‹ Le Cabinet historiqueChapitre 58 sur 235 · NÉGOCIATIONS DU NORD · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS DU NORD

(SMe et jlN)

Tout impraticable que parut l'exécution de si vastes projets, îh flattoient trop le ressentiment de Charles XII contre les rojB d'Angleterre, de Dsnemarck et de Prusse pour qu'il ne 8*7 livrât pas avec empressement. Son grand courage, el son enrie démesiirée de guerroyer luy rendoient tout possible, et Goèrts, agissant sur ce principe, revenoit d'Alland avec le traîné secret conclu avec le czar, lorsqu'il apprit, par sa dé- UntioD, que S. H. suédoise avoit esté luée au siège de Frédéricksball de la manière que tout le monde a sçû.

P«r cet événement les affaires de ce malheureux royatime dwBgèrent de système, sans avoir de ressources, par la fuibleûe extrême où une guerre de dix-huit ans Tavoit réduit. Les premiers mouvements se portèrent à l'assemblée des États: on y déclara le royaume électif, et la princesse Ulrique, épouse dn prince de Hesse, reine à ce titre. La vengeance eut son tour, et Goérts fut décapité par sentence des Étais. H s'étoit attiré la haine nniverselie; la populace, deveaue furieuse par Paria. — T|p. Willerïheim. — a* année. Doc. lO

170 LE CÂBINBT H18T0BIQUB.

J'estois informé par de bons souierains de toutes ces menée» secrètes ; j'en rendis compte à la Cour, mais soit qu^on les jugeât peu fondées, ou qu'on eût pris des mesures arec les minis» très anglois pour en empêcher l'effet, Ton m'ordonna de n'en rien témoigner, d'en suivre seulement les traces h tont événement, de procurer la restitution de Straisund et de l'isle de Rugen, et qu'à l'égard de l'intervention du roy d'Angleterre dans la garantie des traittés de Westphalie, on y avoit pourvu; que quoyque son Altesse Royale pût sans difficulté, et sans s'exposer à aucun juste reproche, engager le Roy à la garantie de tout ce qui seréduiroit aux stipulations des traittés de Westphalie, elle avoit regardé comme une nouvelle marque de l'amitié du roy d'Angleterre l'attention que ce prince vouloit bien avoir de luy faire dire que l'article qui regardoit la religion protestante, et qui esloit nécessaire à d'autres égards , ne seroit pas compris dans le traitté eu forme que le Roy devoit garantir, et qu'il en seroit fait un article séparé avec quelques réserves sur ce qui regardoit le duché de Sleswick et la ville de Wismar. Que quoy* que dans d'autres circonstances on pût regarder cette intervention de TAngleterre comme une nouveauté qui pourroit avoir ses inconvénients, l'expérience avoit fait connoitre depuis longtemps que ce titre n'avoit pas donné à la France autant de part.

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