‹ Le cabinet secret de l'histoireChapitre 33 sur 109 · ORIGINES MÉDICALES DU MARECHAL DR MAC-MAHON · texte numérisé non relu

ORIGINES MÉDICALES DU MARECHAL DR MAC-MAHON

sans oser8*en plaindre, souiller les cendres de leur frère par un commerce criminel avec sa veuve; ils ont soufTert qu'il enlrain&t cette femme abusée à un mariage devenu nécessaire ; ils lui ont sacrlHô les droits du sang et les justes espérances de deux nièces qu'ils ont bannies do leur cieur. Ils lui ont abandonné leurs biens, leurs personnes, leurs volontés, leur être tout entier ; et rbéritago d'une famillo distinguée, objet de plus de deux millions, est devenu sa dépouille.

Comment H'étaii opérée cette captation ? C^est ce que In suuite du mémoire nous révèle sans détours.

En 17A9, Tannée qui précéda le mariage, le sieur Nac-Mahon avait obtenu ses lettres de « nnturalité ». L'année suivante, le 3 janvier 1750, ses titres do noblesse* étaient vérifiés et reconnus par un arrêt du

* Jean>DapU9te Mac-Mahon obUnt, en 1790, un arrèi dn Coniell qui le mainlenall dans ta noblesse d'czlraction, au m d'une carie généaloj^iqne délivrée à aon oncle. Maurice Mac-Mahon, cheralier de l'ordre du Christ, major de caralorie de la garde du roi du Portugal, par Jean Ilarkins. roi d'armes è Dublin. CeUe carte conslaUiil que le septième aïeul de Maurice, Térence Mac-Mahon, prince de Clolndirala, avail élè Inliiimc au monastère d'IIasholin. où l'on royait encore son superbe tombeau; que nemard. aon sixième aToul, avait ou ses biens conflniiuéfl SfMis Ûllsabelh et que ses ancôlros araien^pris loura alliance t dans les meilleures familles d'Irlande. Il résulte, en outre, du même arrêt de 17^0, que le nom de Mac-Mahon, dans dei branches diCTérente^, était conna eo France depuis les malheur# de Jacques II, et n'avait plus dès lors cessé de flgurer dans nos armées. (La Sobleêêe ëux Etëtê de Dourgognê^ loe. cit.).

Lea armes dea Mac-Mahon aont, d'après la Retuê noltlfiaire (IMT) i D'argent è trois lions léopardéa de gueules, armés et lampaaaés d'axur.

2^6 LE CABINET SECRET DE l'hISTOIRB

Conseil, et des lettres-patentes royales étaient enre* gistrées selon l'usage ^

Au titre de docteur étaient désormais substitués les qualificatifs plus sonores de chevalier, baron, comte et marquis. En fait, il avait cessé Texercice de la profession des 17/i8, bien qu'il eût, cette année mémo, délivré un certificat de maladie au marquis de Vianges, pour le dispenser d'un voyage d'affaires. Ce point est important, tout le procès roulant sur l'incapacité légale du médecin à hériter d'un de ses clients. La difficulté avait été très habilement tournée pal* l'heureux époux de la veuve du gouverneur de Morey. Tous les biens qui devaient successivement lui échoir provenaient de donations ou de legs faits à sa temm6| et, comme le contrat de mariage stipulait que le doc-^ teu r était bénéficiaire par moitié de toutes les sommes et biens éventuels, il participait de ce fait aux libéralités dont son épouse était gratifiée. Sans doute, à lu date du mnriago, le docteur Mac-Mahon a cessé d'être le médecin de la famille de Morey ; il fera valoir qu'il n'a plus signé, depuis ce jour, une seule

la tête cootournée, posés l'un sur l'autre. On les blasonne quelqucfolt : irméA, langues et vilcnés d'azur.

• Il était maintenu eu m noblesse par lettres patentes datées d« Versailles, le 23 juillet 1750. et enregistrées à la Chambre des Comptea d« Bourgogne et Dresse, le 10 juillet 1753. (D'oprts une lettre Inédite cpinmuniquée par Mme Veuve I.c Dclion, do l.onnion, à qui nous devons nombre de documents Intéressonts, qui nous onl permis d'établir < leroent la généologle des Moc-Mobon.)

Page 1