‹ Le Cabinet historiqueChapitre 77 sur 162 · LETTRE Ï»B M"' ROLAND AU GENERAL 8ERVAH · texte numérisé non relu

LETTRE ϻB M"' ROLAND AU GENERAL 8ERVAH

On a a<jà publié tant de document» sur celte femme célèbre fus «av V sMiruHi» attester que U lettre qui suit soit complètement inédite. BUesst, ga.\; qu il t a Mit. d'un intérêt >i puissant que sa reproduction ic| ne |Ml li:t <ue fji«H-aHeweni jKtieillie . — Nous U donnons comme qae aHpe N.v. p.ut i>ure;r «ta» arguât**!* pour et contre celte femme incontesUMeavri irj^f ri bette, mais quun incommensurable orguefl a smnbI fv ..vv«v tv> & ww uKsicralion cl de toute équité.

Par*. 25 décembre an l««\ 9 heures du soir.

U; ô.r.e n e>i |vjt> indifférente, car j'ignore ce que doit élit U je-.u;\.v de di'uu-n : il servit possible que beaucoup de geai .•x !•:: a :•. 'en tissent |\xs h tin. Il y a des projets désastrew iv::.v t o.v.s. jvur jtvir une occasion d'aller jusqu'aux défais ;•: %\ evwpreiuirv le ministre de l'intérieur dans lemj*v«.iv les a* s se Tiiîuphent et les divers renseignemeflU .«»u>,ii*. x;.:* > cvnwplot e.xisîe.

I .> î'.u-*«i\> è.e jMvJeiue le dejoueront-olles ? C'est h qa*- :v::. J'j. :>.•. jvir.u ira :1.!^' jvur U campagne et disposent* |v4î:-/x ju!a rvs vvm.ue pour le çrand waget et j attends Télé* itvmctr. vU* pwx! tVruu\

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me suis tellement familiarisée avec ridée de la mort que je vais au-devant des assassins s'ils arrivent, persuadée d'ailleurs que s'il est une chose au monde qui puisse les détourner c'est le calme du courage et le inépris de leurs coups.

M. R., qu'un érésypèle à la jambe retient depuis dix jours au lit ou dans sa chambre, se traînera dès le matin au conseil, qui siège aux Thuilleries, et qui sera permanent tant que Louis sera hors de sa prison. Les avis d'assassinats pleuvent sur ma table, car on me fait l'honneur de me haïr, et je vois d'où cela vient. Lorsque dans les quinze premiers jours du ministère, le scélérat Danton avec l'hypocrite Fabre nous environnoient continuellement en singeant l'amour du bien et de l'honnête, ils m'ont pénétrée, et sans que j'aye jamais rien dit ni fait pour confirmer leurs opinions, ils ont jugé que je tenois quelquefois la plume. Cependant les écrits de M. R. ont produit quelque effet, donc, etc.

L'aboyeur Harat, lâché dès lors après moi, ne m'a pas quittée d'un moment; les pamphlets se sont multipliés; et je doute qu'on ait publié plus d'horreurs contre Antoinette, à laquelle on pie compare et dont on me donne les noms, qu'on ne m'en attribue chaque jour. J'ai gardé le silence qui me convenoit, •ans autre réponse que ma persévérance dans mes devoirs et mon caractère. Leur rage s'en est accrue ; je suis Galigaï, BrinriUitrs, Voisin, tout ce qu'on peut imaginer de monstrueux, et les dames de la halle veulent me traiter comme Mma de Larnb»Ue.

En conséquence, je vous envoyé mon portrait ; car encore frtttrU laisser quelque chose de soi à ses amis. Je suis bien aise f)a vous dire qu'après mon mari, ma fille et une autre pere, il p'etfste point pour le inonde, ni môme le courant des

Je ne sais trop ce que deviendra (ont ceci ; mais si Paris se perd, il faut que le Midy sauve le reste. Partie détraque la ma-

chine: c'était un excellent second et conseil pour un en place et à caractère , c'est le ministre le plus Jean-fesse qu'il soit possible de trouver; l'expression est un peu rwoh&inaire , mais le moyen de ne pas le devenir soi-même au mifiea de révolutions continuelles et toujours graduées au plus fort! Je ne sais où trouver un sage écrivain ; croiriés-vous que depiû que Louvet ne peut plus faire la Sentinelle, nous avons .vainement essayé de trois personnes, et qu'elle est tombée faute de faiseurs? Prenés un peu soin de notre mémoire, lorsqu'il nt restera plus qu'elle ; ils sont capables de la souiller et tiennent peut-être déjà prêtes les impostures qu'ils viendront insérer dans mes papiers. Presque tous nos députés ne marchent plus qu'armés jusqu'aux dents; mille gens nous conjurent découcher ailleurs qu'à l'hôtel : la charmante liberté que cde de Paris! Eh bien! si vous étiez resté nous n'en serions pas là. Du moment où les fédérés auraient été mis sous vos orira, vous auriés su les organiser et en faire un appui respectable; c'étoit un moyen suppléant à la garde qu'on n'a pas osé appeler. Pache n'a travaillé qu'à les dégoûter, les renvoyer et kft annuler. S'ils nous sauvent demain, ce sera d'eux-mêmes et a bravant la discipline.

En vérité ! je m'ennuie de ce monde ; il n'est pas fut pov les honnêtes gens et ou a quelque raison de les en Adieu, brave citoyen, je vous honore et vous aime dfe tout cœur. Je vous écrirai dans quelques jours si la tempête ne a pas engloutis. Dans le cas contraire, souvenés-vous dffW fille et de mes deux projets; elle a une excellente femme 4* j'ai fixée prés d'elle et qui me supplée; elle se rendre prie A son oncle à Villele pour y suivre sa destinée, ayant,de ses Jt* rens, de bons exemples, quelque gloire, un excellent grift^ une fortune honéle. Je vous embrasse bien affeclneusemeflL

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