CRI
O chair où ma chair s'exlasie, O cœui' à mon cœur salutaire, () toi, Soif (jui me désaltère, O toi, Faim qui me rassassie.
O toi, mon ivresse enivrée, Tendresse, délice et délire.
Grande fleur qui me vint élire, Lumineuse, ardente, effarée !
Ouvre dans mes destins moroses Une large brèche de joie.
Une brèche d'or où je voie Tourbillonner des vols de roses.
Ah ! du bonheur (jui nous tourmente.
Le vieux tombeau va se repaître.
Il ne restera rien peut-être Ni de l'amant, ni de l'amante.
Ah ! notre amour j)eut-ètre est vaine Ainsi que l'Univers lui-même.
Mais le feu dans lequel je l'aime Du néant se met-il en peine?
Un jour moi inorl et loi j)ouiiic ?..
Ah ! de son cflluvc inlréj)i(Ie, Que ton sourire me lapide Kt que je t'aime comme on crie!
Un jour moi mort et toi pourrie?..
Suave, enveloppant, terrible, Que ton regard vibre et me crible Des chocs enflammés de la vie !
La vieille dame qu'il faut suivre Va venir, qui sait?... tout à l'heure.
Ah ! vraiment, oui tout n'est que leurre. Mais vivre de toi, vivre, vivre !