RESPONSE DS LA DAMS
Mainte dame prendroit envie De vous aymer toute sa vie, D'ainytié, monsieur, non mortelle, Sans toucher à voslro escarcelle.
Mais, cognoissant vostro avarice El vous adonné a toi vice, Jamais n'aurez le cœur de celle A qui deffendrez rescarrelle.
L'avarice vous fait éthique Vostre îimyti nielaiiciiolique De laquelle voudriez la mouëlle Tirer, non de vostre escarcelle.
J*ay Vfu homme en jrrande peune.
N'ayant regret de clioso ancuiie Qiiiî de se voir amy de relie Qui n'a vaillant en Tescarcelle.
Ilouinie de telle quelle race Plustost que vous iruuvera place Kn tous endroits, et de tel zèle Que maudirez vostre escarcelle.
Heur est en moy dont je me vante Qui tout honneste cœur contente
BULLCTUf «ItLIOGRAPHlOUK* ffH
Paisf ne sois dite molas cnbelle Pour l'homme que pouf l'eeoarceUe.
Vous estes genttiiiorame boBBesle^ Hais une chose voas moleste I>e n'aymer jamais damoyselto Qnand toueber faut k researcelle.
Qaaat à moy. Je voas certifQe Qu'en tel que vous point ae me fie Qui n'eust jamais volonié telle, Fouiller pour feoune en l'escarcelle.
Ce que j'en dy, qne l'on ne cuyda Qne 80ft toujours ma bour&e yuyde :
Bile est mieux g arnye que celle Du gentilhomme à rescaFcelle.
Sî je vouïoys en ryme ou prose Tradhiire nn romant de la flose^ le ne crains pas vostre séquelle Ny faveur de vostre escarcelle.
Si sur le lulk et PespiaôUe Vous sçdvez quelque cbaosennette, Ce n'est à moy chose nouvelle Ny du creu de vostre escarcelle.
Je sçay si peu l'art âe muskpie^ Qne prompte suys faire la niqae A to«s que Ton voit sans cervelle JBt aaas argent en resoaroeèfte.
Soyez content, monsieur^ dé t^, Sans ainsi des dames mesdire,
S ni n'ont esgard à la cautelle ne fergez en vostre escarcelle.
XXVm. — BULLfifUN BIBIJOGRAraïQUË.
mKflCnt INES LETTRES J)B MARlR-ANTOU(BTTB,{Mir F. FjSUIL-
NE CoNGBW. — Paris, H. Pion, iSôG^in-S, de cxix p.
mu MBHDeMbftlenu >asqu'à ce joor déparier de la guerre 09 déclarée des quatre points cardinaux à la grande p.i 40HvFeiiiilet de GMichea. Nous avions lOn double mauf M» vivtcatiosité, noua n'avions pu maure la maia si
276 LE CABINr.T HISTOBIQUK*
l'ouvrage si vivement attaqaé; en second lieo, eoDnoissant de longue main la royale collection d'autographes da splendîde édileor, ses magnifiques relations et les ressources infinies de son csoril, nous n'épouvions aucune inquiétude sur le saccès et la pleine jvtification de son œuvre. La réplique à ses adversaires, qnll viol de mettre en tête de son quatrième volume, nous donne compléi^ ment raison et achëveroit de nous rassurer sur la moralité de h publication, si nous avions pu nous en inquiéter an seul insHMi Ce factum, en forme de préface, est, à vrai dire, non-senlemenlnB justification suffisante, c'est encore on morcean des plos corien et des plus friands, et qui laisse bien loin derrière toat ce qui ifi être dit et fait à ce propos. Non pas que M. Feuillet se reAml tout examen, à toute critique : il admet, de la part dn lecteur, h possibilité d'un doute sur la provenance ou l'authenticité de qoelques-unes des pièces les plus attaquées : c'est un examen auquel il offre à ses adver^aires de se livrer contradlctoirement, tout ea faisant appel à la modération, à la courtoisie, aux bienséaneei, qai devroient être inséparables d*une polémique loyale, où HntérêldB la vérité historique est seul en jeu, et qu'en réalité l'éditeur n'Élu rencontrées partout.
Nous venons de le dire, M. Feuillet Inî-mème semble anjoard'hui faire la part du feu, et défendre médiocrement qaelqoeiunes des pièces attaquées, et dont, à la recommandation deqaelques correspondants puissants ou prévenus, il a peut-être un pas complaisamment grossi son recueil. Sans passer entièrement eot* damnation sur ce point, puistiu'il fait les plus sérieuses réaerwe d'examen, il admet à leur sujet les droits de la critique et kl doutes du lecteur. Évidemment il eût mieux valu les prévenir, et si M. Feuillet ne vouloit pas absolument priver sa publication di ces documents incertains, il étoit de sa droiture, bien conniMy dl son bon esprit, et du respect qu'il a habituellement du publie, de les accompagner d'une note qui eût mis en garde le lectenTi oa qui Peut tout au moins prémuni contre toute surprise à lenrsniiat Voici comment, nu surplus, s'exprime M. Feuillet sur ce point.
«Circonscrivons le débat : qu'il y ait quinze ou vingt lettm suspectées dans le nombre de quinze cents à deux mille, one JU données ou que je réserve au public, je l'ai déjà dit, ces lettiéi, tout historiques qu'elles soient, et rentrant dans l'ensemble dei documents, n'ont pas un intérêt assez marqué pour faire fenlB essentielle dans mon recueil, si elles n'y existoient pas. Elles ea sont de tout point les moins importantes. Dans tous les cas il eût été par trop insensé démêler, de gaieté de cœur, à une masse de dih cnments précieux, tirés d'archives publiques, de cartulaires privée, do collections connues, le ragoût de pièces fausses; a qnoi boDÎ que si encore ces lettres tendoient à introduire violemment dlM la biographie des faits importants, extraordinaires, propres à changer des physionomies consacrées, h exalter ou à dimlnnerpe^ fidement tels ou tels caractères historiques, je comprendrois jûeqvl un certain point la virulence de l'attaque et Tachamement IMi
qui la fait ponrsuivre! Mais non; ces lettres ont pour elles la vérité morale, elles peignent la reine Marie-Antoinette comme les traditions nous l'ont faite... >
Puis, revenant un peu plus loin sur ces pièces auxquelles il vient de faire allusion et dont il a pu ne pas contrôler rigoureusement les originaux, plein de confiance en la hante moralité de ceux qui ' les lui communiquoient : « Telle pièce, dit M. Feuillet, m*aura été communiquée par une collection particulière, par [un historien illustre, par quelque grand personnage, par un curieux et connoisseur étranger, j'en reporterai naturellement l'honneur à qui do droit. Eh bien, l'on s'écriera qm^ rien ne prouve que le possesseur n'ait pas été trompé! Comme si j'eusse dû manifester ma gratitude en faisant sur cette possession une ridicule et injurieuse enquête, comme si les cabinets n'étoient pavés que d'ignorants et de dupes. Je dis où sont les pièces ; libre à vous d'aller les contrôler de visu. Mais on aime mieux prononcer de haut que d'aller voir : c'est (]ueIquefois si embarrassai^ que d'avoir vu! »
Puis à propos de quelques erreurs de dates, erreurs échappées à la rapidité de l'impression d'un premier tirage, et réparées dans un tirage ultérieur, Téditeur s'écrie : « Que d'aménités ces lapsus ei minuties inséparables de si nombreux détails ne m'ont-ils pas values! chicanes mesquines, coups d'épingle dont le travail des adversaires est hérissé, et qui sont peu dignes de telles plumes^ peu dignes de réfutation. Mais cela fait nombre dans le fagot d'épines, et cette accumulation de petites querelles^ de petits faits, séparément sans valeur ni portée, forme comme un faisceau, comme un nuage obscur qui inquiète la confiance du lecteur, tend à égarer l'opinion, à causer Tamoindrissement d'un recueil vrai et historique qui gêne la malveillance des attaquants. Tâche pitoyable plutôt que vraie critique. « Escrimez-vous donc à relever comme les fourmis de la fable ces grains de poussière, vous remplirez des pages à endormir le lecteur! d
Mais un passage de cette réplique, que nous voulons mettre sous les yeux du lecteur, et qui nous paroît des plus intéressants, c'est l'histoire que fait en quelque sorte l'auteur, non-seulement de la proYenance des lettres de Marie-Antoinette, mais encore de son eabioet d'autographes, dont on connoît l'inappréciable richesse. Que de fols aux révélations si nombreuses, si piquantes, et si imprévues du Cabinet dCun Curieux n*avons-nous pas entendu répéter eette charitable interrogation : Ou diable ort-il pris tout cela? A cette inquiète et jalouse sollicitude de certains lecteurs M. Feuillet de Conehes répond, une fois pour toutes :
« Uu point surtout se dresse comme un épouvantai!, c'est la onestion de la provenance des pièces, c'est la prétendue imposliUlilé que les lettres écrites par une même personne à des correspondàits divers aillent se grouper, même après quatre-vingts oa quatre-vingt-dix ans de date, en un même cabinet. Nous allons sur ces étemelles objections, plus spécieuses que solides,
îes sont restées sur la roule. A part les archives Dt diies^ doDt le titre parle assez de lui-mên)ei oh- ( collections publiques on privées; prenez une à Libelles ont acquises, et dites s'il ne ^eroit pas imer avec mnteté la provenance de ces documents, a recondit. Les lettres de François !•*, de Henry II, ) Henry IV, de tous les souverains de Tlilurope, es yen les : seront-elles arguées de faux parée ibreoî<es, ceikïs de Henry IV suriout, et qu'on n'en la provenanire? Pmirroit-on, depuis sa source,
suivie par la niasse si considérable de papiers ue4llis le Polonois l)obrow>ky sous nos pavés ré- ;)3, docum(;iits qui font aujourd'hui la richesse de impériale de Saiul-Péierboiirg? Sauroît-on reas à rori{.Mne des lettres de la (grande collection ce, sous l'Kmpire et la Restauration, par le lord rewîUer, et qui constitue de nos jours un <les orneée Brilanui'jue presque improvisé, qui déjà cepenr. les plus ridiescahinetsde TEnrope? Cherchez, z, à vous rendre c^)mpie de la dispersion des pa- ) limes du maréchal duc de Richelieu, en dépit de famille, qui gardoit tous s^'s souvenirs et n'entenn aux curiosités et indiscrétions d'a.nrui. Essayez ompte aussi de la marche des pièces trouvées sur harioile Corday, lors de son arrestation, après la L'une de ces pièces, la fameuse Adresse de Charis, se trouve d'abord, on ne sait comment, dans la oine ChalK)t, (|iii romassoit les épaves révolution- 3 faisoieni, de. leur côté, Robespierre, Courtois, et
et voih'i qu'un jcur on la voit briller aux mains iporain le célèbre avocat Paillet, pour être siip saus trîinsiii(m en d'autres collections privées, • à la mienne. Comment s'est-il trouve dans des 1 des lettres de Marie- Antoinette détachées des pâlie de Pivit^iiiiac, qui n'en a donné à personne? [adame Élisal)»'tli qui eussent dû figurer dans les quis de Raiirecuurt, si justement jaloux des écrits nment ont circulé les papiers recueillis par Tabbé »m(nent le testaiiu-Mi lie Louis XVI, cette sainte
famille pour la France, et dont l'armoire de fer, énérales de l'Éiat, conserve religieusement le allé s'égarer en Hongrie, où je l'ai découvert ou Las lettres originales de Marie-Antoinette, absentes ue particulière de l'Empereur d'Autriche, et que ibliées sur les copies, que sont-elles devenues ? Une \ dans ma collection : il faut bien que les autres part. Je ne doute pas qu elles ne se retouvent un ( ne sont dans le cabinet de quelque curieux; mais jres coulisses auront-elles passé? je crains fort que
ce ne soit toujours un mystère. S'ai.'il-il d'un tableau de maître, l'histoire de l'art en suit la trace de cabinet en cabinet, et le prix considérable qu'on le paye en marque les étapes dans les catalogoes. Mais les pérégrinations d'aussi subtils documents que les aatofn* phes sont trop fugitives pour que le plus souvent le marchand ne les ignore pas lui-même, dès le moment que ces sortes de feuiUei volantes ne sont pas tenues, comme les immeubles, comme te grands colis commerciaux, comme les bUoux et métanx précieux, a être accompagnées de leurs titres de propriété successive, d'ie- (]uits-à-caution et d'enregistrements motivés. Et d'ailleurs, conoOÎ- II la généalogie de sa marchandise, un marchand d'autograpbei, par peur de la concurrence, ne révèleroit jamais ses soarces et g:arderoit soigneusement pour lui son secret de métier, tonte légitime que fût sa possession. Demandez donc à un libraire le non à inscrire sur le catalogue d*une bibliothèque anonyme ou pseudonyme ! A coup sûr, il le refusera. Les curieux font des qnestioB sur des noms qu'il seroit souvent plus qu'indiscret de révéler. Tel personnage vous ouvrira son cabinet ou son cartulaire, qai mettre pour condition de n'être point nommé, soit pudeur de la publidlé, soit désir de s'épargner l'importunité des demandes. Tel a été le cas pour un petit nombre des pièces de mon recueil, quej*aiGopiéei, du reste, sur les originaux. Ailleurs, de beaux documents profiendront d'une famille insouciante ou pauvre qui vend ses paplan, — et l'exemple n'est pas très-rare, — le secret du nom n'est pu notre secret. Au fond, dès le moment qu'on montre les pièces et
Sn'on en administre les peuves d'authenticité, les demandes m elà sont, je le soupçonne, beaucoup plus curiosité pure qu'amour brûlant de rhistoire et dévouement paléographique.
a J'ai eu le soin d'indiquer en tête de chaque lettre la soorce oA je l'ai puisée. Que pouvois-je faire de mieux? Les quatn-vinff' quinze centièmes des pièces que f imprime ont été Urées des Ardma offlcielles de Vienne, de Moscou, de Stockholm^ de Darmstadi^deFaHL Le riche cartulaire de Mgr l'Archidiu* Albert d'Autriche m'a fonni des trésors. Les nobles fainilles de Gramont, de Fitz-James, de Polignac, de Bouille, d'Anielot de Ctiaillou, m'ont commoniqaé « tonte bienveillance ce (jirelles conservent de Louis XVI et de nom iufortunée Relue. En ntitre, les lettres de Madame Elisabeth frisant partie des papiers de famille des marquis de Raigeooort, de Castôja et de Soran, ont passé en totalité dans mon recueiL Ce soit là tous documents irn^i-usables. E)i bien, ce ne seroit peut-être jpi une raison pour qu'il < ne rencontrassent point dUncrédoIes. Qai sait? Tenvie, la légèreté humaines sont susceptibles de tantdesfigulnniés, et l'imagination, de mrme que les rancunes révololioftnaires ou autres, ont tant de penchant à affronter révideneet •
REVUE MENSUELLE
17 août 1702 — 12 prairial an m.
— 11» article. —
Tribunaux extraordinaires et révolutionnaires du Var, des Alpes-maritimes et des Basses-Alpes ; — Toulon^ Grasse, Nice et Digue.
Ckmime à Marseille, il y eut, à Toulon, en 1793 et 1794, jAntieurs tribunaux révolutionnaires et un tribunal poputmr$: des massacres de la démagogie (2), ensuite la réaction dn parti de Tordre où dominoient les royalistes : un tribuadiaiminel dirigé par les jacobins; il y eut, de plus^ le
01) F^. t. n, p. 2A4; t. x, p. 22, lis, 107, 298; t. XI, p. 137, 265; , i 3», ^ 58, 120.
^^' ' P) M. Hortiinep-Ternaax, qne l'on accuse d'exagération, dans son Hit~ trindêU Terreur, n'a parlé ni des massacres démagogiques de Marseille, M êb etm de Toulon; on peut y Joindre les mêmes exécutions populaires étFOmo; là, en août et septembre 1702, huit prêtres furent égorgea. Voy. Mi il BoUUard, le Tribunal criminel de eOme^ 180C, p. 151.
. Nonnbn-Déoflnibre 1866. — Doe* tO
282 cÀBdiii' BËtbàiQUE.
coupable appel de rèlrahgëlr accompagné de la remise da port ei de li Bdltë aux Atigiois et aux Espagnols.
LbB iliàâidCrbâ démagogiques de Toulôtl^ h^pMniés aiissi par un tribunal populaire^ sont à peu près du même temps que ceux de Marseille. lis commencèrent lorsque la société jacobine, dite le Club des blancs, se trouva présidée parSjlyeslre, jacobin vënh de NMs(i). Lé Ë8 juillet 1792, ëtoient à la fois sabrés et pendus par ces clubistes et leur président: HHi Gaérin» Maure ^ Roubaud^ membres du district, M. Gazan, procureur général-syndic (â). Puis on décapitoil H. Reboul (3); le 30, M. Gantheaumc, juge au district, et Fadas, geôlier des prisons du Palais-de-Juslice, étoientlMteimés. Le 31, M. Dabaux, membre du directoire du département, s'étoit cassé la cuisse, dans sa fuite, en tombant da rempart; il n'en tut pas moins égorgé (4). Ces horreurs étoient dénoncées à l'Assemblée législative, dès le 7 août, par une députation de Toulon qui annonçoit que des séditieux avoient massacré, dans cette ville, neuf personnes, y compris le procureur général-syndic du département ^)* Après la journée du 10 août, à Paris, les exécutions jj^pvlaires reprirent à Toulon. Le 18 août, M. Desidery, de Riabs, transféré en ville; le 21, M. Charles Sonez, étoient pendus (6). Le iO scpteblbi'e, le comte de Rochertibro, ttl^jot-gétiérâl de là UiàHtie, M. de Flotte, cominandatit de là ittâHUlii l^ltùi deux ptîsohnicrs, aroietit le même sort (7). Déjl VA îbtt^is étoietit sottiâ du bagne ; la municipalité de tOQloii,
(1) lAvergne, Histoire de la révolution française dans le Kur, 18ll| in-8, p. 1,13.
(3) ibidem, p. 115, 116. — Henry, Histoire de toulon depuis i78f À»çii^au Consulat, d*après Us documents de ses archivu ; 1855, 2 toL fi4; t. 1, p. 232.
(8> h] Henry, t I, p. 236, 242, 2kà.
(() Moniteut* dn 0 août 1702, p. 032.
(8, 7) Henry, t I, t). 2B& et suif.
LA IU8TIQB BÂYOBHTIONNâlfiE. W
dite patl'iote» ne fit rien pour empèchet ces Hctes exécrables (1).
Plusieurs bandes de forcenés parcoururent la ville et la {mniiehè, ayant à leur tête Lambert; Leinài lie ditfaëàusbleil; Bil47i fassaudi FigoUj rexëcutëul*. Une de ces bandes^ k^t i^igoli, ae|bâpitbit li Là Abqùë-^Bdâsatlé M. SâCqUi d6§ Thourels (2); îine aiitre, avec Beâusôleil, penddil, 5 La ^lette, le curé Martel (3);
La guillotine arriva à Toulon ; elle fut essayée sur le cou d'un.mouton (4). Le tribunal criminel extraordinaire ayant Lambert pour président, plusieurs condamnations à mort tarent prononcées et exécutées ; d'abord, le 15 janvier 1793» FigOD, le bourreau (5); ensuite, le 16 avril, M. de Bastard^ chanoine de Toulouse, qui^ émigrant sur une felouque^ étoit ;enu s'échouer sur la plage de Bandol ; et peu après, H. de Bi^jstarot, capitaine, commandant la Melpomène (6).
Le parti de Tordre se réveille en Qn ; les sections gouverfipiitj^ ^ne,no^velle municipalité est installée, à Toulon^ le Ujpîllet 1793, et, comme à Marseille, on établit un tribu- ^M^p0[^»laire'f celui-ci^ dit martial (7), avec au moins quinze juges. Les principaux meurtriers sont arrêtés : Jassaud, Sylvestie» Barry^ Lambert, Beausoleil^ Paul, Barthélémy, Mk SMlt (6)i et, coihihe à Matseille, dès actes de révolte il Hiélent aux actes de justice; les btitëSehiâiils t^iëlfS IMI W Bbauf flis mnx Jetés en prison, oû lé );)retilier âe pehd
" ' Botty, 1. 1, p. 354 et saiv.
ift>I.eai6iiie, p. iio, 138, 143.
Hk n Bmrjt 1. 1, p. 324> sss:
9^ê, f) U ateie, p. tat 1 190, I91«
981 LB CABINET HISTOBIQUB.
Le tribunal populaire ouvrit ses séances et condamni mort successivement :
Jassaud, pour avoir pendu MM. de Rochemaure et Debm Beausoleil, pour avoir pendu le curé Martel; Sylvestre, priiM du club des Blancs ; chef de la bande qui avoit massacré MM. Gi rin, Roubaud et Maure (i) ; Barthélémy, président du tcibll extraordinaire; Lambert et Barry^ pour assassinats.
Le 20 août 1793, lors de Tcxécution de ces deux denii condamnés, il y eut des scènes sanglantes. Les Jacobiosi taquèrent la force publique ; Lambert et Barry s*oafriri un passage; mais bientôt Barry fut abattu d*un coup da|l tolet, et Lambert, blessé grièvement d*un coup de bdi nette, fut repris et exécuté sur la place de Toulon, ajfld encore aujourd'hui le Champ de bataille ;2).
Apréb la criminelle remise de ce port aux AngloiS| b.^ bunal populaire continua de siéger. Suivant B[eiii7jii| 27 juillet au 4 novembre, il prononça ii exécutions capiM 15 exécutées par la décollation, li par le gibet (3). 1 18 octobre, il conilamnoit à mort Jein-Baptiste 6iMiL| jugement, le seul de ce tribunal que je connaisse, noosi conservé par Fréron y'i) : eu voici les passages les pM| soutiols; son intitulé est curieux :
Au uofn .1: L:ii\s XVIL y:r hi grd.t di Dieu ttlakâi mlU lie IKas, f\ I ,ic.< Fr :\: :js;
Le IS octobre 1793. ie irb.inal populaire martial, à couitamno à é;nf rr.ï-.> ,î ..v de> prisons royales a la Piorrt\ peur y t^;re peadj et étrangle, jusqu'à ce suive, à une ^vieuce ;
\\ l^îECia*, p. l*i-l^4.
{i"" U xcsc. p. iiO; H;r.r)\ t. U. ?, 4».
.S} H^v.rr. u U. p. 4* : j2
; V Mfv^ i'^ \if:.ri^^ fvr .'j 'v î:ric« rc^*îe if la 1
i I3 réclu- «lue Pfu4-
^ des vie-
dbli à Avj^ ine quaran* *3^nts venu.
y(Siffi'eja), iernier, da 0* cordonla plus oc- 9 condam- WQ Vicaire^ UQ cardonrévolution- ^aût i'éciia-
ê beaucoup
^a^ laquelle,
ttûe place
Maigoet, la
•écédent ar-
IQJ ne pou-
'*dressé» dès
284 LB CABINET HISTOBIQUB.
Le tribunal populaire ouvrit ses séances et condamna à mort successivement :
Jassaud, pour avoir pendu MM. de Rochemaure et Debranx; Beausoleil, pour avoir pendu le curé Martel; Sylvestre, présideil du club des Blancs ; chef de la bande qui avoit massacré MM. Goérin, Roubaud et Maure (i) ; Barthélémy, président dn tribonil extraordinaire; Lambert et Barry^ pour assassinats.
Le 20 août 1793, lors de Texéculion de ces deux demie» condamnés, il y eut des scènes sanglantes. Les Jacobins attaquèrent la force publique ; Lambert et Barry s^ouvrirent nn passage; mais bientôt Barry fut abattu d'un coup de pistolet, et Lambert, blessé grièvement d'un coup de baionr nette, fut repris et exécuté sur la place de Toulon, appeléo encore aujourd'hui le Champ de bataille (2).
Après la criminelle remise de ce port aux Anglois, le tribunal populaire continua de siéger. Suivant Henry, do 27 juillet au 4 novembre^ il prononça 24 exécutions capitales, 12 exécutées par la décollation^ 12 par le gibet (3). Le 18 octobre^ il condamnoit à mort Jean-Baptiste Gueit. Son jugement, le seul de ce tribunal que je connaisse, nons a été conservé par Fréron (4) ; en voici les passages les plus a^ sentiels; son intitulé est curieux :
Au nom de Louis XVII, par la grâce de Dieu et la loi coRsNMto nelle de VÉtat, roi des Français;
Le 18 octobre 1793, le tribunal populaire martial, à runanimiléi condamne à être transmarché des prisons royales à la place Sail^ Pierre, pour y être pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort §'» suive^ à une potence ;
(1) Le môme, p. 192-19^
(2) Le même, p. 2&0; Henry, t. II, p. 46.
(3) Henry, t. II, p. 42, 282.
(&) Mémoire historique sur la réaction royale et lés mattacnt du wâH; 1824, in-8, Baudouin; pièces justiâcatÎTet, p. 288*
LA JUSTIGB RéVOLUnONNAlBS. 28S
Jean-Baptiste Gueit, vitrier, domicilié à TonloOf atteint et con* Tainea d'assassinat et provocation à ce crime; d*aToir violé le palais de nos rois, à main armée (le 10 août)... d'être l'agent et l'émissaire de Garteanx et de Barras, de fomenter la guerre civile, etc. Signé par Granier, président, par quatorze juges et par le greffier Pignol.
Avant son exécution, Gneit fit à sa mère ses adieux (imprimés à la suite du jugement).
Enfin, Toulon ëtoit repris par le commandant Bonaparte ; aussitôt les affreuses boucheries, appelées les mitraillades et les fusillades de Fréron, commencèrent. Le 30 frimaire (20 décembre 1793), le lendemain de l'entrée de l'armée républicaine^ les représentants Salicetti, Ricord, Robespierre jeune^Fréron et Barras écrivoient au Comilë de salut public :
La vengeance nationale se déploie. On fusille à force; déjà tous les officiers de la marine sont exterminés. La République sera vengée d'une manière dHimed'e/fe; les mânes des patriotes seront apaisées (1).
Ainsi Robespierre jeune étoit présent à Toulon, au commencement des fusillades et il approuva ces exécutions. M. Louis Blanc (2), qui révoque en doute cette présence, n'a rapporté qu'une partie de la lettre que je viens de citer.
Immédiatement après furent créés, d^abord une conmiisston, puis un tribunal révolutionnaire (3), pour juger les Tbulonnais contre-révolutionnaires. A ce sujet, Ricord» Barras, Salicetti écrivoient au comité de salut public :
(1) Ptipkn inédits trouvés chez Robespierre, pièces juatificâtifeB, etc.,
laas. iii-6, t. m, p. m.
(I) Biêtoirt de la révolution, t. X, p. 105. ■À BkMtt de Toulon^ déjà citée; 1. 1, p. liS et tair.
LB CABINET HISTÛBIQUB.
Tonlon, le ^ piyôse ^d xi.
P. S. Nous formons des Commissions pour radministntion dé la marine/'des effets des rebelles, 6tc., et une Commission qui jugera réyolutionnaireinent tous les coquins (i).
Suivant Henry (2), historien du pays, ces tribunaux lQO^ tionnèrent successivement jusqu'à la Cn de Taonée et mim plus tard, et
ils envoyèrent à la mort les malheureux Toulonnais cou|)ables èëuletnent d*avoir habité la ville pendant la rébellion ; cai*, des vtâls criminels, auteurs, fauteurs bu complices de la trahlsoQ, il Pf^Q éipjt pas resté un ^eu|. On exéci^ta ^'^borçl |es çoqd<)mnés p^r |a fusillade* nu bout du premier mois la fruillotine futrétabllî^ et, un jour',* elle fil tomber dix-neuf têtes en vingt mlhàtéïî'cill dut mettre les corps dos suppliciés dans de la chaux vive (3).
Les ju^^ments de ces tribunaux n'ont pas encore été dëpouyerts (4j. Le noiptjre des poqd^mnations c^pital^s 4r^ être considérable; j'en puis citer au moins 08, dont fttotonff femmes, en quatre séances seulement : les 19 nivôse, 29 ventôse^ li et 12 germinal et à la fin de ce dernier mois, le tribunal révolutionnaire fonctionnoit encore avec M0 grande activité. Voici mes aiUoritcs.
Le citoyen Durand, commandant de la plqce, k PorUl- Montagne (Toulon), écrivoil, le 19 nivôse an ii, à la commissipn mqi)icipalc de celte cpi^imune (0) :
Citoyensje vous préviens qu'il y aura ce jourd'hui, à midy^l'exécutfon du jugement rendu par ta Commission révolationmîBi-
(1) Papier X inédits^ etc.,U 1 II, p. 156.
(2) Uistaire de Toulon^ déjà citée, t, I, p. )36 et 8i;if.
(3) Henry, t. I, ibid,
(ft) Lettre de M. Gauja, procureur impérial ^ Toulon, 17 nofiiplirp IfM- (5) Henry, 1. 1, p. 299; Lottro de M. Teûi^ier, de ToolQO» M ngi. flft.
LA justice; |1$VQLIJT|0^^B. ^
Le nombre 4es QréT{!i|as pouff^ s'élovpr ^ (rentfi; qi|p Vjl^tftQVW deis représéntaDts est, conformément an bien poblique, {)oar prévenir tonte cdrita^ioD^ qu'il sôit jeté àails là fausse où serrent dél^océs les suppliciés qne quantité de cbani ^\^?- i^ TOQS pri0, e| vat|s re(]iiiert au besoin;, de pren^lre saps retard dç^ fp^surps pjjpr qu'jl en soit conduit une ipmntitétiu. lien où se font les exécntions poulr
être employée à cet usage. ' "^ ' ''
Sigm DuRA?m.
Du 29 ventôse^ semblable lettre du même, ponr l'exécution, le lendemain, à midi, d'un jugement de la même Commission ; le nombre des condamnés pourrait se monter à une vingtaine^ etc.
Une lettre de Port-la-Montagne, du 13 germinal, iqsérëc an Moniteur (1), contient ce passage :
On continue de poursuivre tous les complices de la rébellion. Le li, on a guillotiné onze femmes ; le 12, quatre femmes et trois Ii0{f)mes.
Une lettre $}e Ricprd, en mission dans le Var et les Aljae^ nMiritimes, écrite de Nice, le 2 ûqréa^ an i|, au cjïpité de Salut public, et terminée par ce P.-S. (2) :
P. S. Je reçois, à Tinstant, du général Bizanet des nouvelles sur la situation du Port-la-Montagne; elles sont telles que v4us pouvez les (lôsirçr; les aristocrates sont arrêtés en (frai^d nom()Ç6^ 1^ frjinînai met une activité incroyable dans ses îugements...
ûa le voit, mon chiffre de CiS victimes, Ipin d'être hasarâi, n'est peut-être pas le quart de la vérité.
Le département du Var a possédé un troisième organe de Iaiuslicerévolutionn;.irc : le tribunal criminel du départeji^ilt'qui cqnimcpça à Çonçiionper à Grasse avant la reprise de Toulpn. Je connois, du 16 frimaire an u au 18 fri-
(D'JÇnuïfur d^ 22 jnenninal an n, p. 818. (1) Pûpiert tnëdiïf, etc., t. HI, p. 459.
288 LK CABINKT HSTOBIQUI.
maire an m, 27 de ses jugements, portant 29 condamnaliom à mort (27 hommes et 2 femmes), 6 à la déportation, et 13 acquittements. Là, comme aillears, tontes les catégories sociales payent leur tribut à Tëchafaud. Sur ces 29 condam-j nés à mort^ on trouve (1) :
6 prfttres,
5 marchands ou négociants,
5 propriétaires ou rentiers,
4 ouvriers,
3 hommes de loi,
1 notaire,
i commis,
1 chirurgien,
1 capitaine de vaisseau,
i ancien gendarme,
i fille publique.
Les motifs de ces condamnations sont peu variés ; cOntre-révolution , 44; émigration, i3; fédéralisme, Parmi les contre-révolutionnaires est M"' de Pûathevès,diie^ Saint-Biaise, âgée de 71 ans; parmi les émigrés, Julie knnequin, fille publique (2).
Du tribunal des Alpes-Maritimes^ séant à Nice, je ne con-^ nois que onze condamnations pour crimes de cûotre-rérolntion; 9 à la peine de mort (7 hommes et 2 femmes), JJJi. déportation. Les jugements furent rendus du 26 vendAmiain an II au 23 vendémiaire an m (3).
Celui ie^ Basses-Alpes^ séant à Digne, ne m'a fourni qu'ai
(i, 3) Greffe de la Cour d'assises du Var ; Mémoire de M. PerrollB, yi^ eoreur impérial à Oragaignao, 31 août 186&; Archives de Templro, BB^ 72-7- Far. Là, sont en placard, ud grand nombre de ces Jogenients, y «•* pris celai du capitaine Cuers, dit Gogol in — 19 plafiôse an il — doit li minute n'a pas été retrouvée à Draguignan.
(S) Greffe de la Cour d'assises des Alpet-Maritimei ; lettre de M. I procareor impérial à Nice, %h novembre 1S63.
LA JU8TIGK BéVOLUTIONNÂIBI* 989
seal jugement, du 2 fructidor an ii, condamnant à la rëclusioQ Joseph Mollet, curé du Casiellet (1)^ et que Prudhomme a compris, à tort, dans son dictionnaire des yicfîmes.
Tribunal criminel de Vaucluse^ établi alors à Avignon, et ê'étarU transporté à Bedoin.
^tribunal criminel de Yaucluse^ d'abord établi à Avii condamné à mort, révolutionnairement, une quarante personnes (2). Le premier de ces jugements venu jmoi est du 6 octobre 1793 et concerne Gay (Siffrein), ninsain, condamné pour émigration (3); le dernier, du I pra^al an ii (4)^ est celui de Ferrand (Joseph), cordon- [idamné pour le même crime. L'audience la plus occelle du 5 nivôse; il y eut, ce jour-là, 9 condamt^ savoir : deux rentiers^ un notaire^ un vicaire^ snl, un fabricant de bas, un boulanger^ un cordonan perruquier ; comme tous les juges révolutionceux d'Avignon pratiquoient l'égalité devant Técha-
\ tribanal n'auroit point à élre distingué de beaucoup ffaatres semblables, n'étoit l'affaire de Bedoin, par laquelle, et grftce au représentant Maignet, il s'est fait une place dans l'histoire.
A Marseille, qui dëpendoit du proconsulat de Maignet, le tribunal de Maillet^ on l'a vu à la fin de mon précédent article, avoit clos ses séances le 6 floréal. Maignet, qui ne pou- TOitae passer de justice révolutionnaire, s'étoit adressé, dés
(1) Gveflb de la Goor d'assises des Basses-Alpes ; lettre de M. Jollien, nMtat da procureur impérial à Oigoe^ 23 novembre 1863. (S) Lattre de M. Peiron, procureur impérial à Carpeutras, 10 no?. 1S63. (•» A) Infahrea de l'empire, BB. 72-7- Kouc/ufe.
|9p {iB CABINBT HISTQflIQm.
le 4 Porëql, AH Poffîitë de salHt pul)liç, P^u de jours «(V^ W tr^it de démence des habitants de Qedoii), bourg YMsindf C^rP^qtras, e\ signalé pour son rqyalisme invétéré, Ip) Çoiynit un prétexte pour devancer les ordres du pouvoir cçRtnI- Dans la nuit du 12 au 13 florëaU l'arbre de la liberté, planté sur la place de Bedoip, fut abattu^ les affiches desdécretode la Convention lacérées et jetées dans la bo||e (1). Ces actes de folie ont été diversement expliqués. Suivant l'abbé Abdré (2), on devrait les attribuer au parti contre-révolntioiinaire (]e Bedoin, où se trouvoient un sieur Molière, condamq^ plus tard, et quelques prêtres insermentés.
D'après M. Tabbé Sauve (3), au contraire, ces voies de bit stupides avoient été concertées entre l'ex-notaire Lego, ageit national à Carpenlras, et un habitant de Bedoin poulr Iburalr à Maigpet l'occasion, qu'il attendoit, de faire du Comlat Qoe petite Vendée. Le Bedoinais fut, nonobstant, compris pami les condamnés à mort, et au moment où il al loi t invoqiMr les promesses de Lego, un roulement de tambours Pemptehi de parler et il tomba, c'étoit justice, sous les balles desaot dats de Suchet.
Quoiqu'il en soit, les mesures de rigueur ne se firent pu attendre, modelées sur le fameux décret de la Gonventioi qui concernoit Lyon rebelle. Dés le i4 floréal, Haîgnelpitnoit un premier arrêté ainsi conçu (4) :
(1) Lettre de Haigoet à U CooTentlon, MonUeur do 30 fOfW ^B ^ p. 977.
(2) Histoire de la révolution Avignonnaise^ ISAft» 3 foL ÏËtS, L I, B. 370. '•
(3) Vicaire à Bedoin; Mémoire manwcrit^ transmis le 17 ipai MU par M. de Combemale, procureur impérial k Carpentras.
[k^ Jugement rendu par le tribunal révolutionnaire do députaBMBlii Vaudusc, etc., le 0 prairial an ii, in-6 de 50 pp. ATignon, InoiSlito de Raphel. — Bibliothèque impériale, LMi 1007, In-ft. ■ '^*^'
LA fySTIpB ftiVQLq^fONNAI^. {9|