‹ Le cabinet secret de l'histoire (volume 5)Chapitre 8 sur 29 · PREFACE XIV · texte numérisé non relu

PREFACE XIV

criminels-nés et l'on se hâte trop, parfois, de juger avec sévérité tels prétendus coupables, qui ne sont que des malades ou des déments.

Quel sujet de graves méditations pour le médecin philosophe ! De quel frisson d'effroi n'eston pas saisi, à la pensée que tout un peuple, une collectivité de plusieurs milliers d'êtres pensants, sont à la merci d'un homme, sujet aux accidents de notre misérable humanité ; que cet homme, qui a le redoutable privilège d'exercer un pouvoir sans frein et sans contrôle, s'il a une prédisposition névropathique, peut être saisi de ce délire particulier que notre éminent ami, le professeur Lacassagne, a si bien nommé la Césarite?

Un des plus illustres philosophes anglais1 l'a dit avant nous : « La volonté du monarque est la règle et l'unique critérium du bien et du mal. L'Église anglicane posait, de même, en principe l'obéissance absolue au prince, quel qu'il fût. Qu'en est-il résulté? Une série de crimes, d'horreurs sans nom, qui ont abouti à la chute irrémédiable d'une race royale. »

Ce n'est donc pas faire œuvre de dénigrement, que de dépouiller les monarques de leur auréole

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