Au quartier général de Brescia, le 25 thermidor ap it
Bonaparte, général en cfief de l'armée ^ItaliCy aux représentants de la ville de Brescia,
Deux mille malades français ou autrichiens sont dans les rues de Brescia; rhumanjté ordonne qu'ils, soient spulagés. Je viens d'ordonner qu'il en soit mis trois cents dans chaque courent Veuillez bien prendre (es mesures pour qu'ils spient soignés et
traités comme ils doivent Têtre.-^Les malades qui sont dans les hôpitaux de Brescia manquent de tout. 11 faut que dans la jour, née vous leur procuriez tous les secours possil)les. La nécessité, rhuinaQ|té et la religion l'ordonnent. Vous voudrez bien, en conséquence, fpire fournir dans la journée au directeur général des hôpitaux trois mille aunes de toile pour linge à pansement, trente mille pintes de bon vin, dix pièces de vinaigre, quinze cents pintes d'eau-de-vie, deux milliers de sucre ou cassonnade, trois mille citrons, six miUe chemises.
Ces objets, ainsi que tout ce qu'a à fournir la ville de Brescia, seront payés; mais il est indispensable que ces fournitures soient faites dans la journée. A défaut de quoi je taxerai de contribution la ville de Brescia à trois millions, et je serai obligé faire prendre de moi-même ce que vous ne fournirez pas.
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8. — Au quarlier général. MUan, le 4» jour complémentaire de Tan Y de la RépubUque une et indivisible.
BoN4P4BTB, géf^al en chef de l'armée d'Ita^^^ à Mans. Battaglia, provéditeur de la République de Venise.
J'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m'avez adressée en date du 7 septembre. J'ai donné ordre que la n^vi^ation de l'Oglio fût Ubpe à tous les bateaux vénitiens. Je saisis ayec em^ pressement cette occarîon de vous témoigner la considération avec laquelle je suis à votrç égard.
Bû^ABiBTS.
234 LE CABn^ET HISTORIQUE.