‹ Le cadavre et les rosesChapitre 25 sur 31 · AH! SALUT · texte numérisé non relu

AH! SALUT

Ah ! salut, là-bas, sur la mer, Salut à la Fortune amène Qui te donna force de reine Sur les périls du grand désert.

Au blanc vaisseau qui te ramène, Ah I salut, là-bas, sur la mer !

Le doux cœur de la Vierge-mère, La douce étreinte de Thaïs, La douce peau de la panthère.

Telle fut l'eau couleur d'iris ; Et ton vaisseau fut comme un fds Aux bras attendris de sa mère.

Le sort ne pouvait t'être amer, O toi qui charmerais les mondes.

Toi qui leur dicterais des rondes Plus divines parmi l'éther.

Ton regard fut la loi des ondes ; Le sort ne pouvait t'être amer.

O rassembleuse de Chimères,

Je gisais, me voici debout.

Tu reviens comme la Lumière.

Je te referai prisonnière

Des jours d'or pur, des nuits d'or fou,

() rassembleuse de Chimères.

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