‹ Le Cafard: Le Cafard est-il une psychose coloniale ?Chapitre 14 sur 19 · LE CAFARD AU POINT DE VUE MÉDECINE LÉGALE · texte numérisé non relu

LE CAFARD AU POINT DE VUE MÉDECINE LÉGALE

1° Nous avons vu qu’il ne fallait pas retenir le cafard parmi les psychoses graves.

Tout fait qui, par ses conséquences, nécessite l’intervention des tribunaux, ne relève pas du cafard et, si on reconnait l'irresponsabilité, 1l s’agit de délrants ou d’aliénés, et nous n'avons pas à aborder 1c1 toutes les questions soulevées à propos des aliénés devant les tribunaux.

2° Ce serait un danger social que d’admettre le cafard comme une entité morbide, dont les accusés se prévaudraient comme d’une façon d’irresponsabilité.

Is y ont déjà une propension trop grande et, pour ainsi dire, une vanité du cafard, »

« D’une façon générale, tous ou presque tous les inculpés que nous sommes chargés d'interroger s’empressent d'attribuer leur acte délictueux ou criminel à un moment de folie passagère : le fameux cafard », écrit un substitut du rapporteur au Conseil de guerre d’Alger.

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3° Nous ne saurions brop msister sur la question des tribunaux spéciaux, à certains corps, à certaines régions, ou des cas de cafard léger — peu graves quant à leurs conséquences — pourraient être Jugés avec profit et plus de justice par des juges plus à même, par leur expérience, d'apprécier la valeur du facteur « circonstances ». Ces faits doivent être jugés sur place.

La plus large autorité judiciaire doit être accordée aux Conseils de discipline de ces régiments spéciaux.

La sanction et l'exemple, pour ces êtres frustes, seront d'autant plus efficaces qu'ils seront plus inmédiats.

Ici mtervient la grave question du rôle de l'officier, surtout de l'officier de la légion, de la coloniale, de la marine.

« Les officiers du bataillon, écrit le Dr Jude, à propos des bataillons d'Afrique, étant constamment en contact avec des hommes prêts à les dénigrer, et à chercher leur côté faible, s’observent sans cesse, et acquièrent une tenue, une maitrise et une possession de soi-même souvent remarquables. »

Ils réussissent à obtenn une obéissance parfaite de leurs hommes en cherchant à les comprendre, à les faire agir d’après leurs mobiles.

Seuls, ils peuvent les juger, parce qu'ils savent les mener.

Tel homme de la coloniale, qui aura été un parfait soldat aux côtés de « son » officier, ne passera pas huit jours dans un corps métropolitain sans encourir le Conseil de guerre pour un motif futile.

Enfin, là plus qu'ailleurs, la nécessité, auprès de l'officier, de médecins psychiatres expérimentés se fera sentir.

Ils acquièrent une importance particulière dans ces milieux coloniaux, à cause de la fréquence plus grande des dégénérés.

Ils seront d’un utile conseil, 1ls éviteront des erreurs et surtout ils auront seuls qualité pour éliminer les individus véritablement irresponsables, les tarés Imcurables et même les aliénés.

Se —

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