germinal an v
Bonaparte, général en ehef de l'armée d'Italie^ à monsieur Pesaro^ sage-grand de la république de Venise,
Si le sénat de la république de Venise, Monsieur, avait eu à cœur de finir promptement et sans effusion de sang les affaires de Brescia et de Bergame, il aurait accepté la médiation de la République française que je lui ai offerte à Goritz. Mais il parait bien décidé aujourd'hui que Ton a cherché un prétexte pour armer les paysans de la montagne. On a parfaitement . réussi.. Lq sang français a coulé de toutes parts. Pour tout dire,
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yos paysans se sont fait un jeu de*satisfaire leur cruauté et la furéui" que ^dus leuf aVeit ih^^it^ëe sUr les câdatréS de nos frères d*armei3. La lettre que je reçois de votre courrier semble éga* lemetlt tne menacer de cette population armée. Vous n'aves pas bien réfléchi, sans doute ^ sur les exemples partiels que vous offre cette campagne.
Mon aide-de-camp doit être à cette heure arriyé à Venise. Il était porteur d'une lettre pour le s^nat. Je désire, pour ia paix, que vous ayez donné à la République française la satisfaction que les circonstances exigent.
Quant à brescia ei à fiergame, je tous l^avais oftert à Goritz, je Tai offert au sénat par ma lettre. J'interposerai Tautorité de la République française pour que tout iinisse. Il me semble que ce n'est pas exiger trop en voulant seulement que les paysans que vous avez excités ei armés n'asâassinent pas nos soldats.
Il serait singulier que le sénat dé Venise iious obligeât à lui ifaite la guerre dans le moment où nous sommes en paix avec tout le continent. Je voiis prie, du reste, d^étre persuadé dés seiilimens d'estime et de considération particulière avec lesquels je 8uiS| Monsieur,
Bonaparte.