AU quartier général de Goritz» le 1«' germinal an t
Bonaparte, général en chef de V armée d^ Italie^ à Mons. le pravédiieur de la république de Venise^ à IJdine.
Monsieur,
Je reçois à llnstant la lettre que vous vous êtes donné la peine de m'écrire. Je suis vivement afQigé des maux qiie la guerre occasionne aux peuples de cette province. Il y a des villages sur les confins qui ont été le théâtre de dififérens combats, et qui alors se trouvent incendiés et ravagés alternativement par les deux combats. Vous m'obligerez infiniment de me faire connaître en détail les procès-verbaux des plaintes qui vous seraient portées, afin que je puisse faire vérifier les délits, en connaître les auteurs et les punir sévèrement.
Je vous prie de rester persuadé, Monsieur, du désir que j'ai de vous témoigner, dans toutes les circonslances, l'estime et la considération distinguée avec lesquelles je suis votre trèshumble, etc. Bonaparte.