ao
Au-dessus de 20 ans.
I gr. i3 8 88 7 i5
10 gr. 72 34 90 20 81
4 gr. 48 16 ao i3 10
Un planteur de café pourvu des tables de WolfF [Composition moijenne des matières fertilisantes des végétaux et des aliments du bétail)^ pourra facilement calculer les quantités de divers engrais qu'il convient de fournir à une plantation de caféiers pour restituer au sol ce qui est prélevé tous les ans par les récoltes.
D'après les chiffres indiqués ci-dessus a on favorisera dans les première années le développement du feuillage et des branches du caféier en forçant les doses d'azote et de potasse ; plus tard, on activera l'épanouissement des fleurs et la formation des fruits par une plus grande quantité d'acide phosphorique et de potasse ».
Il résulte des expériences entreprises par M. Dafert à Campinas, que la présence dans le sol des matières organiques de facile décomposition a par ellemême une influence favorable et qu'en y joignant de l'engrais chimique on favorise beaucoup l'absorption de la fumure. M. Dafert a en outre constaté que l'emploi d'engrais minéral seul est plus actif dans un sol riche en humus que dans un sol qui en est dépourvu. Dans un sol riche en humus, l'adjonction de matières minérales à une fumure organique n'en augmente guère l'eff'et ; cependant, au moment de la
formation des fruits, l'emploi de la potasse et de l'acide phosphoriqiie prodiiit>toujours des effets favorables.
Comme il n'est pas toujours facile de se procurer du fumier d'étable dans les pays où on établit des
Fia, i&. — C«(el«r planU le 38 juillst 1891I. photographii En juillet igg5. Cs catUet a reçu ta moment de la tnasplanUtion. et en juillet iBgS, chtiliie foi> 3 kiiogi de fumier pourti d'jiae et de coques de café (mouilléei).
plantations de caféiers, le planteur fera bien d'utiliser toutes les substances oi-ganiques qu'il pourra trouver à proximité. Les tourteaux obtenus par le traitement des graines oléagineuses tiennent l'un des premiers raogs et on peut les placer, au point de vue de leur efiîcacité, entre le fumier d'étable et les engrais
ii8 LE CAFÉ
chimiques. Les résidus de feuilles d'indigotier et les coques de café décomposées par l'eau forment des engrais de la même catégorie.
Engrais verts. — Malheureusement, on ne dispose en général que d'une quantité très limitée de ces déchets et le planteur fera sagement de s'adresser à une autre source illimitée de fumure, Vengrais vert^ qui est très économique et s'emploie avec des engrais potassiques et phosphatés. Cette addition d'engrais potassiques et phosphatés favorisera le développement des plantes cultivées pour la production de l'engrais vert; mais comme il n'y a pas d'exportation, le caféier bénéficiera toujours de cette application. Les plantes de la famille des Légumineuses sont tout indiquées puisqu'elles possèdent la propriété de fixer l'azote atmosphérique. Tout le monde sait, en effet, que dans les pays tempérés, après une culture de sainfoin ou de trèfle, le froment vient mieux qu'après toute autre culture. On pourrait semer autour de la plantation et même entre les caféiers l'indigotier, l'arachide, le Soja hispiday le pois mascate [Miicuna utilis Wall.), le voandzou (Voandzeia stibterranea Du P. Th.), le cajan [Cajanus flavus D. C. ou C. indiens Spr.), etc., etc. Il faut bien se garder de laisser grainerces plantes avant d'en faire usage comme engrais vert, car les matières fertilisantes auraient abandonné la tige et les feuilles. Dans une plantation de caféiers, il serait assez difiicile d'enfouir ces plantes à l'aide de la charrue. Nous conseillerons plus volontiers de les faucher, d'en faire des tas dans les intervalles entre les caféiers et, après une certaine période de décomposition, de répandre cet engrais autour du pied des arbres. Nous avons conseillé depuis cinq
ans remploi de l'arachide dans les plantations de café, et nous avons été heureux d'apprendre que les essais entrepris sur notre instigation avaient donné des résultats satisfaisants.
Ajoutons, pour en finir avec les engrais verts, que les feuillies de diverses espèces du genre Albizzia constituent un engrais azoté de première importance (Voir les analyses de M. Grandeau p. 58). Or, plusieurs espèces A^ Albizzia sont déjà utilisées comme arbres d'ombrage dans le!s plantations de café.
Différentes sortes d'engrais. — Les engrais que le planteur de café peut utiliser sont de deux sortes : les uns, comme les scories de déphosphoration, la poudre d'os, etc., s'assimilent difficilement et pourront être employés comme fumure de fonds, par exemple dans les fossés où on pose les plants au moment de la constitution de la caféerie. Les engrais facilement solubles comme les superphosphates, le nitrate du Chili, le sulfate d'ammoniaque et tous les sels de potasse conviennent au contraire quand il s'agit de refaire rapidement des plantations épuisées ou de corriger dans un sol riche le manque d^équilibre entre les éléments fertilisants ; ou bien encore quand il s'agit de hâter la maturation des fruits si le climat est un peu trop froid.
Formules préconisées, — Au nombre des mélanges d'engrais expérimentés par Dafert, on peut citer les suivants :
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