ORIGINES MÉDICALES DU MARÉCHAL DE MAC-MAIION
ordonnance ; que le soin de la santé do ses nouveaux parents a été confié à un de ses confrères, Guy ton , . médecin à Autun.
Au surplus, de 17/|8 h 1761, époque de la mort du mnninis do Viangcs, celui-ci n'a eu que trois indispositions légères, pour lesquelles il lui a été prescrit (c trois médecines de manne et teinture de rhubarbe. » On ne saurait donc lui imputer à crime d'avoir pesé de son influence sur les décisions des vieillards. C*est, h entendre l'intéressé, en connaissance de cause et pour obliger leur aimable cousine, la femme du docteur Jean-Baptiste Mac-Mahon, que ceux-ci se sont bénévolement dépouillés.
Alors interviennent toute "une série d'actes, où l'on retrouve la main de l'adroit confrère : en 1752, c'est Tacquisition do la baronnie do Vouvenay, pour la somme de 1 55.000 livres, sur laquelle il doit être versé 50.000 livres à trois créanciers, 72.000 livres de contrats de rente sur la Bourgogne et le reste payable en argent.
Le 25 septembre de la même année, Mac-Mahon se fait vendre, par le marquis de Yianges, une maison située a Autun, faubourg du Talus, moyennant 400.000 livres.
En 175/i, le 9 novembre, donation à la dame Mac- Mahon du marquisat de Yianges et des terres de Darnay, Sully, etc., donation estimée au moins 1.250.000 livres
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En 1755, Mac-M ahon achète la terre de Sivry, pour 61 .800 livres, avec les fonds dos deux vieillards vraisemblablement, puisqu'il n'avait pas de fortune personnelle ; puis, les seigneuries de Lalley et de Blangeyi moyennant 82.000 livres.
Le 7 mars 1755, il dicte un testament à Tabbô de Morey^; mais, comme on lui fait observer que les vieillards possèdent 3.000 livres de rentes en Nivernais, qui ne sont disponibles par testament que ce pour un quint* », par acte notarié, le 19 juin 1757, il se fait octroyer les terres et seigneuries de Cuzy, Lavaux, Montigny et Champoux, y compris le ch&teaudo Cuzy, le tout valant pour le moins 100.000 livres. Il ofTre, il est vrai, en échange, 3.000 livres de rentes viagères à deux vieillards, Agés Tun de quatre-vingt-dix ans, Tautre de plus de quatre-vingts '.
Il dicte alors au marquis de Yianges un acte tout semblable à celui qu'il a dicté à son frère, Tabbé de Morey^ Fin vertu de cet acte, tous les biens du marquis étaient réversibles, après sa mort et celle de son frère, sur la tète de la dame Mac-Mahon, ou, à son défaut, devaient venir à sa descendance m&le, le docteur en conservant Tusufruit,
* D'oprès le mémoire des dcmamlorcsses.
* C'esl &-Jiro un cinquième.
* A 8i<;iiQler encurc, pour oe rica omcUrc, un achat de Kola pouruM aomme de 103. SdK) livres.
* Toujours d'nprcd le mémoire dos puilics odveraes.
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Quelques legs insignifiants étaient distraits de cette énorme succession : Tabbé laissait un legs de 4 00 livres aux pauvres de son prieuré de Maivres ; le marquis abandonnait 60 livres do rente viagère à une de ses cousines, religieuse, un legs de &00 livres de pension à une parente désignée sur le testament, et le troisième, de 300 livres, à sa propre fille, religieuse à la Visitation d* A vallon. Encore ces legs ne dovaicnt-ils ôtro distribués qu'après le décès du légataire universel, le médecin Mac-Mahon, bien qu'il ne fût pas nommé.
L'abbé mourut le premier, en décembre 1759 ; son frère lui survécut près de deux ans. Le marquis do Vianges succombait le A octobre i 761 , à quatre-vingtquatorze ans : par cette mort, le petit médecin irlandais devenait comte d'Eguilly, seigneur du marquisat de Vianges, baron de Vouvenay, seigneur de Guzy, Sully, Blangey et autres lieux.
Cette élévation subito de fortune, ces cnrîchîssoments progressifs soulevèrent de violents murmures. On parla de captation, de spoliation, et raiïaire fut portée devant les tribunaux. Les veuves Richard et de Maizières, nièces des frères de Morey, attaquèrent la succession. La validité de leurs arguments
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paraissait inattaquable : Tincapacité des donataires, disaicnt-elIcs, doit faire annuler les donations et les testaments ; la suggestion, prouvée par les pièces et les faits de la cause, doit faire annuler les mêmes actes. Elles faisaient, en outre, valoir l'incapacité légale de Pliéritier, la qualité de médecin créant cette incapacité, d'après les lois romaines,, les ordonnances et coutumes et une jurisprudence constante. A cela Mac-Mahon répliquait : qu'il avait cessé d'exercer depuis 17&8, deux ans avant son mariage; que le médecin ne devait pas être considéré comme a incapable », s'il était allié du donateur, son parent ou son ami; si la donation n'avait pas été faite en maladie ; et, même dans ce cas, elle était valable, si le donateur, revenu en état de santé parfaite, persévérait dans ses dispositions antérieures.
Les juges donnèrent gain de cause au prétendu captatcur, qui triompha par un arrêt solennel.
Particularité curieuse, tous les actes qui avaient enrichi le médecin Mac-Mahon avait^nt été passés devant M* Changarnier, notaire; et, comme le faisait remarquer Tavocat général Oscar de Vallée, dans un procès célèbre*, qui se phiida à Paris sur la fin du second Kinpire, a le pctlt-(ils du docteur, le maréchal de Mac-Mahon, et le pelit-iils du notaire, le
* Le procès intenté au docteur Dôclul parles héritiers du duc do Grammont Catlcrousse et qui no termina par l'infirniation du testament Xalt es faveur du docteur Déclat.
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général Changarnier, devaient se retrouver compnp^nons d'armes en Afrique ».
L'histoire oiïre parfois de ces rapprochements '.
* Nous avons cru devoir supprimer l'Appondico qui se trouve, à lo suilo (lu clinpilre qu'on vient de lire, dons ia première édition du C&binel êccrct première série), la généologic des Moc-Mohon oyant perdu de son Inlér(H, depuis la mort du membre de celte famille qui a le plus illustré ce nom.
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paraissait inattaquable : Tincapacité des donataires, disaient-elles, doit faire annuler les donations et les testaments ; la suggestion, prouvée par les pièces et les faits de la cause, doit faire annuler les mêmes actes. Elles faisaient, en outre, valoir l'incapacité légale de IMiéritier, la qualité de médecin créant cette incapacité, d'après les lois romaines,, les ordonnances et coutumes et une jurisprudence constante. A cela Mac-Mahonrépliquait : qu'il avait cessé d'exercer depuis 17&8, deux ans avant son mariage; que le médecin ne devait pas être considéré comme a incapable », s'il était allié du donateur, son purent ou son ami; si la donation n'avait pas été faite en maladie ; et, même dans ce cas, elle était valable, si le donateur, revenu en état de santé parfaite, persévérait dans ses dispositions antérieures.
Les juges donnèrent gain de cause au prétendu captateur, qui triompha par un arrêt solennel.
Particularité curieuse, tous les octes qui avaient enrichi le médecin Mac-Mahon avaitjnt été passés devant M* Changarnier, notaire; et, comme le faisait remarquer Tavocat général Oscar de Vallée, dans un procès célèbre ^ qui se plaida à Paris sur la (In du second Kmpire, a lo pctlt-(ils du docteur, le maréchal de Mac-Mahon, et le pelit-fils du notaire, le
* Le procès intenlé au docteur Déclal parles liérilicrs da duc de Grammont Caderoussc et qui so termina par rinfiriiiulion du testainenl Xaîl es faveur du docteur Déclat.