CHRONIQUE DES THÉÂTRES
académie royale de uusiQVE. Les bals de l'Opéra obtiennencette année un succès réel el mérité : le publie les a pris en immense fa veur. Samedi dernier l'afiluencc était telle qu'on aurait pu se croire déjà aux jours fameux du carnaval. On a remarqué aussi dans les déguisemens une tendance frappante i n mplacer par de l'originalité le laisser-aller un peu trop sans façon que la mode imposait depuis quelques hivers aux personnes les plus élégantes. Plusieurs costumes charmons, dos au spirituel crayon de Fragonard, et publiés par la Psyi lu . onl peut-être décidé cette innovation de bon goût. Au reste, elle doit plaire généralement. Quelle
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est la femme à qui ne sourit pas l'idée de varier souvent sa toilette; et combien de jeunes gens vont être délicieusement surpris en retrouvant leur compagne de bal chaque fois différente et chaque fois plus jolie. Ce sera l'âge d'or comme nous l'entendons en France : nous aurons tous les plaisirs de l'inconstance et tout le mérite de la fidélité.
THÉÂTRE-FRANÇAIS. — Monrose a reparu sur la scène : il a joué dans le Barbier de Séville avec son talent ordinaire. La maladie ne lui a rien enlevé.
On a oublié d'indiquer dans notre dernier numéro l'origine de la nouvelle : le Valet de pied de la Reine, qui est extraite de la Mode.
TABLETTES DES CINQ JOURS
Faits divers.
10 janvier. — On écrit du Havre, 11 janvier :
• Cette nuit, la diligence du Havre a été suivie, de la côte de Lavaleite jusqu'à Déville, par quatre loups. L'un de ces animaux a été blessé par les emplovés de la barrière.
»A Bonsccours, la même diligence a rencontré trois nouveaux loups. »
— On cite à Coudé un fait de dentition bizarre. La veuve Dayer, dite Désirée d'Amour, âgée de près de 80 ans, vient d'obtenir six nouvelles dents qui ont percé avec douleur. On attend le reste de la mâchoire.
H, —On lit dans YEcho de ta Frontière :
« Un fait fort étrange se passe en ce moment dans la garnison de Valenciennes. Un musicien du 2e régiment de lanciers vient de mourir en cette ville, les effets délaissés par lui appartiennent à ses héritiers naturels : eh bien ! qui croit-on qui en fait la demande au colonel du 2e lanciers? Deux mères différentes , l'une d'Alger , l'autre de Paris. On a vu quelquefois une paternité douteuse, mais une maternité double ne s'était pas présentée depuis le jugement de Salomon. Le tribunal auquel cette question singulière sera soumise va se trouver bien embarrassé et n'aura pas, pour trancher cette difficulté , la ressource du roi des Juifs, puisque le (ils réclamé par les deux mères n'existe plus. Nous rendrons compte de, la manière dont se terminera ce bizarre incident. »
— On lit dans le Journal d'Amiens :
« Il y a maintenant, parmi les chevaux nouvellement arrivés pour laremonte (lu 2° de dragons, un cheval qui, jeté à la mer avec une cinquantaine pour alléger, dans un gros temps, le bâtiment à vapeur qui le portait, a fait en nageant, et en suivant le bâtiment, près de 5 myriametres, et par une mer des plus difficiles; il a été recueilli à Dunkerque. Un attire cheval a, dans des circonstances semblables, franchi le même espace au moins, et a heureusement abordé sur la côte de Hollande. »