‹ Le Cabous namè, ou Livre de Cabous de Cabous Onsor el-MoaliChapitre 1 sur 114 · LIVRE DE CABOUS DK CABOUS ONSOR Kl- MOAI.I · texte numérisé non relu

LIVRE DE CABOUS DK CABOUS ONSOR Kl- MOAI.I

SOUVERAIN DU UJOHDJAN i'I DU (iUll.AN TRADUIT POUR I.A PREMIKRK KOIS KN IRANi.AIS AV» (.

DES NOTKS PAR

Consul de France à Tubi/MnJo.

28, RUE KONAPARTK, 28

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PRÈS la défaite de Yezdidjird III ^ qui, l'an i5 de l'Héf^ire ^— 6 30 J.-C. succomba à la bataille de Cadessiè sous les efforts des guerriers de l'Islam commandés par Saad, lieutenant du khalife Omar, les A rabes ne tardèrent pas à envahir les provinces de la Perse qui com^ posaient le plus riche domaine de l'Empire sassanide. Cependant, les provinces riveraines de la mer Caspienne, le Guilan, le Ma^endéran, le Djordjan et le Thabéristan furent longtemps encore gouvernées par des princes qui, sous les titres de marzoban ^ de scpéhbcd ou ispéhbed, les avaient administrées au nom des Sassanideset étaient comme les grands vassaux de ces princes plutôt que leurs

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délégués. Quelques-uns, et ce fut le plus grand nombre^ embrassèrent la nouvelle joi pour conserver leurs Etats; d'autres, restés fidèles aux croyances de leurs ancêtres, réussirent cependant à se maintenir dans une situation quasi indé^ pendante.

Au nombre de ces derniers fut Ziad, dans la province du Deilem, dont un des descendants^ Merdavidj, qui, dit-on, professait au deuxième siècle de l'hégire la religion de Z oroastre ^ s'empara, avec l'aide de son frère Véchémguir, des pro-^ vinces septentrionales de l'Iran, et se rendit maître de l'Irak persan : il périt à Ispahan, assassiné par un de ses esclaves^ Van 32 3-io3i. Son frère Véchémguir lui succéda, et cette dynastie, dont le domaine fut bientôt réduit aux trois provinces caspiennes, les gouverna jusqu'à l'année 4^0-1 oy y, époque à laquelle elle s'éteignit en la personne de Guilan Chah, après avoir régné cent soixante ans sous neuf princes.

Cette dynastie, connue sous le nom des Z ladites ou des Caboussiens, a donné naissance à une Jamille qui a brillé diin plus vif éclat, celle des Bouïdes, dont le fondateur avait été au service de Makan, un des premiers Z ladites; mais elle compte plusieurs hommes qui se sont il-lustrés et demeurés célèbres dans les annales de la Perse. Le plus illustre est le

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