Vérone, le 7 pluviôse an v
Le géi^éral en chef de l'armée d'Italie, à Mons, BaUagtia, provéditeur général de la Rép; de Venise.
. Après les rapports qui m'ont été faits, Monsieur, de ce qui est arrivé à Iseo, je suis autorisé à penser que. c'est la municipalité qui est personnellement coupable de l'insulte gravé faite à l'armée^ Je he vois pas d'inconvénient à ce qu'on mette en liberté les six personnes qui ont été détenues, et je vous prie tle faire prévenir les représentants de la ville d'Iseo ' que tous les déserteurs prisonniers autrichiens qui passeront par Iseo, ce qu'ils ne manqueront pas de faire en grand nombre, puisqu'ils doivent connaître la protection spéciale que leur accorde la municipalité, je îeur ferai payer une contribution de 500 fr. par mois pour chaque homme qu'ils auront fait évader.
Je vous prie de croire aux sentiméns d'estime et de xonsidération distinguée avec lesquels je suis. Monsieur le provéditeur, Votre très-humble et obéissant serviteur.
Bonaparte.
. iO. — Au (piarliér général d'Ancône, le 23 pluviôse an v.
Bonaparte, général en chef de l'armée d' Italie, à monsieur le podestat de Vérone.
J'ai reçu> Monsieur^ la lettre que voiis m'avez écrite. Je serai sous peu de jours de retour à Vérone, où je m'empresserai dé satisfaire à l'objet de votre courrier. L'état-major écrit au commissaire ordonnateur pour qu'on prenne toutes les mesures peur éloigner dé Vérone les malades pris à Trente.
Bonaparte.