ILES PHILIPPINES
L'archipel des Philippines conviendrait fort bien pour la culture du café ; malheureusement, on ne peut pas compter beaucoup sur une main-d'œuvre suivie, dans un pays où les dissensions sont si profondes.
Les exportations de quelques années montrent que cette culture est très possible.
5oo
tonnes (i,aoo d'après Van Delden Laërne)
3 , 5oo
— (maximum des exportations).
En 1895, le port de Manille n'a expédié que 180,000 kilogrammes de café.
Les deux marques connues sont Manille et Zanboanga.
ILES DE l'oCÉANIE
TabitL — Il y a environ 3o hectares cultivés en café. La production est utilisée pour la consommation locale et une très faible partie est expédiée en Francelies Sandwich. — L'île Havaï et les autres îles du groupe fournissent du café qui est expédié vers San Francisco. En 1870, l'exportation s'élevait à 4i5,ooo livres. Mais cette culture a quelque peu perdu de son importance devant l'extension des cultures de canne à sucre. En 1890, les exportations s'étaient abaissées à 88,600 livres ; en 1898, à 49,3oo livres ; mais, en 1894, elles remontaient à 189,200 indiquant une reprise justifiée par la crise de la canne à sucre.
Iles Fidji. — La culture du café y a presque complètement disparu devant l'invasion de l'Hemileia.
Nouvelle-Guinée. — Des envois ont montré que cette culture n'avait pas grandes chances de succès. La colonie allemande de la Nouvelle-Poméranie possède une plantation de 10 hectares, qui fournit un café de bonne qualité pour la consommation locale.
ABYSSINE ET ARABIE
Comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire, le café est probablement originaire de l'Abys-
LA PRODUCTION DU CAFÉ 287
sinie; on rencontre le caféier à Tétat sauvage sur beaucoup de points, et le café récolté par les indigènes se montre de bonne qualité. KafTa paraît être le centre commercial où vient converger la plus grande partie du café du pays. On Texpédie de là en Arabie, d'où il est réexporté. Il est perçu un droit de i pour 100 ad valorem sur la sortie du café par le Harrar.
Du pays des Somalis on a exporté, en iSgS-g^, pour 3,700 £ de café contre 6,5oo £ en 1892-98.
En Arabie, le caféier est cultivé dans TYémen et le Hedjâz, où il donne d'excellents produits. Le plus «stimé croît dans les gorges des montagnes des provinces de Râmed et de Zâhran.
Le café d'Arabie était autrefois embarqué à Moka, . ce qui lui a fait donner le nom sous lequel on le connaît habituellement ; mais le commerce tend à se transporter à Aden.
Plus de la moitié de la récolte est consommée en Arabie, en Perse et en Egypte ; le reste vient à Constantinople ou est expédié à Londres, Marseille, Trieste et New-York. Il est bien difficile de donner la valeur de ces exportations, car des cafés des Indes anglaises (687,000 kilogrammes, en 1896-97) et même d'autres pays, sont amenés en Arabie pour être réexportés, sous la désignation de cafés d'Arabie. En évaluant la production annuelle de l'Arabie à 2,000 tonnes, on serait probablement au-dessus de la vérité. En effet les valeurs des importations et exportations ont été les suivantes pour 1894-95 et 1895-96 (Rapp. diplomat.) :