‹ Le Cabinet historique (volume 3)Chapitre 21 sur 148 · Bangherau, audiencier à la Chancellerie en · texte numérisé non relu

Bangherau, audiencier à la Chancellerie en

U. HAifingRg (de), mattre des comptes en 1568, extrac-» tiin, t g. RérormaUon des années 1668, 1669, 1670 et 1671, êpêUitÊêi wûo*

A . H4y»gtt|g (de la)| originaire de Normandie, anobli en

94 IX CÂBOIBT HBTOBIQUS»

1617^ arec permission de changer son nom Aa Gantier,

maintenu payant 1,000 livres pour droït d'information des anoblissemens depuis 1619, à rintendflAee, 16B9, 2g.

4&. Barbiee (le), ancienne extraction, chevalier, li g. Kéformation des années 1668, 1668, 1670, 1671.

43u Barbot, désisté de la qualité tTantagtoBe, pifoi

100 livres d'amende. Rëformation des annàea 1668i, lOB,

1670 et 1671, puis maintenu; payant 1,000 livres poor drdt

de confirmation des anoblissemens depuis 1610, an conseil,

(La suite au prochain numéro.)

VU. — BULLETIN BIBUOGRAPHIQCË.

Notice biographique sur Lucien cPAvesiés de Foniés, par P.-I* JiflOBi bibliophile. Paris, Y* J. Henouard, 1865, f^ pages.

Le travail dont nous donnons ici le titre, est un bommaga fM le bibliophile Jacob a voulu rendre à la mémoire d'un parent, d^in ami. Et, hàtons-nous de le dire, le biographe sait inspirv ap lecteur la plus affectueuse sympathie pour celui dont il s'esl chargé dt rappeler le souvenir. L'auteur s'attache à retracer en quelques pages les phases diverses de la vie agitée de M. Davesiès de PqiMéft^.Ggiivie les esprits ardents, les cœurs généreux, jetés an milieu de la tourmente sociale de notre époque, on voit le jeune de Pontés eitibraiFser toutes les utopies et courir à toutes lespenpeotlvesfnîM perniHtent l'espoir d'être utile et de faire son chemin^ anaamM honorablement son pays. Il passe successivement de l'état de marin, auquel l'avoient poné les ardeurs du jenneSge, ans étadesttttéraires qui lui donnent tout d'abord accès dans les jonmanz et revues les plus en renom. Puis les rêveries du safnt-slmoaisme l'entraînent un instant, pour le ramener bientôt à la vole de l'W seignemput, et plus tard, au positivisme de radmifii8tratioD.B'i&contestables qualités de cœur et d'esprit, un sentiment littérale tràs-développé, avoîent procuré de bonne heure an Jeune 4e Ha-

BULLETIN BIBUOGBAPHIQUB. 95

tés Testime et rimiUé da quelques puissants du jour^ dont, il faut le dire, ce qui ne surprendra que peu de monde, il n'obtint gutre que des éloges et de stériles encouragements. I>ans ce décousu d'une ¥ie un peu éparpillée, d'étranges retours s'opèrent en cet esprit d'élite; malgré le contact des beaux esprits en vogue, qui tous ne subissent point les mêmes influences, M. de Pontés trouve en son cœur la force de rompre avec des préjugés tyranniques et d'entrer résolument dans la voie de réforme qu'il doit suivre désormais. — Laissons parler ici son biographe :

« Il aimoit avec passion tout ce qu'il y a de beau dans la naturo, dans la philosophie, dans l'art; mais c'étoit surtout rhumaaiié qui raitachoit et Fintéressoit de préférence à tout. Les aspirations sainl-simoniennes qui n'avoient pas laissé de le suivre dans les détails les plus froids et les plus positifs de ses fonctions administratives, n'avoient plus besoin de se cacher sous un masque d'indifférence et d'égolsme : il pouvoit maintenant, sans être taxé de folie et d'utopie, rendre hommage au principe divin de la fraternité hur maine. Il étoit, il avoit toujours été déiste et religieux. Dès qu'il fui entré dans la voie de la charité chrétienne, il se rapprocha insensiblement de l'Évangile, et il se rattacha enfin tout à faii à la foi par les œuvres : sa piété devint de plus en plus fervente et il en étoit venu au moment de sa mort, à s'incliner humblement devant les mystères les plus incompréhensibles du dogme catholique, a

Tel fol M. d'Avesiès de Pontés, dont le portrait gravé, placé en tâte de la notice de M. Paul Lacroix, rappelle une figure noble et sympathique que tous ceux qui ont un peu vécu dans le monde litéraire du dernier rè^ne, se rappelleront avoir vue et pratiquée.

Les œuvres de M. Lucien d'Avesiès annoncées comme sous pressa, se composent d'Impressions de voyages, é^ Observations sur rOtrûtU, sut la Grèce, mr V Angleterre, r Italie et V Allemagne;^ t ardiéokgiques religieuses, économiques et littéraires ; — dé r VHistoire de Pom,— et formeront iû volumes iu-5^, \ par les soins religieux de madame venve de Pontés elle-

JloaacBOTOitt pouvoir appeler l'attention sérieuse de nos lecteurs tt cette pnMIcaiyon intérassanla à tant de tilres.

de la Chambre des oûmptes de Dijon, é^ajpTés le manuscrit du P. Gauthier^ publié par M. Jules d'Abbauuont.

Lliialoiff» de la Chiarim des comptes de Dijon et des officiers qui y ont siégé depuis son origine, au xiv« siècle, jusqu'à la Révo-

latioD, a lente, vers le milieu da siècle dernier, la patiente et se* rieuse éruditiou d'uu savant dijonnais, qui s'est efforcé yainement de garder le voile de l'anonyme. Le travail du Père Gauthier, fruit de Tétude attentive et de l'examen critique approfondi des documents originaux conservés de son temps dans les archives de h Chambre des comptes, et de ceux qui ont été mis à sa âifsposition par les familles elles-mêmes^ est divisé en deux parties. Dans la première partie, l'auteur fait connaître l'histoire politique, administrative et judiciaire de la Chambre des comptes, et donne â*intéressants détails sur son organisation et sur ses attributions diverses. La seconde partie, conçue sur le plan du Parlement de Bourgogne, de Pierre Paillot, comprend la série chronologique des officiers du grand bureau de la Chambre. Chaque officier a son article séparé, comprenant l'indication de la date de sa réception et de sa sortie de charge, la description de ses armes et quelques détails biographiques auxquels l'auteur, plus complet en ce sens que Paillot, a jointe le plus souvent, une notice généalogique. Le travail du Père Gauthier est entièrement inédit et a été jusqu'ici peu consulté. On comprend ce que la renaissance des études généalogiques et héraldiques, au point de vue de l'histoire générale et provinciale, a dû lui donner d'importance.

C'est cet ouvrage, abrégé dans sa première partie, corrigé avee soin, débarrassé de certaines longueurs^ continué jusqu'à la Révolution et complété par l'addition de courtes notices sur certainei catégories d'officiers négligés par l'auteur, que M. J. d'Arbtumont donne au public, d'après une excellente copie conservée aux Archives de la Côte-d'Or.

V Armoriai de la Chambre des comptes de Dijon s'ouvre par un chapitre préliminaire sur l'histoire de cette compagnie depi^ son origine jusqu*à la Révolution, sur ses attributions, ses prérogitives et les privilèges de ses membres. Puis viennent, répartieii' suivant Tordre chronologique, dans une douzaine de chapitres, les notices généalogiques et biographiques de tous les officiers ôê la Chambre, savoir : Chanceliers de Rourgogne, présidents nés de It Chambre sous les Ducs; premiers maîtres et premiers présidents; chevaliers d'honneur; conseillers maîtres; procureurs généraux; avocats généraux; élus du roi; greffiers en chef; conseillers correcteurs; clercs et conseillers auditeurs; notaires et secrétaires; substituts, etc., etc. L'ouvrage est orné de 320 blasons intercalés dans le texte, et fort bien exécutés (1).

(1) Un fort voL in-6 de 500 pag. sur beau papieri ^ : S9

REVUE MENSUELLE

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