A M. LE CARDINAL DE ROUAN
10 mai 1725, à Versailles.
Je suis très obligé, Monsieur, à Votre Emiacnce du détail qu'elle veut bien me faire, par la lettre du 1er de ce mois, de ce qu'elle a vu à Weissembourg et de ce qu'elle me marque des sentiments où elle a trouvé le roi Stanislas et sa famille. Tout le bien que Votre Éminence dit du caractère et de la figure de la princesse me fait un sensible plaisir, et je ne saurais trop remercier Votre Éminence d'avoir bien voulu entrer dans une parfaite connaissance de toutes les particularités que contient sa lettre, et principalement sur l'article de la prétendue
incommodité qu'on m'avait dit comme à vous que cette
princesse avait à une main. La fausseté de ce bruit donne
assez lieu de connaître la malice qui l'a fait naître; mais
je ne suis plus en doute sur ce sujet, puisque, après
l'examen que vous en avez fait, vous avez vérifié qu'il
était imaginaire.