Breviarium ad usum
Je conlinucrai, s'il vous convient, dans rolre prochain numéro rémunération de celle collection dont, comme je l'ai dit, M. Bernard n'a cité qu'une partie.
Je suis, Monsieur, etc. Saxmoh de là Frisnati.
AU MÊME
Monsieur,
Le premier article de votre numéro de mai m'a fait revivre dans le passé et remis en famille. Mmt du Prat, née Chabannes, éloil pclile-fillc du marquis de la Vallette, petite-nièce du marquis de Maubec, l'un et l'autre de la maison de Planelli; et cette énorme bibliothèque, dont on n'a plus en quelque sorte ni restes ni nouvelles, étoit un des trésors de ses ancêtres Un autre de ses arrière-grandspères, le marquis de Cambis-Vcllcron, avoil réuni des richesses de la même nature, plus rares peut-être et plus nombreuses encore. La marquise de Chabannes, ma belle-mère, en étoit l'unique héritière ; le temps les a pareillement détruites. Le pillage a dispersé ces manuscrits, ces autographes, ces éditions rares. Avignon s'en souvient mais ne les possède plus.
Voici quelques-uns de mes souvenirs sur les Planelli. Celle famille est originaire de Barcelone Une branche s'établit en 1760 & Bitondo, sur la mer Adriatique, dans le royaume de Naples, où elle a constant ment tenu jusqu'à noire époque un rang distingué. Saint Torribio, évêquede Luna, étoit allié à la famille Planelli. Jean-Antoine Planelli quitta le royaume de Naples en 1520 pour accompagner Isabelle d'Arragon, duchesse de Milan, qui conduisoit sa fille Bonne, vicomtesse de Milan, en Pologne, où elle devoit épouser le roi Sigismond. A son retour de Pologne, Jean-Antoine Planelli se maria à Gênes et y Axa son séjour De celte nouvelle branche des Planelli éloit issu Baptiste Planelli, qui vint en 1560 avec sa femme, parente du pape Innocent IX, s'établir à Lyon. Les Planelli de France possédoient de grands biens: l'hôtel de la Valette, à Lyon, la baronniede Maubcc, en Dauphiné, des terres en Bourgogne, en Nivernois, et des maisons à Paris. Ils prirent le nom de la Valette et de Maubec des propriétés qu'ils avoient dans le Lyounois et le Dauphiné.
Agrées, etc. M- do Puât.
AU MÊME
Monsieur,
En parcourant votre livraison de mai dernier, j'y trouve un article que tous avez consacré à un manuscrit contenant une relation de voyage due à un de mes parents. En vous remerciant de l'obligeante parenthèse, je crois vous être agréable en même temps en vous indiquant une petite rectification.
L'auteur de cette relation n'est point le père de Dionysius Gothofreduii mais son descendant. Il naquit en Ni 16, second fils de Théodore, et fut chanoine de Monlpezat en Quercy. Quelques lettres qui me restent de lui constatent qu'il vivoit encore en 1683. 11 accomplit en 1638 ce petit tour de France, à l'âge de 22 ans, après avoir étudié quatre ans à Toulouse. Il y parle de l'affaire récente d'U. Grandier.
. Celte même relation se trouve à la bibliothèque de l'Institut, dans nn manuscrit de la collection Godefroy, petit in-4, portant le d* 220, que M. Le Ragois aura sans doute fait copier.
Agréez, etc.
Mu de Godefroy Meiilglaise.
Paris, 13 juin.
XXIII.1— DOCUMENTS POUR SERVIR A L HISTOIRE, DES ARTS, DES LETTRES ET DE L'INDUSTRIE.