‹ Le Cabinet historiqueChapitre 33 sur 162 · MANDEMENT DU ROT CHARLES Ve AUX TRESORIERS DE PARIS · texte numérisé non relu

MANDEMENT DU ROT CHARLES Ve AUX TRESORIERS DE PARIS

De payer à Gutllemette de la Pomme, marchande de robes, la somme de cent quarante six fr. dix sols, pour fourniture de toilles de Rains, pour •on usage et celui du Dauphin.

Charles, par la grâce de Dieu, roy de France, à nos amés et feaulx trésoriers à Paris, salut et dilection. Nous soraes tenus à Guillemete de la Pomme, marchande de robbes, en la somme de sept Tins six franset dix sols paris, pour les parties de toilles baillées de notre commandement, tant pour nous comme pour autre tree-ehier et très-amé fils, Charles Daulphin de Viennois

et pour faire les choses qui ensuivent : C'est assavoir trois pièces de milles de Rains, pour faire robes, linges et queumcliiefs et doublez, pour ce nu « x frans. — Item pour une douzaine de touailles de Hains, apportée par devers nous au boji de Vincennes, et demi douzaine de touailles pour les malade* xxiiii fraus. ~ Ileni pourvui aulnes de toille à faire queuvre* ciiii'fs à pignrr, vi frans. — Item pour vm aulnes de toilles de Rains, pour faire doubler pour noslre dil fils, vi frans» — Item pour i.xvi aulnes de loylle boni jjoise, pour faire vin baignoires pour nous servir eu notre chambre, v s. l'aulne, valant xvi L x s. p\ El font ladite somme vu ** vi frans x s. p'. — Si vous mandons (pie ladite somme de vu *x vi frans x s. p1. , vous payez ou faites payer, bailler et délivrer à la dame Guillemete ou. à son certain commandement sans aucun delay, et par rapportant ces présentes et lettre de quittance de la dameGuillemete: Sur ce Nous voulons et mandons à nos amez et féaulx les gens de nos comptes à Paris, (pie ladite somme de vu xx vi frans x s. p*, ainsi payez il alloeul es comptes et rabotent de la recepte de cellui ou ceulx à qui il appartiendra, sans aucun contredit. Nonobstant quelconques ordonnance, ma n démens ou défenses a ce contraires. Donné au boys de Vincennes, lexxvnT jour de may, Tan de grâce mil ccclx et neuf et de noslre règne le sixte.

Par le Roy i Ogibe.

(F. Gaign.)

2. MANDEMENT DU ROT CHAULES Ve AUX TftlfeOtlfKllS GriffftlAOLi POUR LE FAIT DES AYDES,

Qu'ils aient à payer & Bernard Belcnali, marchand de Lucques et de Paris, la somme de 360 fr. d'or pour 12 pièces de veUiiya* (velours bleu), donné à la Koyne pour lui faire une robe.

Charles, par la grâce de Dieu , roj de France, à nos tmea et eauli conseillera les généraulx trésorier! à Parie attrle Ml

des aides ordennez pour la provision et dcfTense de notre royaume, salut et dilection :

Nous voulons et vous mandons et commandons estroiclcment que à notre bien amé Bernart Belenati, marchant de Lucques et bourgois de Paris, tous paiez nu f'aictes paier, bailler cf. délivrer tanlost et sans delay, ces lettres veues par Jehan huissier y receveur général d'icellcs aydes, la somme de trois cens soixante francs d'or pour la vendue, bail et délivrance de douze pièces de veluyau azuré qu'il a vendu baillé et délivré pour le pris et somme dessus dite, à notre trèschièreet très-amée compaigne la Royne, pour faire une robe pour elle. Et gardez bien que par vous en ce n'ait deflaut et par rapportant cest notre présent mandement et lettres de quittance dudit Bernart, Nous voulons ladite somme de m*, lx frans estre alloée es comptes dudit recepveur par nos amez et feaulx gens de nos comptes a Paris et rabattue de sa recepte sans contredit, nonobstant ordonnance, deffense ou mandemens quelconques a ce contraires. Donné en nostre hostel de Saint-Pol, lès Paris, le xxvuii9 jour de novembre, l'an de grâce mil ccc. soixante et neuf et le sixième de nostre règne.

Par le Roy : De Vernon.

(F. Gaiqn.)

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