, fut répété par tous les généraux. Après avoir fait exécuter ] q Iques manœuvres,
Caminade resta «à son rang. L'Empereur fit sortir successivement Petit d'Hauterive, Pieffort et Grandjean de Fouchy. Ce dernier fit former la colonne d'attaque et plusieurs carrés ; eufm l'Empereur lui ordonna de mettre les régimens en marche pour les faire défiler, ce qu'il s'empressa d'exécuter, mais lorsque par respect il voulut se retirer, l'Empereur lui dit : « Mets l'arme aux pieds, et reste là ; tu auras les honneurs de la journée
Après le défilé, le général Bellavène lit former les faisceaux, déposer les sacs auprès d'eux et conduisit les élèves dans les appartenons du palais, où ils se placèrent en bataille sur deux rangs. L'Empereur 's'approcha d'eux et s'exprima ainsi : • .le suis très content de vous; vos sergens- « majors ont commandé comme de vieux généraux; retournez à « Fontainebleau; vous êtes tous officiers. « A. ce moment, il y eut une si violente explosion des cris de vive l'Empereur! que l'Empereur lui-même en fut comme étourdi, et fit signe de la main à ses nouveaux officiers, de témoigner leur joie d'une manière moins bruyante. Ils défilèrent devant lui en assez bon ordre, mais arrivés au grand escalier, ils en descendirent les degrés quatre à quatre, entraînant dans leur course er le général, et les commandans et les adjudans. Beaucoup de leurs parens les attendaient sur la place; ils les embrassèrent avec transport, car tous leurs vœux fiaient comblés et ils venaient d'obtenir la plus grande faveur qu'ils pussent désirer. Le général eut peine à se faire entendre d'eux. « Allons, mes enfans, leur criait-il, à vos ■
il faut retourner à notre caserne. \ ous êtes invités a dîner chez le con- : il faut nous débarrasser de vos armes et de vos sacs, u L'enthousiasme se calma enfin et l'on regagna en bon ordre la rue de Varennes. Le soi.-. ; nouveaux officiers dînèrent chez le prince Louis iapo-
léon; le lendemain chez le maréchal Bertliier, et le troisième jour chez duisit ensuite à l'Opéra, Le quatrième jour ils plièrent baga et retournèrent par Essonne à Fontainebleau, ou le général leur remit leurs brevets, et où ils purent taire leurs adieux à leurs camarades nt de partir pour leurs régimens.
Trente-six années se sont écoulées depuis cette époque ! Que de contrées les anciens élèves de Fontainebleau n'ont-ils pas parc
L'Italie, 1* Allemagne, l'Espagne, la Russie, la Grèce el ï Afrique les ont mis tour a tour!... A combien de sièges, à combien de batailles n'ontils pas assisté ?... Hélas! quels sont ceux qui existenl encore sur les quatre-vingt-trois de cette promotion dont nous venons de raconter l'histoire? Les événemens se sont succédés avec une effrayante rapidité. L'Empereur n'es» plus! Le général Bellavène l'a suivi! Presqu les adjudans-majors et adjudans ont péri sur le champ de bataille, el ceux des élèves qui ont résiste à tant d'épreuves, de fatigues et de danui déjà \ieu\ et bien [ires de l'éternel repos!... Mais on peut assurer, sans craindre d'être démenti, qu'il n'en esl pas un seul, quelque élavé en grade qu'il puisse être, qui, en se rappelant son séjour a l'École de Fontainebleau , ne dise encore du tond du cœur: Citait te bon temps I
(Extrait des Souvenirs do M. Grandjcan de Fouchy, ancien sergent-major à I Ecole de Fontainebleau.
LES GUEPES,
P.vr, M. Alphonse k uti;.
Extrait* I
On raconte de n seigneur kffri . archevêque de Taris, — qui signe
— que n'étant encore que simple abbé il se trouva dans une voiture publique avecun jeune homme de commi rce, voltairien, qui courait la France | our placer du calicot el décrier l'Être suprême, — parlait forl légèrt menl du gouvernemenl d'alors et réservait toute son admiration — |iiiiu es — tant en toile qu'eu coton.
I commis-voyageur, — voyant un prêtre, pensa qu'il se
goût de l'insulter et d es s les autres personni
avec eux dans la diligence. "
« — M l'abbé, lui dit-il, savez-vous quelle différence il ent) âne et un évêque.
— Non, monsieur, répondit modestement l'ai
— Eh bien! je vais vous l'apprendre : — c'est que l'évêque j croix sur la poitr l'âne la pot
<)n rit beaucoup dans la voiture. —L'abbé laissa s'apaisi ses compagnons de voyage et dit au jeune homme du c nerce
— « Et vous, monsieur, pourriez-vous me dire a votre tour, quelle différence il y a entre un âne et un conimis-voya
Le jeune homme i I ?-tempS et Unit par dire :
— Ma foi, M. l'abbé, - ji ne sais pas
— Ni moi non plus. Monsieur, reprit l'abl
'.' Pendant que le fauboun Saint-Gernt al plus noble que
jamais i uat inusités , l'h ne
qui esti r la ville de Taris de mettre les uoinsdes rues, retranche
tous les de et iutitul
Rue Richelieu,
Lie
Ru ont,
Rui I
Rue
ge ce monsieur q son train,
danl
Bile qui .1 1 de son pire. — H v a quelques la plu
des filles de \ ictor I ;
(Victor Uuyo a les plus 1 1
-• : G . ..- d< do ii sont en yenle, iug JNe«YC*Yiïienne; 0, 46,
ue s'i tonne pas qu'il parle si bien desenfans et qu'il les aime avec tant dresse. — Il y a quelque temps, — dans une maison — où étaient MM.de Lamartine, —de Balzac, —Théophile Gautier, — 1 u ci M ' ■ de Girardin, — on le pria île dire quelques vers, — j'insistai coup pour les Oiseaux envi , iur celte autre pièce ou il raco
son cutanée dans un grand jardin; quand il s'arrêta, nous pleurii
lollS.)
montra a la petite Villemain ses plus beaux joujous;
— celle-ci ne voulut pas demeurer en reste, — lui lit des siens dis ri super! 5 ; uta — quelle avait planté dans le jardin du ministère des oignons de jacinthe et qu'ils avaient produit des Heurs 111 -, — niais déjà lunes; — lu viendras les voir au printemps l'an prochain, dil 1 Me; — puis tout à coup sa petite ligure devint pensive, — ci, se ravisant, elle ajouta : — Ah ! c'est que ;/ nu u v serons peut-être plus.
,\ Entre Lesenfans, les petits garçons — ne soi hommes plus petits, — ils n'ont aucun tii un des intérêts qui
Occuperont plus tard leur existence; mais les petites lillcs ont déjà Imites ii s el toutes les coquetteries de la femme; - une petite fille n'est qu'une femme lies petite, — une femme . tur-
nanl la lorgnette ; — on marierait une petite fille de six ans sans l'étonner; une petite fille de six ans 1 si prèle a totil.
.". t)n lit depuis quelques jours dans les annonces des journaux celle d'une nouvelle entreprise, — qui , ir dit avec un remarquable d< -
dain qu'elle ne cherche pas à s'établir par actions. — déclare qu'elle n'émettra que des parlicipandes de 125 fr. — Chaque parliapande, outre les intérêts, le partage 1 , — donnera droit à un
journal ou a un recueil ! 1 1 —Le; Guipes sont au nombre di choses promises à ceux qui prendront deux parti dire que pour l'intérêt de 250 fr. on aura d'abord cinq pour cent d'intérêt ; c'est-à-dire 12 fr. 50 c. ; plus, les Guêpes, 12 fr.; — 1 in dix pour cent de son argent, - ci cela m- 1 omptera 1 as me ire, — cela ne sera rien auprès du partage d'énormes b
les...— dire actionnaires, — les parlicipaus ; - ais pas
étonné que pour deux participandes, — 250 fr., - 1 io ou