DE SANTOS
DE TICTOBIA
3,33o,5oi sacs 3,887,397
93 , 478 sacs 1,537,033 3,061,600 4,960,000
i4,ooo sacs 3o8,ooo
La province de San Paulo devient donc peu à peu le principal centre de production du café.
Les exportations n'indiquent d'ailleurs pas les quantités exactes produites par la région. Ainsi, pour 1897, les expéditions de Rio-de-Janeiro se sont élevées à 3,905,792 sacs [Bande Is Arc hiv, mars 1898) se décomposant comme il suit au point de vue de la provenance :
LA PRODUCTION DU CAFÉ
Minas Geraes 3, io5,553sacs.
Rio-de- Janeiro i,38o,499
San Paulo (nord) 3oi,385
Espirito Santo ii8,325
Bahia 3o
Total. ..... 3 , goô , 792 sacs.
Jifilliansct»S£uxs' de 60 KSf?
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QQco «000 0000 ooaoQO OOOOOOOO-'oOQOcS^CO'QO F16. 5i — Exportations de café de Rio-de- Janeiro.
L'exportation des cinq dernières années par les docks nationaux de Rio est la suivante :
1893 a,35o,p52 sacs.
Total i4,i5p, 885 sacs.
Au point de vue de la provenance, les cafés du Brésil se classent comme il suit :
Bahia (Maragogipe, Valenca, Caravella, Moritiba) ;
Ceara;
Rio (Capitania) ; Santos (Canipinas).
Ces cafés lavés ou non lavés sont classés comme il suit d'après leurs qualités :
vî,
Mî^
.iiol^
Fi<-.. Gi. — EiporlotloM de «Pi de San
Le Hn>'i-f : Fin ordinaire à supérieur; bon ordinaire; ordinaire; 1res ordinaire; inférieur et triage. Bordeaux ; Supérieur; premier régulier; premier ordinaire; ordinaire.
Marseille : Supérieur; premier régulier; bon second ; bas.
Angleterre et États-Unis : Superior; regniar firsl; ood first ordinary; ordinary first ; good second; rdinary second.
Les cafés du Brésil sont habituellement expédiés n sacs de 6o kilogrammes nets ; les sacs sont gêné-
LA PnODUCTION DU CAFÉ a/ig
ralement en toile de jute; ceux de Bahia, quelquefois en tissu grossier de coton.
A Rio-de-Janeiro, où sont embarquées des quantités considérables de café, on les distingue en cafés du haut pays et cafés du bas pays^ avec les degrés suivants dans la qualité :
Supérior, primeria boa (bon premier), /jnmm« regu-
lar, primeria ordinaria, segunda boa^ segunda ordinaria.
Le café de Bahia est préparé avec trop peu de soin
pour être rangé dans la première qualité. II porte
ordinairement les marques S, SS ou SSS.
A l'époque où l'esclavage fournissait une maind'œuvre peu onéreuse, les plantations du Brésil, cependant mal cultivées, procuraient des revenus considérables à leurs propriétaires. Mais l'émancipation des esclaves, décrétée en 1888, produisit une véritable révolution dans laquelle sombrèrent un grand nombre de fortunes immobilières. De même que la culture du coton aux Etats-Unis passe peu à peu entre les mains des blancs, la culture du café est lentement abandonnée au Brésil par les noirs. De nombreux ouvriers européens, surtout des Italiens, sont venus se fixer dans les fazendg^s du Brésil; les propriétaires qui ont pu résister à la crise ou ceux qui ont acheté les propriétés aux anciens possesseurs ruinés ont dû lutter courageusement pendant quelques années. A l'ancienne culture extensive, dans laquelle le propriétaire abandonnait volontiers les champs épuisés pour établir sa plantation sur l'emplacement d'anciennes forêts fraîchement incendiées, il a fallu substituer la culture intensive avec l'application des résultats scientifiques dont s'enrichit tous les jours l'agriculture, et avec l'emploi rationnel des machines modernes.
5o LE CAFÉ
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