LI-: CADAVH1-: ET Li:s H()si:s KKÎ
Je le pourrais, certes, mais hali !
La vengeance est vaine.
Minime reine de Saba,
Je t'olîVc ma peine.
Porte-la comme un lin joyau Pur (le toute gangue,
Et suce-la connue un noyau Qui pic[ue la langue !
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De tous ses baisers, j'ai lavé ma bouche Avec l'eau des mers et le vent farouche.
Oh ! dans l'eau des mers, j'ai jeté ses 3'eux, Et le vent farouche a pris ses cheveux.
J'ai jeté son rire et ses tristes ruses Parmi les varechs, parmi les méduses.
J'ai lancé dans l'onde, un beau jour d'espoir Et de liberté, son cœur, caillou noir.
Mais que sert d'avoir une àme si fière. Puisque je n'ai pu, misérable hère,
Noyer dans le goutfre où tombent mes pleurs Tes loups enragés, ô folle douleur.
SOIRKE
Au guéridon fin la lampe est posée.
Je suis étendu sur mon vieux divan.
Frôlé de clarté comme de rosée, Je ferme à demi les veux en rêvant.
Je viens de relire un poème étrange, Un rare poème au goût d'élixir.
Je savoure encor son puissant mélange De mort et d'espoir, d'Ame et de désir.
Soudain sous la lampe apparaît ma Vie, Son visage est beau, las, tendre, ellaré. On sent que longtemps des dieux l'ont suivie. Comme elle sourit, comme elle a pleuré!
Dans ses yeux divers la llamme et la brume Passent tour à tour avec de grands plis. O brasiers de joie, o flots d'amertume. O forts souvenirs, ù sombres oublis!
Puis des visions : des vierges martyres. Des oiseaux de feu striant un ciel vert. Des églises d'or, des cœurs de satyres Et des cbamps de lys au bord de la mer.
10() m:NK-Ai. Hi.it I i-Li:mv
l'iiis (les luciuicts Joiu's sur des lombes, Des airs vifs ouvraiil un ciel eliiiidesliii, De l()ii;4s laiiienlos (|ui loiiibenl, (jui tombent, Des a(lnj«ios grands eomme un destin.
l'^l voiei la nuit totale s'étendre 1^1 se détacher sur son n«ir écran, La petite fille irritante et tendre Dont je redirai les noms en mourant.
Connue elle étincelle au milieu des ond)rcs! Comme elle étincelle au sein du liasse! l^^lle est là, debout, parmi les décombres D'un sort sans bonheur, d'un cccur dispersé.
O Séléné d'or sur mon soir de suie!
Fièvre, éclat, douleur, o douleur, hélas! Jamais, jamais plus. Glas parmi la pluie. Ma douleur assez, tais-toi, je suis las.
L'apparition s'obstine, féline.
Elle rit et danse : Ensorcellement!
Sous un i)oids afl'reux, ma tète s'incline, Je pleure, on dirait éternellement.
Au guéridon lin la lampe posée Sur mon désespoir verse sa pitié, Sa douce clarté semble une rosée Sur un très vieux tombeau mort lui-même à moitié,
LE CADAviu-: i:t lks iujsks