‹ Le Cabinet historiqueChapitre 41 sur 162 · LE ROI FRANÇOIS l*r AU CHANCELIER d'aLENÇON · texte numérisé non relu

LE ROI FRANÇOIS l*r AU CHANCELIER d'aLENÇON

Il le charge de remercier le Roy cl la Reyne d'Angleterre, de la part i prennent à sa délivrance.

Monsieur le Ghaucellier, j*ay receu les lettres que vous m'avez dernièrement escriptes et veu par le contenu d'icelles les discours que H. le cardinal d'Yort vous a faits, après avoir entendu ma délivrance; pareillement les bonnes honnestes et

fraternelles parolles que le Roy mon bon frère vous a portées et aussi la royne d'Angleterre (Catherine) monstrans par effect laise, plaisir et contentement qu'ils ont eu de ma dite délivrance : de quoy vous les mereyeriez de ma part tant si cordiallement et affectueusement que faire se pourra,- comme vous le scaurez bien faire : car je congnois de plus en plus l'obligation que j'ay au dit Roy mon bon frère , et Cardinal , qui est telle que plus grande elle ne pourroit estre : comme j'ay donné charge expresse au sieur de Vaulx le leur deelairer et faire bien entendre de par moy, ainsy que avant que ceste lettre soit à vous, il vous aura dit avecques les autres charges que je lu y ay commandé et ordonné vous dire. Et oultre cela j'ay déterminé depescher le sieur de Morettc, gentilhomme de ma chambre pour aller visiter les dits Roy et Royne d'Angleterre, et Cardinal. Et pour ce faire, le feray partir promptement pour me rapporter nouvelles certaines de leur bonne sanlé et prospérité laquelle je ne désire moins que la myenne propre. Et pour ce que par le dit sieur de Vaulx vous serez amplement informé de toutes choses, je ne vous feray pour ceste foys longue lettre, fors vous prieray, Monsieur le Chancellier, le plus souvent que vous pourrez me faire savoir de vos nouvelles et ce qui sera survenu , et de mon cousté je feray le semblable.

Au demeurant je vous envoyé deux pacquets de lettres que les ambassadeurs du dit Roy d'Angleterre m'ont fait bailler poulies tous envoyer afGn que vous les distribuez seurcment là où ils s'adressent, ce que vous ferez féabblement et sans y faire faulte. Priant Dieu, Monsieur le Chancellier qu'il vous ait en sa sainte garde. Escript à Bourdeaulx, le xvi« jour d'avril. Frawçoys.

Et plus bas : Robertet.

Çârck. et VJBmp.f ut svprà.)

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