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Palais-Royal. — IU'W Camus, et sa Demoiselle, folie-vaudeville, par MM.DuMANOiuetBBiSEBABRK. — l'ue vieille portière, la mère Camus, possède une jeune tille qui vacoucourir pour le prix de chant nu Conservatoire. D'un autre côté, une certaine demoiselle ËBtélle, < oncurrente de sa lillr, demeure aussi dans la maison. C'est un modèle de douceur et de talent, mais non pas de vertu : il n'y a guère que le théâtre du Palais-Iloval pu l'on voie de jeunes filles recevoir des jeunes gens à toute heure chez elles et vouloir se l'aire passer pour rosières Quoi qu'il en soit, M11- Kstelle est courtisée par un jeune comte, au grand déplaisir de la mère île ce jeune homme, qui vient dans la maison prendre des informations sur la conduite de la jeune artiste, démarche qui donne lieu à un étrange quiproquo : la vieille portière, croyant qu'on la questionne sur la moralité de sa lille, l'embellit des dons les plus rares; ou dirait même qu'elle va s'évanouir de bonheur a la révélation laite j ;ir la grande dame, que le soupirant est tout à la fois riche, noble et amoureux fou. Malheureu sèment cette joie est de courte durée ; l'arrivée du comte ne tarde pas à tout expliquer. Estelle épouse son adorateur; la lille de la portière, courtisée par un M Ballochet, consent a lui accorder sa main, parce qu'il l'a enlevée en citadine et que la voiture est a l'heure, et les éclats de rire de toute la salle célèbrent cette double union de la façon la plus étourdissante.
De quoi riait-on cependant ? C'est une question facile a décider quand on saura que Sainville était déguisé en vieille concierge, qu'Alcide T misez représentait sa tille et qu'il nous a chanté un grand air des Puritains avec cette voix de poitrinaire qui semble sortir des catacombes.
En résumé, succès fou, succès de carnaval.
Heureux M. Dormeuil, qui compte déjà plus de succès que Napoléon n'a jamais gagné de victoires !
BALS
Les Bals du jeudi, samedi et lumli {gras sont de fondation a l'Opéra, et les plus suivis de la saison. L'administration obéit au vu u général en y joignant celui du mardi. — Pendant les derniers jours du carnaval il y aura donc encore trois bals , savoir|: - Samedi-Gras 20 lévrier — Lundi-Gras 22 lévrier. — Mardi-Gras L'3 février
TABLETTES DES CINQ JOURS
FaltM dlvem.
15 lévrier — Ou lit dans la (iozrtte il'Aurjsbourij. du 10 février : i 'Angleterre es) entrée avec beaucoup d'empressement dans l'idée de donner ;i Jérusalem, a Bethléem, et a tontes les localités qui sont sa-
ttet a aux chrétiens en Palestine, une position indépendante de la domination turque. La nomination d'un administrateur chrétien a Jérusalem a ete aussi bien accueillie a Londres , & il est à présent certain
que les puissances européennes vont s'entendre avec la Porte à ce sujet.
« Cependant c'est un des points sur lesquels les négociations seront entamées entre les puissances , d'accord avec la France et la Porte- Ottomane. »
— Mardi dernier, une reunion nombreuse de négocians et de marins, parmi lesquels nous avons remarque l'amiral Baudiu, assistaient, rue de Buffaut, n. 6, à une expérience de procédés nouveaux et très simples que M. Frédéric Lallier emploie pour obtenir de l'eau fraîche et potable, par l'épuration de l'eau de mer. L'appareil qui servait à cette expérience est destiné a un navire de 500 tonneaux. C'est une cuisine h laquelle se trouve adapté un distillateur d'où l'eau distillée s'écoule dans un filtre qui l'épure et la rend tout-à-fait potable, en lui faisant absorber l'air atmosphérique. Cet appareil ne tient pas plus d'espace qu'une cuisine ordinaire de navire; le même feu sert à la préparation des alimens et à la distillation. Le mécanisme est très simple, et le cuisinier peut surveiller la distillation, qui se fait pour ainsi dire toute seule, au moyen d'une pompe qui remplit le condensateur lorsqu'il en est besoin. La dernière expérience, qui a duré huit heures, a constaté un rendement de 122 litres d'eau épurée, avec 30 kilogrammes de charbon de terre, et pendant ces huit heures, les marmites pleines de la cuisine ont été constamment en ébullition. L'eau de mer épurée par ce procédé a toutes les qualités de la meilleure eau de source ; elle a été employée à la cuisson des légumes , et on n'a pas trouvé de différence avec l'emploi de l'eau de Seine. Cette découverte doit non seulement apporter une grande économie dans les arméniens maritimes , mais elle sera encore précieuse pour la santé et l'agrément des passagers et des équipages.
16. — Sur la côte de Plouzenec , baie d'Audierne, une pierre druidique porte maintenant une inscription touchante, que vient de faire graver le major Pipon , de Jersey. Le style n'en est peut-être pas très lapidaire, mais elle rappelle le déplorable naufrage du vaisseau les Droits de l'Homme, et ce nom seul réveille le souvenir d'un fait honorable pour la marine française et pour le contre-amiral Lacrosse.
Ce fut après avoir soutenu pendant treize heures un combat des plus meurtriers contre deux bàtimens anglais, chacun supérieur en artillerie, que, rasé de tous ses mâts, criblé de boulets, le commandant et presque tous les officiers de marine blessés, cent hommes tués, autant mis hors de combat, le vaisseau français, après avoir épuisé toute sa mitraille et ses projectiles, échoua sur les sables de Plouzenec. Il y resta quatre jours, battu par une tempête affreuse, sans espoir de secours et sans vivres , la mer avant enfoncé l'arrière du vaisseau et rempli la cale. Les embarcations, les canots sur lesquels une partie de l'équipage chercha son salut , furent engloutis avec les hommes qui les montaient. De quatre cents qui restaient à bord , soixante au moins expirèrent dans les convulsions de la faim et du désespoir.
Voici l'iuscriptlon : « Autour de cette pierre druidique sont inhumés • environ six cents naufragés du vaisseau les Droits de l'Homme, brisé « par la tempête le 14 janvier 1797. — Le major Pipon, de Jersey, mi- « raculeusement échappé à ce désastre, est revenu sur cette plage le 21 « juillet 1840; et, dûment autorisé, il a fait graver sur la pierre ce ■ durable témoignage de sa reconnaissance. — A Deo vita , spes in « Deo. »
17. — Le génie entreprenant des Anglais essaie d'établir en ce moment la navigation à vapeur dans l'Océan Pacifique. Une compagnie de capitalistes fondée pour cet objet a commencé ses opérations en créant un service régulier entre Yalparaiso, Lima et los intermedins. Deux bateaux à vapeur, le Pérou et le Chili, construits en Angleterre, viennent d'arriver à Yalparaiso après une heureuse traversée; ce sont les premiers bàtimens de cette espèce qui soient jamais entrés dans l'Océan Pacifique.
18. — Un fait grave vient de se passer à l'école d'Alfort. Cette école se composait d'environ trois cents élèves, deux cent soixante élèves libres, et quarante dépendans du ministère de la guerre : les deux cent soixante élèves libres sont en route pour s'en retourner dans leurs familles. Un règlement tout récemment dressé par le directeur, et auquel ces élèves ont refusé de se soumettre, a motivé leur brusque départ.
19. — Cinq cents Circassiennes sont récemment arrivées à Constantinople pour être mises en vente.
— L'Âlmanach catholique des États-Unis, pour 1841, donne la statistique suivante : Catholiques, dans les États-Unis, 1,300.000; ecclésiastiques, 445; églises, 512; bàtimens, 27; institutions ecclésiastiques, 17; id» pour femmes, 31 ; id., académies pour femmes, 49; institutions catholiques littéraires, 24; membres de ces institutions catholiques littéraires, 1593; évêques catholiques dans les États-Unis, 47.
— Le jour de l'ouverture de l'exposition au Louvre, paraîtra la première livraison du Salon de 1841, publié par M. Challamel. Le succès qu'a obtenu le Salon de 1840, du même auteur, et la perfection avec laquelle était éditée cette publication, est une garantie pour le public, et pour l'éditeur. Cet ouvrage paraîtra par livraisons tous les cinq jours. Chaque livraison, contenant deux magnifiques dessins et quatre pages de texte in-4°, coûte 1 fr. 50 c. papier bianc et 2 fr. papier de Chine ; l'ouvrage complet, 24 fr. papier blanc et 32 fr. papier de Chine. Chez l'éditeur, 4, rue de l'Abbaye ; chez tous les libraires, les marchands d'estampes, et tous les marchands de nouveautés.
Erratum. — Dans l'article que nous avons publié le 10 février, au sujet de la Revue de l'Orne, au lieu de : M. le comte Cariai, lisez: M. L. de Villette.
Le Gérant, TAQUARD.
Paris.
Imprimerie el lithographie de MAl'LDE el RENOC, rue Raiileu], 9 et 11, prés du Louvre •
MAISON DE COMMISSION
GIROïD-DE-GAND ET COMPAGNIE, CITE DES ITALIENS, RUE LAFIÏTTE, N. I, PRÈS TORTONI, A PARIS.
M. giroid-de-gand, étant associé avec des négocians qui ont acquis une longue expérience des affaires, achetant tout au comptant, de première main et sur commande seulement, n'ayant en outre aucuns fonds de magasins, n'est pas obligé de répartir sur les marchandises qu'il vend les pertes éprouvées sur celles qu'il ne vend pas, ce qui le met à même d'effectuer tous les envois au rabais considérable de 15 p. 100. Ecrire franco. — Celte Maison se charge d'acheter ou de faire confectionner, et d'eipédier, à ses risques et périls, en province et a I étranger, et sans eiiger aucune avance de fonds: Corbeilles de Mariage, Objets d'Arts, d Utilité, d'Agrémens, de Modes; Ameublemens, Ornemens d'Eglise, Librairie, Musique. Elle envoie à choisir tous les objets d'une certaine valeur, el ne fait ses achats que dans les premières maisons de Paris, telles que :
Ttaléband-GuJcbard (soieries, nouv .), b. des Italiens, 15.
Lemonnler-Pelvey imodes), r. Si Honoré, 34» bis, au 1"
Huguei-le-Jay (modes), rue Richelieu, 77, au 1«.
Fralnals-GrainagDac cach. des Indes), r. Feydeau, 32.
Koolf (tailleur), rue de Louvois, 10.
Auprétre (manchons aérifères), rue Saint-Honoré, 361. Boi»ei(cach. des Indes, etc.), rue Vivienne,48,au In, Muiard (dentelles el blondes), rue Choiseul, i bu.
Lalnné (fleurs el plumes), rue Richelieu, 108. Majer (gants lacés brevetés), passage Choiseul, 32. Drappler (tailleur), rue Neuve-Saint-Roch, 32. Clamorgam (fabrique d'evenlails), rue Vivienne, 57. DoTresne (deuil), au Sablier, boulevart Montmartre, 2. V Glronx (objets d'étrennes, jouets d'enfans), r. du Coq. Deloo (nouv., soieries), à la Rarbe-d'Or, r. Richelieu, 102. Delanuo) (nouveauléf pour sous-jupes; rue Laffitle, I.
Bla} LafBtlc(tailleur),anc. maison Berehul.r.Vivien., 2. Lacoste père et fils gravures sur bois), rue du Coq, 13 Lalioctie(porcel. etcrisl. pour table), Palais-Royal, r,2 J06scile et Boue (blancs de Gl et de colon), r. Cléry, 23. Mariou (papiers de luie), cité Bergère, 14. Dcbauve-Gallaig (chocolats, thés, objets d'étrennes). Poiguée (nouveautés), au Minaret, boulev.Poissonn, 11 Uuci-Atrauiblé (stores, papiers peints), r. Richelieu, 77'