‹ Le Cabous namè, ou Livre de Cabous de Cabous Onsor el-MoaliChapitre 11 sur 114 · DE LA RECONNAISSANCE DUE AU DISPEN- SATEUR DE TOUS BIENS · texte numérisé non relu

DE LA RECONNAISSANCE DUE AU DISPEN- SATEUR DE TOUS BIENS

SACHE, ô mon fils, que la reconnaissance envers le souverain Bienfaiteur est pour nous un devoir obligatoire en vertu du précepte divin, mais non en raison de ses mérites, car lors même qu'un homme exhalerait tout son être en actions de grâces, il ne pourrait encore s'acquitter de la plus infime partie de ce qu^il doit à Dieu.

Quoique, outre celles qui nous sont ordonnées» nous ayons des obligations infinies envers le Créateur, cependant, dansTIsiamisme, elles se réduisent à cinq dont deux ne sont imposées qu^aux per-

sonnes dans Taisance et trois qui s'appliquent à tous.

La première de ces obligations consiste dans une attestation orale et confirmée de cœur et d'àme'; la seconde, dans la prière quotidienne à cinq reprises; et la troisième, dans un jeûne observé pendant le saint mois de Ramazan.

L^attesiation ou profession de foi est la preuve que celui qui la prononce repousse tout autre dieu que le vrai Dieu.

La prière est une confirmation de la profession de foi et Taveu d'être un fidèle serviteur de Dieu.

Le jeûne est également la confirmation de la profession de foi et de la croyance à la Toute-Puissance divine.

Si tu te reconnais dévoué serviteur, tu dois agir comme tel ; veux-tu que ton esclave t'obéisse? soumets-toi d'abord à ton Maître, car si tu lui désobéis, n'attends pas de ton esclave la soumission à tes ordres; or, le bien que tu fais à ton serviteur n*est pas au-dessus de celui dont le Très Haut te gratifie. Ne sois pas esclave rebelle ; l'esclave rebelle aspire à la domination, et Tesclave qui ambitionne de devenir maître est bien près de la perdition :

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