XXIII. — L'OTHON GRAND BRONZE
Nous avons dit bien des fois âcjà, et tout le monde le siit comme nous, avec quel zèle, au milieu des soins si gravas deMo ministère, Golbert s'oecupoit d'enrichir le Cabinet du Roi. Pw-
L*OTHON GRAND BRONZE. I2i3
sonne n'ignore aujourd'hui qull avoit dans toutes les contrées du monde accessibles à la diplomatie françoise^ des agents littéraires qai avoient charge de lui acquérir tout ce qu'ils pouvoient rencontrer de curieux en livres, en manuscrits^ on médailles et en objets d'art. La Bibliothèque impériale et nos Musées lui doivent leur principale richesse. Le goût du grand ministre étoit si connu, que des offres lui arrivoient de toutes parts môme des gens les moins lettrés. Voici une lettre que nous trouvons dans les papiers de Colbert^ d'un sieur Gaillard, qui la date de la ville d'Alep. Il offre an grand ministre le phénix de la numismatique : Tintrouvable Othon grand bronze, qui, je crois, est encore à découvrir aujourd'hui. Nous ne savons quelle réponse Tut faite au sieur Gaillard, mais nous doutons que cette médaille soit jamais par- Tenue au Cabinet du Roi, qui seroit, je crois, fort empêché de la montrer.
Le sieur Gaillard a Monseigneur Colbert.
Monseigneur, Quoy que je n'aye pas l'honneur d'eslre cogneu de vous, j'ose bien prendre la liberté de vous faire ces lignes pour vous asseurer de mes très-humbhîs respects et vous faire savoyr comme il y a ici un nommé Conras, marchand hollandois, qui a heu une rencontre d'une médaille en cuivre d'Oton de la grandeur d'un demy escu. Comme j'ay tcu icy Monseiipieur, un nommé Yansellebre (sic) qui acheloit des liTres et médailles pour la bibliothèque de notre grand Boy, ipià Dieu donne longue vie et bénisse ses entreprises, j'ai
I, Monseigneur, être obligé de vous en avertir, à cause que fi TOUS la soueliés je feroy mon possible pour l'avoir. Il y a U marchant anglois qui luy en a vouUu donner cent cintiante piastres, et ne lui a coûté à luy que 7 livres 6 deniers; fly utenda dire que le Roy n'en avoit point dans son qil^iaM de cet empereur.
tiil Miii ici, Monseigneur, en AUep pour les afferes de lÉlrârs de la compagnie du Levant, et je m'estimeray tà je pouvay contribuer à quelque chose pour la
salisfaction du Roy, puis qu'il a été toute ma vie mon ambition et que j'ay eu Thonneur d'estre un de ses cavaillen, dans le régiment de feu le marquis de Barada. Je finirez Monseigneur^ en attendant vos commandemants et me dn avec respect,
Monseigneur, Votr e très-humble et très-obéissant et affectionné serviteur,
P. Gaillard.
A Allep, ce 23 jaio 1673.
MANUSCRITS ET INCUNABLES
Exposés à Evreux.
[Suite et fin. ^ Voir le yolame précédent da Cabinet historique, p. 129 et saivantes.)
Nous en étions restés à deux livres matrologes intéressants pour l^histoire de la ville de Gisors et des familles du pays. Mais onO faute d'impression a substitué au mot matrologe, qui signifie ol^ regi>tre de confrérie^ le mot martyrologe, qui dans l'espèce est n/^ contre-sens. Nous aurions bien à relever quelques autres coqmlleS qui ont rendu nos phrases boiteuses ou estropié des noms propre»^ mais il seroit ennuyeux de placer ici nn errata. Revenons donc i nos matrologes.
L'un d'eux (a'' i081) étoit le livre de la confrérie de Saint-Grépilt do Gisors, érigée en 1456. Il commence en i5(fê, car quelque^ feuillets paroissent avoir été enlevés : il reste 67 feuillets su^ vélin, pleins d'indications pour l'histoire des familles nobles ^ bourgeoises de Gisors. La majeure partie du volume est en gotlû-^ (luo écrit avec soin, avec initiales de couleur et blasons des pro^ cureursde la confrérie. Au xvui* siècle^ les images ne sont plu^ (lue des barbouillages, l'écriture devient informe et une orthogra^ phe digue des cordonniers du temps présent apparoit. Le progrès a lieu il rebours, et la décadence descend jusqu'à la barbarie.
BULLETIN BtBLIOGRAPHIQOB.
confrérie i
■ sîèele, les procureurs r.
ns comme des gentilshommes, et cet osagf» arisiocra-
H nue penfiant le xvii* sièrle. Ainsi, Nicolas Dessaux,
Mn ur ci\ l<507, a un é eus s on d'argent au mule tie sinopte
U dot kttrts N D degueuks, Kn 4628, ou peî ni sur le registre
biofi d'Adrien Pouchet. l'un des procureurs, dons un écu
i'firgent à ta pouche oti sac de ^aeuks luxomptigné dru lettres
d'trr, dtnix fîkneii m sautoir cti chef et un couteau fie cordonnier
Unie. En iCi'ïâ, Hobert Sarrazin a un écu d'azuràitnamird'or^
éii» d'or m cMf, et en cimier les outils du métier. Eu 1048,
Aubëry est qualifié de « cordonnier du Roy. •
rmi les gentilshommes (nsrrils comme bienfaiteurs de h
f^rie, on trouve, en lu64, Jean de Crespon, écnyer; lacques
klin, honime d*armes, en lo70; nobîe <iomme Robert Lebret,
1er en 1589, et beaucoup d'autres. En 1626» on peint ttll
m ffoiur à deux étoiles d'argent eti chrf^ tme flamme ffor en
; ft en pointe y un dauphin pâmé du même ; ce blason est celui
M* Jurques le Maistro, e:?cu(tr, s' de Saint-Crespln, conseiller
k|L 1 ,1 général criminel et particulier, civil et cri-
Wm ' de Gisor'^ en la ytlle et chastcHcnie dudict lieu
|p Jaaiueliae Fronlin son espouse. » Celle seigneurie
k m avoir une Mmle naturelle avec la confrérie des
biimrrd^ âUj^si, en 1045, voii^on parmi les bienfaitrices de
pfonfr«*nc « Darnoiselle Jeanne le Parmentier, veuve de Jdc-
I \ escuyer, viuant s' de Sainl-Crespin et d'Estraiii ei
, on la ville de Dieppe, i»
i les bii^nfaiieiirs de rannée 164!, on voit figurer le nom
>bert Denyau, escuyer, évidemment de li famille de Robert
Uy doyen deGisors, qui, vers le m^rae lenips, a écrit uoe his-
^ 'vstéa manuscrite et est connu par divers ouvrages
ir;9i, en tête du compte de chaque année, apparaît
d'un procureur de la confrérie, dont les fonctions sont
î Mais le titre de procureur no sembloit pas assez ronflant
ratiquc XVII* siècle, et la confrérie des cordonniers, à
de heaticoup d'autres confréries normandes* donna à
[le litre de Hoi: c'est lui qui porloit le Mfo/i aux procès-
"[Cérémonies publiques. Notre matroïoge constate que
razin, ïtt)y eu 1 année 1645, et Vtarion Patinot, sa fumme»
pour le don du baston une aube à dentelles, amict ei
tout de thoille de lin. w
}. le coi istec^n»meoce à mouler son écriture en romain»
AotuiHiit l'usage des lettres gothiques; mais en 16S3 le goihi*
prend* On continue à figurer dans ce curieux registre les
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satisfaction du Roy, pais qu'il a été toute ma Tie moD bition et que j'ay eu rhonnçur d'estre un de ses cayaill dans le régiment de feu le marquis de Barada. Je fli Monseigneur^ en attendant vos commandemants et mi avec respect,
Monseigneur, Votre trés-humble et très-obéissant et iffectionné senril
P. Gmllard.
A Allep, ce 23 juio 1073.
MANUSCRITS ET INCUNABLES
Exposés à Evreux.
{Stâte et fin, — Voir le Tolame précédent da Cabinet biitoriqi p. 129 et Baivantes.)
Nous en étions restés à deux livres matrologes intéressants ] riiistoire de la ville de Gisors et des familles du pays. Mais faute d'impression a substitué au mot matrologe, qui signifii registre de confrérie^ le mot martyrologe, qui dans Tespè^e « contre-sens. Nous aurions bien à relever quelques autres oogi qui ont rendu nos pbrases boiteuses ou estropié des noms proj mais il seroit ennuyeux de placer ici un errata. Revenons do nos matrologes.
L'un d'eux (n^^ i081) étoit le livre de la confrérie de Saint^ï de Gisors, érigée en 1456. Il commence en 1505, car qud feuillets paroissent avoir été enlevés : il reste 67 feuiUels vélin, pleins d'indications pour Tbistoire des familles noUi bourgeoises de Gisors. La majeure partie du volume est en ff que écrit avec soin, avec initiales de couleur et blasons der cureursde la confrérie» Au xvnr siècle^ les images ne sont que des barbouillages^ l'écriture devient id forme el une orlh phe digne des cordonniers du temps présent apparoit Le pf| a lieu a rebours^ et la décadence descend jusqu'à la barbarie
BtLLCTirï DrBLIDGRAPMIQtlK.
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AO xvr siècle, les proeareurs de la confrérie de SainUCrépiQ
Qidâs blasons comme des geniibhommes, et cel usage arisiocra-
I le continue peudanl îe xvn* siècle, Ainsf, Nicolas Dessaux,
nreur en lf»07, a un écusson d'argent au saulv tk f>inO}iie
(ks tettres N /* degtwuks^ En 1628, on peinl sur le régis ire
h blason d'Adrien Pouchel, Tan des procureurs, dans un éca
OT»lc d'irgent *i la prmche ou ^tc de ffiienks acrompagné des leHres
A P «for, dni.r iih}nr?i m stmtùir en chef et w?» couteau de cordtjnnm
nt€. En 1632, Roberi Sarrazin a un écu d'azttr à un cœur tf or ,
i d'or en chef, et en cimier les outils du niélier. En 164S,
mVv est (|ualt(lé de « cordonnier du Roy, »
fi» les geniilshommes inscrits comme bienfaiteurs de la
Dofrme» on trouve, en 1564, Jean de Crespon, rcuyer ; Jacques
îpndin, lion. me d*armes, en 1570; noble nomme Bobert Lebret»
ayer en 1589, et beaucoup d'autres. En 10)26, on peint un
5on d'azur à deux Hoiles d'argent m cM/^ une fiamme d*ùr m
\ ît en pointe^ un dauphin pàmê du même : ce blason est celui
i* Jarqucs le Mai>irc, escuitr, s^ de Sainl-Crespin, conseiller
Roy, lieutenant général criminel et particulier, civil et cri-
elaa bottlyage de Gisor^ en la ville et cbasteilenie dudicl tiea
Dotselle iacqueliue Frontin son espouse. » Cette seigneurie
Dt'Cre^piu uvoit une aOlnîlé naturelle avec la confrérie des
ttitTs; aussi, en 1C4S, voit-on parmi les bienfaitrices de
ûnfn'Tie « Damoiselle Jeanne le Parmentîer, veuve de Jac-
I Maiâir^, escoyer, viuant s' do Sainl-Crespin et d'Ëstran^ ei
l major en la ville de Dieppe* »
[hrmi lêîi bienfaiteurs de Tannée 164!, on volt figurer le nom
R-,|...t t Denyau, escuyer, évidemment de h famille de Hobert
yen deGisors, qui, vers le même temps, a écrit une hîs-
fiv.. r.,a,ti r^lée maBUscrite et est connu par divers ouvrages
éevinus rbres,
A partir de 1591* en t^te du compte de chaque année, apparoil
nom d*un procureur de la confrérie, dont les fonctions sont
!»• litre de prnctireurne sembloit pas assez ronflant
0 xvîi» siècle*, et la confrérie des cordonniers, à
beaucoup d'autres confréries normandest donna à
Milr^ de H^yit rV^r lui qui portoii le bâton aux procès-
*s. Notre mairol<^ge constate que
V 1645, et Marion Fatinot, sa femme,
pour ie don du baston une aube à dentelles» amict et
i tout ih' ïlioille de lin* »
I cotnmenre à moulet* son écriture en romain^
,. des lettres gothiques; mais en 1622 le golbi-
yOn continue à figurer dans ce curieui registre les
214 LB CABINET HISTOUQUB.
saiisfâction du Roy, puis qu'il a été toute ma Tie mon anc bition et que j'ay eu l'honneur d'estre un de ses caTaiUem dans le régiment de feu le marquis de Barada. Je finira Monseigneur^ en attendant vos commandemants et me ^ avec respect,
Monseigneur, Votre trés-humble et très-obéissant et iffectionné senrilsiu
P. GâiLLABD.
A Allep, ce 23 JuId 1073.
MANUSCRITS ET INCUNABLES
Exposés à Eoreux,
{Suite et fin, — Voir le Tolame précédent da Cabinet liiatoriqii», p. 129 et saivantes.)
Nous en étions restés à deux livres matrologes intéressants pouf l'tiistcire de la ville de Gisors et des familles du pays. Mais unC faute d'impression a substitué au mot matrologey qui signifie ofl registre de confrérie^ le mot martyrologe, qui dans Tespèce est lOD contre-sens. Nous aurions bien à relever quelques autres cogyitt^ qui ont rendu nos phrases boiteuses ou estropié des noms propres mais il seroit ennuyeux de placer ici un errata. Revenons donc i nos matrologes.
L'un d'eux (n*" 1081) étoit le livre de la confrérie de Saint-Crépis de Gisors, érigée en 1456. Il commence en 1505, car quelquai feuillets paroissent avoir été enlevés : il reste 67 feuillets sm} vélin, pleins d'indications pour l'histoire des familles nobles 0 bourgeoises de Gisors. La majeure partie du volume est en gothi que écrit avec soin, avec initiales de couleur et blasons des pr9 cureurs de la confrérie. Au xviu* siècle^ les images ne sont ploi: que des barbouillages, l'écriture devient informe et une orthogr» phe digne des cordonniers du temps présent apparoit. Le progr^ a lieu a rebours, et la décadence descend jusqu'à la barbarie.
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An x\i* fiÀcle, les procureurs de la confrérie de Sdint-Crépin itde» bb^ons comme des gentilshomnies, et cet usage aristocrajOe 86 conlimie pendant le xvn* siècle. Ainsi, Nicolas Dessaux, enr en ICi07, a un ^casson d'argent au sau^e de simple ' ^/"^ Htrcfi y M degueuks. En 1628, on peint sur le registre ffln lien Fouchet, l'un des prorureurs, dans un écu
sic ' ïa poHche ou me de gueides accompayné des lettres
A F ^<fr, dea.T alênes en sautoir en chef et un couteau de cordùunier ^te. En 1632, Robert Sarrazin a qq ecu d\izur à un cœur d^or, ! d*or m rheff et eu cimier les outils du métier. En î^kS, my t^l «[tiaiifié de « cordonnier du Roy, » 1) fax geniiIshomm<»s în^^cnis comme bienfaiteurs de la anfrério, on trouve, en 1564, Jean de Crespon, t»cuyer; Jacques ^ sindin, booime d'armes, en 1570; noble nomme Robert Lebrel» lyer en 1589, et beaucoup d^autres. lin 1626, on peint un a«on it*aiur à deux étoiles d^argent en chef^ une fhimme d^or en \ H en pointûy un dauphin pâm^ du même : ce blason est celui i* Jai'ijuesle Maiâire, escuitr, s' de Saint-Crespin, conseiller Roy, lieutenant gt'^néral criminel et partirulier, civil et cri* I au baillyage de Gisors en la ville ei cbasteilenie dudict lieu ♦KUmoisclle Jacqueline Pronlin son espouse. » Cette seigneurie dflStint'Cre^pin avoii une atïiniii' naturelle avec la confrérie des ttiers; aussi, en l(îi5, vottou parmi les bîenfailrictvs de ûnfn^rie « Damoiselle Jeanne le Parmeniier, veuve de idcfMSIe Maistrâ, escuyer, viuant s' de Saint^Crespin et d'Estran, et m^m major en la ville de Dieppe, n Pirmi tes bii*nfajiears de rannêe 1641, on volt (Igurer le nom DeoyaUf escuyer, évidemment de U famille de Robert yendeGisors, qui, vers le môme temps, a écrit une hisrestée manuscrite et est connu par divers ouvrages i^res, A partir de 1591, en tôte du compte de chaque anné€, apparoît ' nom d*un procureur de la confrérie, dont les fonctions sont Mats le litre de procureur ne sfmbloil pas assez ronflant jli']ae itvii* siérlo, et la confrérie des cordonniers» à ie beaTicoup d'autres confréries normandes, donna à f titre de /loi ; c'est lui qui portoil le bâton aui procèsérémonies publiques. Notre malrologe constate que BZin, Roy en lanuée 1645, et Marion Fatinot, sa femme» Onné pour le don du baston une aube h dentelles, amict et le tout de thoille de lin. »»
le roj^istf? commence à mouler son écriture en romain, ni Tusagedes lettres gothiques; mais en 1622 le goUu* f ïvpfeM<l* Ou continue à figurer dans ce curieux registre les
214 LB CABINET HISTOUQUB.
satisfaction du Roy, puis qu'il a été toute ma rie mon an bitioQ et que j'ay eu l'honneur d'estre un de ses caTtiUax' dans le régiment de feu le marquis de Barada. Je floLn Monseigneur^ en attendant vos commandemants et ma dt avec respect,
Monseigneur, Votre trés-humble et trés-obéissant et iffectionné serviteur
P. CiULLARD.
A Allep, ce 23 JuId 1073.
MANUSCRITS ET INCUNABLES
Exposés à Eoreux.
(Suite et fin. ^ Voir le Tolame précédent da Cabinet liiatoriqii», p. 129 et saivantes.}
Noos en étions restés à deux livres matrologes intéressants pool riiistcire de la ville de Gisors et des familles du pays. Mais uni faute d'impression a substitué au mot matrologe, qui signifie JXM registre de confrérie, le mot martyrologe, qui dans Tespèce est al contre-sens. Nous aurions bien à relever quelques autres coqmOs qui ont rendu nos phrases boiteuses ou estropié des noms propres mais il seroit ennuyeux de placer ici un errata. Revenons donc î nos matrologes.
L'un d'eux (n^'iOSI) étoit le livre de la confrérie de Saint-Crépi] de Gisors, érigée en 1456. Il commence en 1505, car quelquo feuillets paroissent avoir été enlevés : il reste 67 feuillets an: vélin, pleins d'indications pour Thistoire des familles nobles e bourgeoises de Gisors. La majeure partie du volume est en gothi que écrit avec soin, avec initiales de couleur et blasons des pro cureurs de la confrérie. Au xviu* siècle, les images ne sont plu; que des barbouillages, l'écriture devient informe et une orthogra phe digne des cordonniers du temps présent apparoit. Le progr6i a lieu a rebours, et la décadence descend jusqu'à la barbarie.
BULLETIN BIBUOGRAPHlOUBp