Brigot. — li*opinion publique regarde Brigot comme un
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homme égaré et sans caractère; elle Lui reproche de 8*èire montré Aristocrate au commencement de la révolution, d avoir servi la faction des Terroristes en faisant beaucoup de motions incendiaires à la Société populaire.
1 1 . Vaschelot.— L'opinion publique regarde Vaschelot commis un homme égaré, et lui reproche d'avoir tenu des propos inconsidérés, propres à répandre la Terreur, et d'avoir servi les meneurs du comité révolutionnaire dont il étoit membre, plntM par ignorance que par méchiinceté.
12. MoNS fils. — L*opinion publique regarde Mons Ûls comme un homme égaré, elle lui reproche de s'être conduit avec dureté dans les visites domiciliaires qu'il a faites, soit cemme envoyé et délégué par le district, soit en sa qualité de membre de Tannée révolutionnaire, et d*avoir servi les meneurs de la Société en approuvant et applaudissant à leurs motions.
13 Noël. — L'opinion publique regarde Noël comme un des meneurs de la Société populaire et un orateur insidieux : elle lui reproche d'avoir cherché à captiver le peuple pour Tégarer sur différents membres des autoriiés constituées, qu'il a poursuivis avec acharnement ; de s'être emporté plusieurs fois avec colère contre ceux qui n'approu voient pas ses principes et ses notions, de les avoir traités publiquement d'Aristocrates et de Modérés, et d'avoir par là établi le système de terreur même au sein de la Société.
Section de Mar$.
14. Leglerg. — L*opinion publique désigneLeclerc comme un espion des hommes de sang ; elle lui reproche d'avoir été porteur d'une liste de proscription, d'avoir participé aux horreurs du mois de septembre 1 792 , d'avoir été Une des premières causes de la mort du Directeur des postes, d'avoir dît, en montrant son sabre ensanglanté : • C'est ainsi qu on traite les aristocrates! »
RÉACTION THERNIDUBIENNE. 131
15. Hasard. — L*opinion publi({ue regarde Hasard comme un agent des hommes de sang; elle lui reproche d'avoir excilé au massacre, d'avoir désigné des victimes, el d'avoir repassé sa bâche pour couper dos têtes; elleTaccuse d*avoir protégé le Terrorisme en soutenant avec chaleur toutes les motions faites à la Société.
16. Chrétibu. — L'opinion publique désigne Chrétien comme ayant pris part aux massacres du mois de septembre 1792, s'étant promené avec son sabre ensanglanté; elle l'accuse d'avoir tramé uae insurrection, qui heureusement a été déjouée, d'avoir abusé de sa place de caporal pour faire sans ordre une yisite domiciliaire et enlever des armes.
17. Sorlet-Fère. — L'opinion publique désigne Sorlet-Fère comme le partisan le plus zélé du Terrorisme ; elle lui reproche d'avoir mis tous ses soins à circonvenir, «i leur arrivée, les représentants du peuple, en mission dans le département de la Marne et dans celui des Ardennes, et d'être parvenu à les iniluencer; eUe Taccuse d'avoir forcé ses collègues, membres du comité révolutionnaire de la section, à donner extension à la loi du 17 septembre en faisant des arrestations arbitraires, d'avoir constamment prêché à la tribune de la Société les erreurs et le vandalisme, d'avoir eu de fréquentes relations avec les intrigants du département des Ardennes, tels que Grespiu, Durége, Vassan, Crin, Mogue et V^aroquier; enfin, elle le regarde comme un homme égaré par sa mauvaise tête, susceptible des premières impressions, fussent-elles dangereuses.
18. Sorlet. — L'opinion publique soupçonne Sorlet, ex-agent national du district de Reims, d'avoir fait lever les serrures d'un comité révolutionnaire dont il a voit été membre. Un bulletin de correspondance de la Convention et la voix publique l'accusent d'avoir été un des ûéaux du département des Ardennes, et d'y avoir été étroitement lié avec les Vassant Mogue»
132 LE CABLNET HISTORIQUE.
Crin, Durége et Varoquier. Elle lui reproche aussi, à Reims, ses grandes liaisons avec les propagateurs du Terrorisme, ce qui fait présumer qu*il en étoit également le partisan.
19. Janvier. — L*opinion publique reprochée Janvier, membre du comité révolutionnaire de sa section, d*y avoir prêché la Terreur, d'y avoir provoqué des arrestations arbitraires, et de s'être comporté avec dureté dans des opérations qui lui avoient été confiées; enûn, de ce que ses collègues ont même été obligés de le remplacer.
20. Dumoulin (Pierre). — L'opinion publique accuse Pierre Dumoulin, lors des massacres du mois de septembre 1792, d'avoir demandé la mort de deux citoyens, et ce par un motif de vengeance.
21. Martin (le jeune). — L'opinion publique reproche à Martin le jeune, lors des massacres du mois de septembre 1792, d'avoir, dans la prison où il étoit de garde, tenu les propos les plus sanguinaires à un citoyen qui a été massacré quelque temps après.
22. DucHATEAU (veuve].— L'opinion publique regarde la veuve Ducliâteau comme ayant participe avec son mari aux massacres du mois de septembre 1792.
Section des Amis de la Patrie,
25. Dardare (père). — L'opinion publique reproche à Dardare père, d'avoir montré dans les journées de septembre 1792, beaucoup de désir de voir périr Guêrin, directeur des postes, en proférant mille invectives contre lui et en ajoutant qu'il falloit au peuple des victimes ; elle l'accuse, en outre, comme membre du comité révolutio::naire de la section^ d'avoir propagé la Terreur, provoqué des arrestations arbitraires et abusé de sa place pour se faire délivrer des marchandises.