‹ Le Cabinet historique (volume 4)Chapitre 31 sur 170 · JEHANNE AUX MEMES · texte numérisé non relu

JEHANNE AUX MEMES

Très-chiers et bon amis, plese vous savoir que je ay rechu vos letres, lesquelles font mantion comment on a raporté au Roy que dairs la bonne cité de Rains il avoit moult de mauvais : si veulz savoir que c'est bien vray que on luy a raporté ; voirement qu'il y en avoit beaucoup qui estoient d'une aliance, lesquels esloient d'une aliance {sic) et qui dévoient traîr la ville et mettre les Bourguignons dedens : et depuis le Roy a bien sceu le contraire, parce que vous luy en avez envoyé la certaineté, dont il est très-content de vous; et crolez que vous estes bien en sa grasce, et si vous aviez à besoingnier, il vous secourroit. Quant au regard xlu siège, et cpgnois bien que vous avez moult à soufrir pour la durté que vous font les traictres Bourguignons adversaires : si vous délivrera au plesir Dieu bien bref, c'est à sçavoir le plus tpst que fere se pourra. Si vous prie, requiers , très-chiers amis, que vous gardez bien ladicte bonne cité pour

le Roy et que vous faciez^très-bon guet. Vous aurez bientost de mes bonnes nouvelles plus à plain. Autre chose, quant à 'présent, ne vous rescris, fors que toute Bretaîgne^ est fransaise et doibt le duc envoyer au roi in mil^e combatans paies pour n nioys. Â Dieu vous comniant qui soit guarde de vous: Escript à Sully, le xxiir de mars.

Pour suscription :

A nos très-chiers et bons amis les gens d*eglise, esclievins, bourgeois et habitans et maistres de la ville de Reyns.

Au bas est écrit :

Ce sont les dictes deux lettres originalles scellées de cire rouge :.eu Tune desquelles le vcel est rompu, et en Tautre encore entier, mais il est diffîcile devoir quelle figure y est imprimée.

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